LE philosophe du XXIè siècle, c'est lui !.
Pour vous, en exclusivité sur ce blog qui lui est dédié, il lâchera, chaque mois, un billet sur les 3 évènements qui l'ont le plus marqué. Et quelle meilleure date que le lundi 18 août 2008 pour reprendre ? (ne chercher pas à comprendre car il n'y a rien a comprendre).
* L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, il faut en consommer avec modération. A la place, buvez plutôt du foutre !
1) NADAL, LE CONQUISTADOR : (photo ci-dessous)
Il était grand temps que je parle de lui. Lui, c'est Rafael Nadal (vous l'aurez compris en lisant le titre) !
Tout simplement le tennisman, voire même le sportif, que j'apprécie le plus depuis la retraite d'Andre Agassi, en septembre 2006.
Certes, « l'Ogre de Manacor » n'a pas encore l'aura et le palmarès du « Kid de Las Vegas », mais il est sur la bonne voie. Une voie rapide, une autoroute même...
Mais avant d'aborder ce qui nous intéresse vraiment, un petit retour en arrière s'impose...
Rafael Nadal est né le 3 juin 1986 à Manacor, sur l'île de Majorque (Baléares). Dès l'âge de 4 ans, il se met au tennis, coaché par son oncle Toni Nadal (le frère du footballeur Miguel Angel Nadal, pour les connaisseurs). C'est lui qui lui dit de jouer avec la main gauche, bien qu'il soit droitier, pour que son revers tire ainsi profit d'un bras droit fort. Bien vu !
A 8 ans, il remporte son premier tournoi (celui des Baléares) à sa première partition. En 2000, il triomphe à Tarbes, au tournoi des « Petits As », l'officieux championnat du monde des 13-14 ans. Et l'année suivante, à 15 ans, il devient professionnel...
En 2003, à 17 ans, il devient le deuxième plus jeune joueur, après Michael Chang, à entrer dans le classement des 100 meilleurs joueurs mondiaux. Il participe aussi à ses premiers Masters Séries et Grand Chelems, et termine l'année à la 49è place mondiale. En 2 ans, il aura gagné près de 800 places !
Mais c'est en 2004 que « Rafa », tel qu'on le surnomme, prend une autre dimension.
Tout d'abord en dominant le numéro 1 mondial, Roger Federer, pour la 1ère confrontation entres les deux hommes, au 3è tour du Masters de Miami, sur dur, sur le score de 6-3,6-3.
Ensuite en remportant son premier tournoi, sur la terre battue de Sopot (Croatie) face à l'argentin José Acasuso (6-3, 6-4).
Et surtout en remportant la Coupe Davis contre les Etats-Unis (3-2, à Séville) en battant au passage Andy Roddick (6-7, 6-2, 7-6, 2-6). Au total dans la compétition, « Rafa » aura emporté 5 de ses 7 matchs.
Dès lors, ses résultats s'enchaînent, son palmarès s'allonge, sa réputation augmente. En un mot, l'homme au bandana, au bermuda et au débardeur, fait « peur ». Jugez plutôt :
En 2005 (89 matchs, 79 victoires, 10 défaites, soit 88,8% de victoires) :
- Vainqueur à Costa Del Sol, Acapulco, Monte-Carlo (MS), Barcelone, Rome (MS), Roland Garros (GC), Bastad, Stuttgart, Montréal (MS), Beijing et Madrid (MS).
- Finaliste à Miami (MS).
En 2006 (71 matchs, 59 victoires,12 défaites, soit 83,1% de victoires) :
- Vainqueur à Dubaï, Monte-Carlo (MS), Barcelone, Rome (MS) et Roland Garros (GC).
- Finaliste à Wimbledon (GC).
En 2007 (86 matchs, 70 victoires, 16 défaites, soit 81,4% de victoires) :
- Vainqueur à Indian Wells (MS), Monte-Carlo (MS), Barcelone, Rome (MS), Roland Garros (GC) et Stuttgart.
- Finaliste à Hambourg (MS), Wimbledon (GC) et Paris Bercy (MS).
Durant cette période, il réalise une ahurissante (et le mot est faible) série de 81 victoires consécutives sur terre battue. Le record a commencé par sa victoire au 1er tour du Masters de Monte-Carlo 2005 face au Français Gaël Monfils et s'est terminé par sa défaite face au Suisse Roger Federer en finale du Masters d'Hambourg 2007.
Le majorquin efface ainsi des tablettes les vieux records de Guillermo Vilas (53 victoires consécutives sur terre battue) et de John McEnroe (75 victoires consécutives sur une seule surface, la surface rapide en salle).
Mais surtout, « Rafa » s'impose comme le digne successeur de Roger Federer, dont il fut le numéro 2 durant 160 semaines (encore un record)...
En 2008, le génie espagnol va encore changer de catégorie, passant de « grand joueur » à « immense champion ». Pourtant, tout avait mal commencé...
Il semble en effet ne pas se remettre de la déculotté infligée par Jo Wilfried Tsonga en ½ de l'Open d'Australie (2-6, 3-6, 2-6), ne remportant aucun titre durant quatre mois et demi...
Et puis, arriva la saison sur terre battue et « Rafa » remporte pour la 3ème fois consécutive les tournois de Monte Carlo et Barcelone (un record), pour la première fois le Masters d'Hambourg (dont c'était la dernière édition) et, bien sur, Roland Garros, pour la 4è année consécutive (record de Bjorn Borg égalé), sans concéder le moindre set. Sa finale, où il atomise Roger Federer (6-1, 6-3, 6-0), est un modèle de tactique, de mental et de puissance...
Il est d'ailleurs toujours invaincu Porte D'Auteuil : 28 matchs, 28 victoires !
Sur sa lancée, il gagne sur le gazon du Queen's (son 1er succès sur cette surface), puis sur celui de Wimbledon, au terme d'une finale d'anthologie face au quintuple tenant du titre et numéro 1 mondial, Roger Federer (6-4, 6-4, 6-7, 6-7, 9-7). Ce fut l'un de matchs les plus spectaculaires et épiques de l'histoire du tennis et la finale la plus longue de Wimbledon (4H47), sans compter les deux interruptions suite aux intempéries, avant de se terminer alors que la nuit tombait.
Nadal devient le 1er joueur depuis Bjorn Borg à réaliser le doublé Roland Garros - Wimbledon (en 1980) et l'unique joueur de l'histoire à réaliser le triplé Roland Garros - Queen's - Wimbledon. Le 11 juillet, des astronomes de l'Observatoire astronomique de Majorque ont décidé de baptiser un astéroïde à son nom afin de lui rendre hommage !
Au Masters de Cincinnati, il s'incline en ½ face à Novak Djokovic (6-1, 7-5), ce qui met fin à sa série de 32 victoires consécutives toutes surfaces confondues depuis le Masters d'Hambourg. Malgré cette défaite, Rafael Nadal prendra à Roger Federer sa place de n°1 mondial le 18 août.
Et, pour fêter cela, le 17 août, il remporte la médaille d'or des Jeux Olympiques de Pékin en battant en finale le chilien Fernando González (6-3, 7-62, 6-3). Nadal est le 1er joueur de l'histoire à réaliser le triplé Roland Garros - Wimbledon - Jeux Olympiques la même année. Le 18 août 2008, « Rafa » devient donc officiellement le 24e n°1 mondial, détrônant Roger Federer, qui occupait cette place depuis 237 semaines (un record)... C'est un rêve de gosse, un de plus, qui se réalise pour le majorquin...
Cette année donc, Rafael Nadal a prouvé à tout le monde qu'il pouvait gagner ailleurs que sur terre battue. Il a prouvé qu'il ne faisait pas que défendre ou cogner comme un forcené dans la balle avec son bras gauche surdéveloppé (aaah ses passings en bout de course...). Son jeu s'est étoffé, il monte beaucoup plus au filet qu'avant, son service est devenu plus que correct, voire très bon quand il le slice, et son revers quasiment aussi solide que son coup droit. Enfin, il est toujours nettement au-dessus des autres sur le plan physique et mental (sa grande force), car « Rafa », contrairement à tous les autres joueurs du circuit, joue tous les points avec la même intensité, comme si sa vie en dépendait, en gueulant comme un bucheron à chaque coup de raquette et, quand le point est gagné, en brandissant le poing, le regard noir, en hurlant « Vamos »... C'est un guerrier, qui ne lâche jamais rien !
Voilà pourquoi j'apprécie tant ce joueur « phénoménadal » (la une de « l'Equipe » après sa victoire à Roland Garros en 2007)...
Pour finir (j'ai fait court, mais il y a énormément de choses à dire), une citation de Mats Wilander, ancien grand joueur de tennis, le 2 juin dernier :
"Dans la vie, il y a les winners et il y a les losers. Pour moi, Nadal est l'archétype du winner. Et il le sera dans tout ce qu'il entreprendra pour le reste de sa vie. Cela se voit, cela se sent. Il peut perdre ou gagner, ça ne change rien, absolument rien à sa façon de faire ou à ce qu'il essaie d'accomplir."
Bah, Vamoooooooooos !
2/ TOTO, C' EST FINI...
Il était grand temps que ça arrive, tiens... Après un éloge, voici un blâme. Nous sommes donc dans une chronique à registre épidictique, par ma foi...
Ce texte n'est, à 95%, pas de moi. Il m'a été proposé par un confrère, celui-là même qui m'avait offert un passage pour mon livre (cf extrait 22). Merci à lui :
La rentrée qui approche vous rend triste ?
La baisse du pouvoir d'achat meuble vos nuits de cauchemars ?
La mort des dix soldats français en Afghanistan vous donne grise mine ?
L'échec de Laure Manaudou aux JO vous a fait perdre votre gaule ?
Vous êtes revenu du boulot et vous avez trouvé un papier de votre conjoint qui vous disait « Ciao » ? Puis vous êtes allé aux WC et vous n'avez pas trouvé de papier ?
Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, ne perdez pas espoir. Je vous apporte une nouvelle qui, j'en sûr, va vous redonner le sourire et illuminer cette journée qui avait pourtant si mal commencée.
Cette verrue purulente sur la face du rock, ce groupe de pécores californiens qu'on appelait Toto, n'est plus : « Nous somme parvenus à capturer la dernière tournée sur un DVD merveilleux, dont nous sommes absolument très fiers, et nous avons pensé, de fait, que c'était le meilleur moment de se séparer... » (Steve Lukather).
Après trente ans d'ignominies, des millions d'oreilles traumatisées, des dizaines de disques qui sont autant d'insultes au bon goût comme à l'intelligence, le leader et guitariste du groupe, Steve Lukather, s'est enfin décidé à accomplir une bonne action dans sa déjà bien trop longue vie : dissoudre ce qui restera purement et simplement comme le pire groupe de tous les temps.
Bien sûr, la route reste longue, de nombreuses autres contrefaçons de groupe de rock sont toujours dans la nature, mais gageons que Toto ne sera pas le dernier à imploser. On peut dire que la dernière blague de Toto fut aussi la meilleure...
De nombreux autodafés sont prévus ce week end un peu partout en France, veuillez prendre contact avec la mairie de votre commune de résidence pour de plus amples informations.
Nous invitons vivement chacun de nos concitoyens à réunir tous leurs disques, posters, t-shirts, ou tout autre objet à l'effigie du groupe sur la place publique et à se munir d'un bidon d'essence. Une amnistie est prévue pour ceux qui se repentiront, dans les prochaines 72 heures, d'avoir versé le moindre centime au groupe. Passé ce délai, les fans seront joyeusement persécutés et les punitions, qui se tiendront sur la place publique, seront féroces et exemplaires.
Cordialement,
En juin 1965, Hervé Villard (autant resté dans la bonne musique), chantait « Capri, c'est fini... », sur un air triste, maintenant on pourra chanter « Toto, c'est fini... », mais sur un air joyeux...
3/ LE CONFLIT GÉORGIE-RUSSIE :
Tom Clancy st un devin ! Si moi, je suis le philosophe du XXIème siècle, alors lui, c'est le prophète du XXIème siècle, le Nostradamus de notre millénaire...
Le romancier américain, également auteur de scénarios pour jeux vidéo, avait prévu le conflit qui a lieu actuellement entre la Géorgie, aidé par les Etats-Unis, et la Russie ! En effet, le jeu « Ghost Recon I », datant de 2001 et par ailleurs très bon, commence ainsi :
« En l'an 2008, le monde va basculer dans une terrible guerre. Des ultranationalistes radicaux ont pris le pouvoir à Moscou et veulent rétablir l'ancien empire soviétique. L'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan et les républiques limitrophes indépendantes voisines gravitent à nouveau autour de l'orbite russe. Les tanks russes assiègent le Caucase et les forêts baltiques, prêts à s'abattre au sud et à l'est. Le monde retient son souffle... » Et la première mission du jeu se déroule en... Géorgie ! C'est t'y pas beau ça...
Le bilan des combats n'est pas établi avec certitude... Les pertes humaines oscilleraient entre 500 et 1500, depuis la nuit du 7 au 8 aou^t, où tout à commencé...
On compterait 158 600 personnes déplacées : 30 000 personnes ont fui l'Ossétie du Sud vers l'Ossétie du Nord en Russie, plus de 12 000 autres se sont déplacées à l'intérieur même de la région autonome ossète, environ 15 000 ont fui les combats vers le sud, en Géorgie, tandis qu'environ 68 000 personnes se sont déplacées en Géorgie même, dont 56 000 habitants de Gori, la plus grande ville géorgienne proche de l'Ossétie du Sud, qui ont quitté la ville.
La Géorgie introduit devant la Cour internationale de justice une instance contre la Russie pour « violations de la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale », en prenant prétexte des expulsions et prétendues exactions commises à l'encontre des Géorgiens vivant en Ossétie du Sud. De son côté, Moscou lance une enquête judiciaire pour prouver le « génocide » du peuple ossète par l'armée géorgienne.
Mais pourquoi ce conflit ?
Ces derniers mois, les séparatistes d'Ossétie du Sud et leurs alliés russes ont considérablement fait monter la tension dans la région. En avril, l'Otan a promis à la Géorgie qu'elle serait un jour intégrée dans l'Alliance, ce que voulait le président Mikhaïl Saakachvili depuis son arrivée au pouvoir en 2004.
Le gouvernement russe a donc répliqué en établissant des liens officiels avec les républiques séparatistes de Géorgie, que la Russie soutient depuis toujours : l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.
Moscou et les séparatistes ossètes ont fait monter la pression, évacuant des civils de la zone.
Mais c'est finalement Tbilissi qui a perdu patience et a attaqué en premier. Le président Saakachvili avait pourtant, quelques heures plus tôt, décrété un cessez-le-feu unilatéral.
L'assaut géorgien semble avoir été préparé en détail. Il faut dire que depuis son arrivée au pouvoir, le président Saakachvili a fait de la réintégration des territoires «perdus» une priorité, et les combats avaient déjà brièvement repris en 2004.
La Russie a donc contre-attaquée. Les unités blindées de la 58e armée, stationnée en Ossétie du Nord (une république autonome côté russe du Caucase), sont entrées dans Tskhinvali, la capitale sud-ossète, alors qu'elle était sur le point d'être prise par les troupes géorgiennes.
Selon les autorités géorgiennes, l'aviation russe a bombardé plusieurs villes géorgiennes (dont Gori) ainsi que des bases militaires aux environs de Tbilissi.
Le président russe (ou plutôt la marionnette), Dmitri Medvedev n'avait pas réagi avant que son Premier ministre, Vladimir Poutine, depuis Pékin où il était venu assister à l'ouverture des Jeux, n'annonce que l'agression géorgienne appellerait une réaction russe.
La Russie défendra donc ses citoyens (les Ossètes du Sud se sont presque tous vus attribuer la nationalité russe) comme les responsables russes le martèlent depuis quatre ans.
Il sera dur de conclure un nouveau cessez-le-feu tant la confiance entre les parties, déjà presque inexistante, a été pulvérisée par le vrai-faux cessez-le-feu de Saakachvili. Maintenant que la Russie semble décidée à contrer, il est peu probable que la Géorgie puisse lui résister longtemps : le potentiel militaire géorgien reste limité.
Les Russes peuvent se contenter de repousser les Géorgiens hors de l'Ossétie du Sud. Mais au Kremlin, on rumine depuis longtemps la volonté de «punir» cet ancien allié, qui a «trahi» Moscou en lui préférant les Etats-Unis.
Quant à Washington et l'OTAN, ils se sont contentés pour l'instant de déclarations apaisantes et il est peu probable qu'ils interviennent militairement.
Le principal danger, imprévisible pour l'instant, est le risque d'embrasement de toute la région : des formations de «volontaires», cosaques du Sud de la Russie et surtout combattants des républiques du Caucase du Nord – Ossétie du Nord, Daghestan, Tchétchénie – se rendent déjà dans la région.
L'armée russe affirme ne pas les contrôler, bien qu'elle dispose du seul point d'entrée en Ossétie du Sud depuis la Russie, le tunnel de Roki.
Alors, nouvelle guerre froide ou troisième guerre mondiale ? Faites vos jeux, puisque rien ne va plus...
Sur-ce, à la prochaine...
Si vous voulez réagir (ou simplement fixer un rancard ou m'envoyer des menaces de morts, c'est au choix !), écrivez moi : vladimirkarpounyouv@hotmail.fr.

