La Chronique du Philosophe du 18/08/2008

"On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde" (Pierre Desproges)

Krado n'est pas qu'un écrivain pétri de talent et bourré d'imagination (et d'alcool quand ça lui prend)*. C'est en effet aussi un poète et un philosophe
LE philosophe du XXIè siècle, c'est lui !
.

Pour vous, en exclusivité sur ce blog qui lui est dédié, il lâchera, chaque mois, un billet sur les 3 évènements qui l'ont le plus marqué. Et quelle meilleure date que le lundi 18 août 2008 pour reprendre ? (ne chercher pas à comprendre car il n'y a rien a comprendre).

* L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, il faut en consommer avec modération. A la place, buvez plutôt du foutre !


1) NADAL, LE CONQUISTADOR : (photo ci-dessous)

Il était grand temps que je parle de lui. Lui, c'est Rafael Nadal (vous l'aurez compris en lisant le titre) !
Tout simplement le tennisman, voire même le sportif, que j'apprécie le plus depuis la retraite d'Andre Agassi, en septembre 2006.
Certes, « l'Ogre de Manacor » n'a pas encore l'aura et le palmarès du « Kid de Las Vegas », mais il est sur la bonne voie. Une voie rapide, une autoroute même...
Mais avant d'aborder ce qui nous intéresse vraiment, un petit retour en arrière s'impose...

Rafael Nadal est né le 3 juin 1986 à Manacor, sur l'île de Majorque (Baléares). Dès l'âge de 4 ans, il se met au tennis, coaché par son oncle Toni Nadal (le frère du footballeur Miguel Angel Nadal, pour les connaisseurs). C'est lui qui lui dit de jouer avec la main gauche, bien qu'il soit droitier, pour que son revers tire ainsi profit d'un bras droit fort. Bien vu !
A 8 ans, il remporte son premier tournoi (celui des Baléares) à sa première partition. En 2000, il triomphe à Tarbes, au tournoi des « Petits As », l'officieux championnat du monde des 13-14 ans. Et l'année suivante, à 15 ans, il devient professionnel...

En 2003, à 17 ans, il devient le deuxième plus jeune joueur, après Michael Chang, à entrer dans le classement des 100 meilleurs joueurs mondiaux. Il participe aussi à ses premiers Masters Séries et Grand Chelems, et termine l'année à la 49è place mondiale. En 2 ans, il aura gagné près de 800 places !
Mais c'est en 2004 que « Rafa », tel qu'on le surnomme, prend une autre dimension.
Tout d'abord en dominant le numéro 1 mondial, Roger Federer, pour la 1ère confrontation entres les deux hommes, au 3è tour du Masters de Miami, sur dur, sur le score de 6-3,6-3.
Ensuite en remportant son premier tournoi, sur la terre battue de Sopot (Croatie) face à l'argentin José Acasuso (6-3, 6-4).
Et surtout en remportant la Coupe Davis contre les Etats-Unis (3-2, à Séville) en battant au passage Andy Roddick (6-7, 6-2, 7-6, 2-6). Au total dans la compétition, « Rafa » aura emporté 5 de ses 7 matchs.

Dès lors, ses résultats s'enchaînent, son palmarès s'allonge, sa réputation augmente. En un mot, l'homme au bandana, au bermuda et au débardeur, fait « peur ».
Jugez plutôt :
En 2005 (89 matchs, 79 victoires, 10 défaites, soit 88,8% de victoires) :
- Vainqueur à Costa Del Sol, Acapulco, Monte-Carlo (MS), Barcelone, Rome (MS), Roland Garros (GC), Bastad, Stuttgart, Montréal (MS), Beijing et Madrid (MS).
- Finaliste à Miami (MS).
En 2006 (71 matchs, 59 victoires,12 défaites, soit 83,1% de victoires) :
- Vainqueur à Dubaï, Monte-Carlo (MS), Barcelone, Rome (MS) et Roland Garros (GC).
- Finaliste à Wimbledon (GC).
En 2007 (86 matchs, 70 victoires, 16 défaites, soit 81,4% de victoires) :
- Vainqueur à Indian Wells (MS), Monte-Carlo (MS), Barcelone, Rome (MS), Roland Garros (GC) et Stuttgart.
- Finaliste à Hambourg (MS), Wimbledon (GC) et Paris Bercy (MS).

Durant cette période, il réalise une ahurissante (et le mot est faible) série de 81 victoires consécutives sur terre battue. Le record a commencé par sa victoire au 1er tour du Masters de Monte-Carlo 2005 face au Français Gaël Monfils et s'est terminé par sa défaite face au Suisse Roger Federer en finale du Masters d'Hambourg 2007.
Le majorquin efface ainsi des tablettes les vieux records de Guillermo Vilas (53 victoires consécutives sur terre battue) et de John McEnroe (75 victoires consécutives sur une seule surface, la surface rapide en salle).
Mais surtout, « Rafa » s'impose comme le digne successeur de Roger Federer, dont il fut le numéro 2 durant 160 semaines (encore un record)...

En 2008, le génie espagnol va encore changer de catégorie, passant de « grand joueur » à « immense champion ». Pourtant, tout avait mal commencé...
Il semble en effet ne pas se remettre de la déculotté infligée par Jo Wilfried Tsonga en ½ de l'Open d'Australie
(2-6, 3-6, 2-6), ne remportant aucun titre durant quatre mois et demi...
Et puis, arriva la saison sur terre battue et « Rafa » remporte pour la 3ème fois consécutive les tournois de Monte Carlo et Barcelone (un record), pour la première fois le Masters d'Hambourg (dont c'était la dernière édition) et, bien sur, Roland Garros, pour la 4è année consécutive (record de Bjorn Borg égalé), sans concéder le moindre set. Sa finale, où il atomise Roger Federer (6-1, 6-3, 6-0), est un modèle de tactique, de mental et de puissance...
Il est d'ailleurs toujours invaincu Porte D'Auteuil : 28 matchs, 28 victoires !


Sur sa lancée, il gagne sur le gazon du Queen's (son 1er succès sur cette surface), puis sur celui de Wimbledon, au terme d'une finale d'anthologie face au quintuple tenant du titre et numéro 1 mondial, Roger Federer (6-4, 6-4, 6-7, 6-7, 9-7). Ce fut l'un de matchs les plus spectaculaires et épiques de l'histoire du tennis et la finale la plus longue de Wimbledon (4H47), sans compter les deux interruptions suite aux intempéries, avant de se terminer alors que la nuit tombait.
Nadal devient le 1er joueur depuis Bjorn Borg à réaliser le doublé Roland Garros - Wimbledon (en 1980) et l'unique joueur de l'histoire à réaliser le triplé Roland Garros - Queen's - Wimbledon. Le 11 juillet, des astronomes de l'Observatoire astronomique de Majorque ont décidé de baptiser un astéroïde à son nom afin de lui rendre hommage !
Au Masters de Cincinnati, il s'incline en ½ face à Novak Djokovic (6-1, 7-5), ce qui met fin à sa série de 32 victoires consécutives toutes surfaces confondues depuis le Masters d'Hambourg. Malgré cette défaite, Rafael Nadal prendra à Roger Federer sa place de n°1 mondial le 18 août.
Et, pour fêter cela, le 17 août, il remporte la médaille d'or des Jeux Olympiques de Pékin en battant en finale le chilien Fernando González (6-3, 7-62, 6-3). Nadal est le 1er joueur de l'histoire à réaliser le triplé Roland Garros - Wimbledon - Jeux Olympiques la même année. Le 18 août 2008, « Rafa » devient donc officiellement le 24e n°1 mondial, détrônant Roger Federer, qui occupait cette place depuis 237 semaines (un record)... C'est un rêve de gosse, un de plus, qui se réalise pour le majorquin...

Cette année donc, Rafael Nadal a prouvé à tout le monde qu'il pouvait gagner ailleurs que sur terre battue. Il a prouvé qu'il ne faisait pas que défendre ou cogner comme un forcené dans la balle avec son bras gauche surdéveloppé (aaah ses passings en bout de course...). Son jeu s'est étoffé, il monte beaucoup plus au filet qu'avant, son service est devenu plus que correct, voire très bon quand il le slice, et son revers quasiment aussi solide que son coup droit. Enfin, il est toujours nettement au-dessus des autres sur le plan physique et mental (sa grande force), car « Rafa », contrairement à tous les autres joueurs du circuit, joue tous les points avec la même intensité, comme si sa vie en dépendait, en gueulant comme un bucheron à chaque coup de raquette et, quand le point est gagné, en brandissant le poing, le regard noir, en hurlant « Vamos »... C'est un guerrier, qui ne lâche jamais rien !
Voilà pourquoi j'apprécie tant ce joueur « phénoménadal »
(la une de « l'Equipe » après sa victoire à Roland Garros en 2007)...

Pour finir (j'ai fait court, mais il y a énormément de choses à dire), une citation de Mats Wilander, ancien grand joueur de tennis, le 2 juin dernier :
"Dans la vie, il y a les winners et il y a les losers. Pour moi, Nadal est l'archétype du winner. Et il le sera dans tout ce qu'il entreprendra pour le reste de sa vie. Cela se voit, cela se sent. Il peut perdre ou gagner, ça ne change rien, absolument rien à sa façon de faire ou à ce qu'il essaie d'accomplir."
Bah, Vamoooooooooos !



2/ TOTO, C' EST FINI...


Il était grand temps que ça arrive, tiens... Après un éloge, voici un blâme. Nous sommes donc dans une chronique à registre épidictique, par ma foi...
Ce texte n'est, à 95%, pas de moi. Il m'a été proposé par un confrère, celui-là même qui m'avait offert un passage pour mon livre (cf extrait 22). Merci à lui :

La rentrée qui approche vous rend triste ?
La baisse du pouvoir d'achat meuble vos nuits de cauchemars ?
La mort des dix soldats français en Afghanistan vous donne grise mine ?
L'échec de Laure Manaudou aux JO vous a fait perdre votre gaule ?
Vous êtes revenu du boulot et vous avez trouvé un papier de votre conjoint qui vous disait « Ciao » ? Puis vous êtes allé aux WC et vous n'avez pas trouvé de papier ?

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, ne perdez pas espoir. Je vous apporte une nouvelle qui, j'en sûr, va vous redonner le sourire et illuminer cette journée qui avait pourtant si mal commencée.

Cette verrue purulente sur la face du rock, ce groupe de pécores californiens qu'on appelait Toto, n'est plus : « Nous somme parvenus à capturer la dernière tournée sur un DVD merveilleux, dont nous sommes absolument très fiers, et nous avons pensé, de fait, que c'était le meilleur moment de se séparer... » (Steve Lukather).
Après trente ans d'ignominies, des millions d'oreilles traumatisées, des dizaines de disques qui sont autant d'insultes au bon goût comme à l'intelligence, le leader et guitariste du groupe, Steve Lukather, s'est enfin décidé à accomplir une bonne action dans sa déjà bien trop longue vie : dissoudre ce qui restera purement et simplement comme le pire groupe de tous les temps.

Bien sûr, la route reste longue, de nombreuses autres contrefaçons de groupe de rock sont toujours dans la nature, mais gageons que Toto ne sera pas le dernier à imploser. On peut dire que la dernière blague de Toto fut aussi la meilleure...

De nombreux autodafés sont prévus ce week end un peu partout en France, veuillez prendre contact avec la mairie de votre commune de résidence pour de plus amples informations.
Nous invitons vivement chacun de nos concitoyens à réunir tous leurs disques, posters, t-shirts, ou tout autre objet à l'effigie du groupe sur la place publique et à se munir d'un bidon d'essence. Une amnistie est prévue pour ceux qui se repentiront, dans les prochaines 72 heures, d'avoir versé le moindre centime au groupe. Passé ce délai, les fans seront joyeusement persécutés et les punitions, qui se tiendront sur la place publique, seront féroces et exemplaires.
Cordialement,

En juin 1965, Hervé Villard (autant resté dans la bonne musique), chantait « Capri, c'est fini... », sur un air triste, maintenant on pourra chanter « Toto, c'est fini... », mais sur un air joyeux...



3/ LE CONFLIT GÉORGIE-RUSSIE :

Tom Clancy st un devin ! Si moi, je suis le philosophe du XXIème siècle, alors lui, c'est le prophète du XXIème siècle, le Nostradamus de notre millénaire...
Le romancier américain, également auteur de scénarios pour jeux vidéo, avait prévu le conflit qui a lieu actuellement entre la Géorgie, aidé par les Etats-Unis, et la Russie ! En effet, le jeu « Ghost Recon I », datant de 2001 et par ailleurs très bon, commence ainsi :
« En l'an 2008, le monde va basculer dans une terrible guerre. Des ultranationalistes radicaux ont pris le pouvoir à Moscou et veulent rétablir l'ancien empire soviétique. L'Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan et les républiques limitrophes indépendantes voisines gravitent à nouveau autour de l'orbite russe. Les tanks russes assiègent le Caucase et les forêts baltiques, prêts à s'abattre au sud et à l'est. Le monde retient son souffle... » Et la première mission du jeu se déroule en... Géorgie ! C'est t'y pas beau ça...

Le bilan des combats n'est pas établi avec certitude... Les pertes humaines oscilleraient entre 500 et 1500, depuis la nuit du 7 au 8 aou^t, où tout à commencé...
On compterait 158 600 personnes déplacées : 30 000 personnes ont fui l'Ossétie du Sud vers l'Ossétie du Nord en Russie, plus de 12 000 autres se sont déplacées à l'intérieur même de la région autonome ossète, environ 15 000 ont fui les combats vers le sud, en Géorgie, tandis qu'environ 68 000 personnes se sont déplacées en Géorgie même, dont 56 000 habitants de Gori, la plus grande ville géorgienne proche de l'Ossétie du Sud, qui ont quitté la ville.
La Géorgie introduit devant la Cour internationale de justice une instance contre la Russie pour « violations de la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale », en prenant prétexte des expulsions et prétendues exactions commises à l'encontre des Géorgiens vivant en Ossétie du Sud. De son côté, Moscou lance une enquête judiciaire pour prouver le « génocide » du peuple ossète par l'armée géorgienne.

Mais pourquoi ce conflit ?
Ces derniers mois, les séparatistes d'Ossétie du Sud et leurs alliés russes ont considérablement fait monter la tension dans la région. En avril, l'Otan a promis à la Géorgie qu'elle serait un jour intégrée dans l'Alliance, ce que voulait le président Mikhaïl Saakachvili depuis son arrivée au pouvoir en 2004.
Le gouvernement russe a donc répliqué en établissant des liens officiels avec les républiques séparatistes de Géorgie, que la Russie soutient depuis toujours : l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.

Moscou et les séparatistes ossètes ont fait monter la pression, évacuant des civils de la zone.
Mais c'est finalement Tbilissi qui a perdu patience et a attaqué en premier. Le président Saakachvili avait pourtant, quelques heures plus tôt, décrété un cessez-le-feu unilatéral.
L'assaut géorgien semble avoir été préparé en détail. Il faut dire que depuis son arrivée au pouvoir, le président Saakachvili a fait de la réintégration des territoires «perdus» une priorité, et les combats avaient déjà brièvement repris en 2004.

La Russie a donc contre-attaquée. Les unités blindées de la 58e armée, stationnée en Ossétie du Nord (une république autonome côté russe du Caucase), sont entrées dans Tskhinvali, la capitale sud-ossète, alors qu'elle était sur le point d'être prise par les troupes géorgiennes.
Selon les autorités géorgiennes, l'aviation russe a bombardé plusieurs villes géorgiennes (dont Gori) ainsi que des bases militaires aux environs de Tbilissi.

Le président russe (ou plutôt la marionnette), Dmitri Medvedev n'avait pas réagi avant que son Premier ministre, Vladimir Poutine, depuis Pékin où il était venu assister à l'ouverture des Jeux, n'annonce que l'agression géorgienne appellerait une réaction russe.
La Russie défendra donc ses citoyens (les Ossètes du Sud se sont presque tous vus attribuer la nationalité russe) comme les responsables russes le martèlent depuis quatre ans.
Il sera dur de conclure un nouveau cessez-le-feu tant la confiance entre les parties, déjà presque inexistante, a été pulvérisée par le vrai-faux cessez-le-feu de Saakachvili. Maintenant que la Russie semble décidée à contrer, il est peu probable que la Géorgie puisse lui résister longtemps : le potentiel militaire géorgien reste limité.

Les Russes peuvent se contenter de repousser les Géorgiens hors de l'Ossétie du Sud. Mais au Kremlin, on rumine depuis longtemps la volonté de «punir» cet ancien allié, qui a «trahi» Moscou en lui préférant les Etats-Unis.
Quant à Washington et l'OTAN, ils se sont contentés pour l'instant de déclarations apaisantes et il est peu probable qu'ils interviennent militairement.

Le principal danger, imprévisible pour l'instant, est le risque d'embrasement de toute la région : des formations de «volontaires», cosaques du Sud de la Russie et surtout combattants des républiques du Caucase du Nord – Ossétie du Nord, Daghestan, Tchétchénie – se rendent déjà dans la région.
L'armée russe affirme ne pas les contrôler, bien qu'elle dispose du seul point d'entrée en Ossétie du Sud depuis la Russie, le tunnel de Roki.

Alors, nouvelle guerre froide ou troisième guerre mondiale ? Faites vos jeux, puisque rien ne va plus...

Sur-ce, à la prochaine...


Si vous voulez réagir (ou simplement fixer un rancard ou m'envoyer des menaces de morts, c'est au choix !), écrivez moi : vladimirkarpounyouv@hotmail.fr.


La Chronique du Philosophe du 18/08/2008

# Posté le lundi 18 août 2008 12:21

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 08:31

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 25)

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 25)
La photo ci-contre représente la casquette officielle de tout bon fan de Vladkarp qui se respecte. Si vous croisez une personne la portant, donnez lui 50 ¤ !

C'est la rentrée ! Pour vous aider à avaler la pilule, quoi de mieux qu'un 25è extrait ? C'est celui qui ouvre le 9è chapitre, intitulé "La Fête Foraine du Lycée". Vous aurez donc compris qu'on y parlera de manouches ! Il était temps qu'ils en prennent dans la gueule, eux aussi...

Mais, dans cet extrait Brian et Vladimir ont une conversation très profonde sur MSN, à propos d'une fille joliment prénommé Carla (et joliment foutue pour l'anecdote, aussi)... Et vous allez voir que cette fille fait perdre tout romantisme à notre BB national...

Attention, ce qui suit s'est réellement déroulé... En attendant, le gadjo que je suis vous souhaite un agréable moment...



IV/ LA FÊTE FORAINE DU LYCÉE


A Cuzin, John, Pecosex et SS. Souvenirs, souvenirs...


*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h45) :
Slt ma couille!

BB, la BelleBite dit (22h45) :
Slt ma couille, ça va toujours ?

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h45) :
Oué super ! Alors, tu viens demain ?

BB, la BelleBite dit (22h46) :
Il y a de fortes chances, ouais !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h46) :
Cool ça, ça devrait être bien !

BB, la BelleBite dit (22h47) :
Ouais, même si y'aura des bouffeurs de hérisson quoi !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h47) :
MDR C net, ça va puer un peu, mais ça c'est pas trop grave

BB, la BelleBite dit (22h47) :
Surtout que c'est à cause de nous qu'ils seront là...

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h48) :
S'ont pas qu'à être cons et être toujours armés aussi ces gogols !

BB, la BelleBite dit (22h48) :
Ouais, on a fait que notre devoir d'honnête citoyen en somme... =D

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h48) :
Lolo r, exactement ! En fait, j'ai acheté « Sodomisation United », avec Carla Vement !

BB, la BelleBite dit (22h49) :
Gros porc !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h49) :
J'te le passerais !

BB, la BelleBite dit (22h49) :
J'espère bien ! (Aaah, les vieux pervers...)

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h50) :
Bah excuse, mais Carla elle est trop bonne...

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h50) :
(Laquelle???) =D

BB, la BelleBite dit (22h51) :
Putain, je sais pas ce qui m'a pris hier au self, mais j'avais une énorme envie de la baiser !!! (106)

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h52) :
Moi, j'étais HS !!!

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h52) :
Un truc de ouf, je croyais que t'allais te branler en plein repas...

BB, la BelleBite dit (22h52) :
Si j'avais pu je l'aurai fait ! Mais j'étais à la limite du viol !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h52) :
MDR

BB, la BelleBite dit (22h52) :
Si demain elle me dit : Brian, on baise de 12 à 14 ?

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h53) :
La pauvre fille!

BB, la BelleBite dit (22h53) :
Mais je la nique comme un porc devant tt le bahut, sérieux elle pourra plus marcher !

BB, la BelleBite dit (22h53) :
Comme ça, Léa sera jalouse, elle sera en lévitation sur mon gland la Carla !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h53) :
En lévitation sur mon gland ! =] Wahou, j'suis dead à chier là...

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h54) :
Mais c'est vrai qu'elle est bien bonne la pute !

BB, la BelleBite dit (22h54) :
Putain net ! Avant je la trouvais mignonne, mais depuis hier midi là au self...

BB, la BelleBite dit (22h54) :
Je la trouve GIGA FOURRABLE !!!

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h54) :
Brian en mode grosse gaule, muhaha !

BB, la BelleBite dit (22h54) :
Un truc de ouf !

BB, la BelleBite dit (22h55) :
Putain j'ai trop envie qu'elle me suce, elle doit trop bien sucer cette salope... rien qu'a voir son cul !!!

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h55) :
Tu m'as tué... Omar !

BB, la BelleBite dit (22h55) :
Et la branlette laisse tomber, avec ses bons seins là... =D

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h56) :
Hé mais Brian, t'as trop envie de baiser là !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h56) :
Qu'est ce qui te prend ? T'es ouf ?

BB, la BelleBite dit (22h56) :
Non mais sérieux une pulsion comme ça... Sérieux j'ai trop envie de baiser un truc de ouf...
Mais là Carla !!!

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h56) :
Elle va prendre très cher je pense !

BB, la BelleBite dit (22h56) :
Ze pense aussi, mais sérieux, elle est méga bonne !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h57) :
Mais carrément man ! Johnny va à la piscine avec elle... le petit veinard =D

BB, la BelleBite dit (22h57) :
A la piscine ??? Il doit trop avoir la trique... Un truc de ouf moi, j'aurai éjaculé dans l'eau ! J'lui aurai appris à nager avec mon gros aileron !

BB, la BelleBite dit (22h57) :
Ma grosse nageoire =D

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h58) :
Putain mais t'es vraiment trop con ! Si elle te demande de a baiser est ce qu'elle sera vivante 10 minutes après ?

BB, la BelleBite dit (22h58) :
10 MINUTES OUI !

BB, la BelleBite dit (22h58) :
Mais 2 heures, non !!!

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h58) :
J'suis sur sa chatte elle va rester dans son lit, tellement tu l'auras défoncée =D

BB, la BelleBite dit (22h59) :
Sérieux j'ai trop envie de me la taper un truc de ouf, rien que d'en parler j'ai une gole de ouf !

BB, la BelleBite dit (22h59) :
J'écris avec mon gland là !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (22h59) :
Lolo r, ça m'étonnerait pas =D

BB, la BelleBite dit (22h59) :
Quand elle baillera on verra le jour tellement son fion sera dilaté !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h00) :
J'adore cette expression !

BB, la BelleBite dit (23h00) :
J'vais tout lui faire, j'aurai le gland en feu ! Faudra appeler les pompiers...

BB, la BelleBite dit (23h00) :
Et là j'lui mets la grande échelle ds le cul et elle me suce !
WAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h00) :
=D T'es trop ouf !!!

BB, la BelleBite dit (23h01) :
Ouf de son corps de pute...

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h01) :
Le porc putain...

BB, la BelleBite dit (23h01) :
Non mais vraiment je la respecte car c'est une amie de Léa... Mais qu'est ce que je lui mettrais !

BB, la BelleBite dit (23h01) :
On passerait 3 mois au lit a niquer comme des porcs !!!

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h01) :
Endurant =D

BB, la BelleBite dit (23h01) :
J'vais lui faire 10 gosses !!!

BB, la BelleBite dit (23h02) :
Elle a une soeur qui s'appelle Laura, et elle est encore plus jolie, t'imagines...
Elle sera au bahut l'année prochaine !!!

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h02) :
« Laura, tout mon foutre alors tu boiras » =D

BB, la BelleBite dit (23h02) :
=D Joli, Johnny ! WAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Se taper les deux soeurs en même temps, le rêve !!!

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h02) :
Oh putain, moi j'me la fourre la petite !

BB, la BelleBite dit (23h03) :
Putain je veux trop la niquer, un truc de fou !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h03) :
Ah bon, j'avais pas remarqué tu vois ! C'est pas comme si tu m'en parlais depuis un ¼ d'heure =D

BB, la BelleBite dit (23h03) :
Lolo r, non mais elle a pas le droit d'être bonne comme ça !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h03) :
Tu peux même pas savoir comment j'suis explosé devant mon écran, là... Comme un gros con !!!

BB, la BelleBite dit (23h03) :
Un gros colon =D

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h04) :
Mais Johnny, à sa place, je la baiserai violent quoi !!!

BB, la BelleBite dit (23h04) :
C'est net !!!

BB, la BelleBite dit (23h04) :
Carla rime avec sodo, foutre, fellation, branlette... Quelle grosse pute !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h04) :
Lolo r, putain j'vais chier si ça continue...Mais tu dois avoir une de ces gaules quand tu penses à elle !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h04) :
Limite comme El Oso !

BB, la BelleBite dit (23h05) :
Je vais me branler comme un porc ce soir, j'vais repeindre ma chambre en blanc !!!

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h05) :
Mais t'es vraiment trop con... Surtout trop accro =D

BB, la BelleBite dit (23h05) :
Je rêve de la ramoner putain !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h05) :
Comme Joey, muhahaha !!!

BB, la BelleBite dit (23h05) :
Ya =]

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h06) :
J'imagines même pas l'état de ta bite après tes branlettes de ce soir !!!
BB, la BelleBite dit (23h06) :
J'en aurai pu !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h06) :
Gardes en au moins un mm pour l'acte !

BB, la BelleBite dit (23h06) :
T'inquiètes, elle repoussera dès que je la verrai demain !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h06) :
=D Le vieux lézard-bite !!!


BB, la BelleBite dit (23h07) :
Ouais, c'est un peu ça =D Faudra la faire breveter !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h07) :
Lolo r !!!

BB, la BelleBite dit (23h07) :
Je file ! Bisous sur ton gros lézard !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h07) :
De même grand fou ! Bonnes branlettes !

BB, la BelleBite dit (23h07) :
=D J'te raconterai tout ça en détails demain !

*VLADKARP* (Seigneur de la baise) dit (23h07) :
T'as intérêt =D



(106) : Il faut comprendre que la Carla dont parle Vladimir et Brian est une élève du lycée...



Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a du sexe, de la débilité et de la diffamation. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !

# Posté le lundi 01 septembre 2008 07:59

Modifié le mardi 28 octobre 2008 09:21

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (extrait 26)

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (extrait 26)
Krado, sur le court de tennis (en terre battue), de sa villa (photo AFP).


Le voilà le 26è extrait ! Fallait pas être impatient comme ça et m'envoyer des menaces de mort, bande de fils de putes (laissez des commentaires, svp) Pour, vous faire plaisir, voici une bref introduction, et vive moi !

Pour faire bref, le directeur invite des forains à faire une fête foraine (ce qui est normal pour des forains) dans l'enceinte de son lycée, durant un week-end, pour se faire pardonner de la conduite inacceptable de quatre de ses élèves (on se demande lesquels) à l'égard de ces sales manouches de merde...

Non, sérieux, je ne suis pas raciste, mais, tout de même, les manouches, cest de la sale race ! Aaaah, j'aime vous provoquer, bande d'enculés (soyez gentils, laissez des commentaires, svp).
Sur-ce, bonne lecture à toutes et à tous...


A Marianne, Pauline, Samia et Sophie. Souvenirs, souvenirs...


Il était 8 h 30 quand le lycée ouvrit ses portes. La cour était replie d'attractions, de stands et de buvettes... La statue de Josef Staline était recouverte d'un immense drap couleur merde, et des enfants avec du caca au bout d'un bâton couraient autour...
Environ 5000 personnes étaient présentes dans l'enceinte, et tout le monde (du moins ceux qui n'avaient pas le visage coincé entre deux fesses) tournai la tête vers le podium, quand apparut le directeur Roland Culé, en somptueux costume vert pomme !

Il frappa sur son micro, dit « un, deux, un, deux » et prit la parole, d'un air solennel :
- « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, bonjour à tous ! Merci d'être présent dès maintenant ! Vous voir aussi nombreux à une heure aussi avancée de la journée, qui plus est un samedi, m'émeut... et me surprend (applaudissements) ! Mais, c'est certainement parce qu'aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres... En effet, pour la première fois depuis 1984, 23 ans déjà, une fête foraine se déroulera au Lycée Josef Staline, et à l'époque, elle avait été organisée pour que l'armée de terre abatte le plus de forains possible. Et cela avait marché, puisque une centaine d'entre eux avaient trouvés la mort dans cet effroyable guet apen ! Les rares survivants s'en étaient allé sous d'autres cieux et avaient recréer une descendance, grâce à des relations consanguines (applaudissements)... S'il vous plaît, mesdames, mesdemoiselles et messieurs, veuillez respecter une minute de silence en hommage à ce drame du 18 février 1984, ou « Jour du Manouche » ...(107)
Le silence se fit dans l'assemblée. Même les enfants qui jouaient avec du caca se turent, après avoir mis les excréments dans leurs poches... Au bout d'une minute, des applaudissements retentirent à nouveau, puis le principal reprit :

- Merci à toutes et à tous, vraiment, merci beaucoup, vous êtes génials... pardon géniaux, c'est l'émotion (applaudissements). Je disais donc, que les forains sont parvenus à recréer une grande famille et sont revenus ici, pour rendre hommage et honorer les martyrs... Mais, malheureusement, comme frapper de malédiction, le lendemain même de leur arrivée, quatre élèves de notre lycée, de MON lycée, ont eu la mauvaise idée de se promener là-bas, ignorants que les forains avaient repris possession de ces terres, de LEURS terres ! Et s'en est suivi le drame que tout le monde connaît, et il est donc inutile de le rappeler... Et c'est pourquoi... »
Mais, soudain, Roland Culé fut interrompu par un homme portant un bob vert, des lunettes de soleil, une écharpe de la même couleur que son bob et un long manteau beige... :
- « Hep, hep, hep, les lecteurs ne sont pas au courant de ce qui s'est passé !
- Vraiment ! Et bien, je vous laisse la parole alors !
- Merci bien ! »

Voilà donc ce qui s'est passé le lendemain du jour où les forains ont repris possession de leurs terres :
C'était le 15 septembre 2005. Ce jour-là, un jeudi, Vladimir, Brian, Jacky et Johnny, finissant les cours à 15 heures, en profitèrent pour s'en aller faire un tour, en contrebas du lycée, dans une zone désinfectée... Du mois, c'est ce qu'ils croyaient...
Ils savaient que c'était l'ancien site où vivaient les manouches de la ville mais ils savaient surtout que, depuis une vingtaine d'années, plus personne n'y avait mis les pieds...
Vladimir, grand et dégingandé, les cheveux longs et gras, portant des petites lunettes noires, un jean et des Converse déchirés (il était à la fin de sa « période Joey Ramone »), menait la troupe. Derrière lui, Brian, les cheveux pas encore en bordel mais déjà tout de noir vêtu, regardait tout autour de lui, fasciné, alors que Johnny, en short et polo rayé, ne cessait de regarder ses pieds, d'un air timide, voire apeuré. Enfin, au bout de la queue (toujours !) se trouvait Jacky, en combinaison de cuir moulante rose fluo et sans sous vêtements. A chaque pas, il lâchait des pets, à chaque pet, il larguait du sperme, maigrissant à vue d'½il...

Au moment où ils s'apprêtaient à franchir la haie qui délimitait la carrière abandonnée, Vladimir s'arrêta net ! A terre, il y avait un squelette d'animal mort. Notre héros se baissa, le prit dans ses mains, jura (« Merde ! ») et le jeta. Ses trois amis le fixèrent pendant qu'il se relevait et se retournait, le visage grave. Après les avoir fixé quelques secondes, Vladkarp dit :
- « C'était un hérisson ! »
Les bouches de Brian, Jacky et Johnny s'arrondirent. Tous -tous !- savaient ce que cela signifiait : les manouches étaient revenus ! (et même : !!!).
C'est bien connu, les manouches, entre autres énormes défauts, sont des mangeurs de hérissons ! Il parait que c'est pas mauvais avec de la sauce et poivre et du persil (mettez votre four thermostat 8 et laissez préchauffer 5 minutes et... On n'est pas là pour parler de ça, donc retour à l'histoire...).

- « Ce hérisson ne peut pas être là depuis 20 ans ! Ils sont donc revenus ! » affirma, logiquement Johnny.
- « Oui, sans doute ! » acquiesça Jacky.
- « Il n'y a qu'un seul moyen de vérifier ! » lança Brian.
Au moment où il allait écarter la haie, une voix grave retentit :
- « Qu'est-ce que vous faisez là ? »
Les quatre se retournèrent. Celui qui s'était exprimé dans cet excellent français tenait une carabine. Blond et bronzé, les yeux bleus, il était grand et fort et portait un jean noir dont les poches étaient pleines de seringues et un pull rouge à carreaux verts, dont les manches avaient été coupés pour exhiber ses muscles saillants. Il s'appelait Willy et était âgé de 19 ans. A ses côtés, légèrement en retrait, se tenaient Mario et Adrian, ses deux petits frères trapus de 14 ans, tous deux en survêtement bleu fluo et tenant chacun trois poules mortes par les pattes. Ils étaient aussi brun que sale, et leur cheveux avaient la couleur du pétrole (c'est dire à quel point ils étaient crades). A leurs poignets étincelaient des gourmettes et des montres en or. Enfin, terminant le losange, un petit blond-pisse de 7 ans, Niculae, aux cheveux excessivement longs, vêtu d'une salopette blanche à la base mais désormais marron de boue et de chiasse, dont la poche kangourou était occupé par un lance-pierres. Ses poches était également remplies de seringues... Il traînait derrière lui, outre une horrible d'odeur de couches de bébés pris de diarrhée, un horodateur... C'était à la fois le fils et le cousin de Willy...

- « Hé bien, comme vous, nous nous promenons » répondit Vladimir avec une ironie non feinte, mais que les manouches, trop débiles, ne saisirent pas.
- « Vous être sur notre territoire, bande de sales gadjos !
- Euh... Si il y en a ici qui sont sales c'est certainement pas nous », lâcha Jacky en souriant.
Willy pointa sa carabine sur lui :
- « Toi avoir dit quoi, le gros obèse ? »
- « Il a dit que t'étais crade ! J'ajouterais que tu pues, que t'es moche et que toi pas savoir causer français... » lança Brian.
Cela fit rire ses trois amis, mais pas Willy, qui tira en l'air.
- « On se calme, on se calme ! Nous nous promenons, tout simplement, pas de panique ! Pourquoi est-ce qu'on irait vous voir, si ce n'est pour apprendre à bien faire cuire un hérisson ? » jeta Vladimir.
Mario fit un pas en avant :
- « Ho, ça être simple. Toi mettre ton four thermostat 8, et toi le faire préchauffer 5 minutes. Ensuite... »
- « Tagueule morveux ! Toi pas voir qu'il se foutre de ta gueule à toi ! » l'interrompit Willy.
- « Mais pas du tout, je suis un fin gourmet et cela m'intéresse !
- « Mets du persil pour rajouter du goût, avec une sauce au poivre, ça être délicieux ! » dit Adrian, aux sourcils les plus broussailleux jamais porté depuis la création.
- « Vous allez fermez vos bouches à vous ! Rentrez à la caravane et donnez les poulets filles à Tata Mirta !
- Non, nous vouloir rester là ! » cria Adrian.
- « Oui, nous être bien ici ! » renchérit Mario.
- « C'est moi être le chef de vous depuis que papa Tibor être en taule, alors vous faire ce que moi dire ! » leur gueula Willy, et ils s'exécutèrent.
- « Comment cela se fait-il que votre paternel soit en prison ? » demanda alors Vladkarp, avide de savoir.
Willy le regarda avec des yeux ronds et répondit:
- « Moi pas comprendre ce que toi dire !
- Euh oui... Pourquoi papa de toi être en taule ?
- Ha, et bien, lui avoir violé plusieurs garçons avec oncle de moi dans une forêt. Moi en faire partie des petits garçons... Eux pas savoir que c'était moi, eux avoir glouglouter de la vodka avant. Mais moi fier...»
Nos quatre héros se regardèrent, ne sachant pas si il fallait rire ou pleurer... Et, surtout, ne sachant pas quoi dire...
- « Et vous les avez volez où les poules ? » demanda alors Johnny. C'était une bravade.
- « Toi fermer ta bouche sinon je tire dans tête de toi ! »
- « Tagueule ! » lâchèrent Vladimir et Brian à l'unisson.
Willy tira à nouveau en l'air, son anneau en forme de cobra scintillant à son oreille.
- « A part tirer en l'air, tu sais faire quoi ? » lança Johnny
- « Vous la fermer sinon... »
- « Arrête, il sait aussi voler des horodateurs ! » répondit Brian, en coupant la parole au manouche, qui s'énerva en tirant deux nouveaux coups en l'air.
- « En général, c'est sur les gens qu'il faut tirer, pas dans le ciel, ça sert à rien... » s'esclaffa Jacky, dont l'anus se dilata, comme à chaque fois qu'il était heureux.
- « Oui, surtout que c'est pas des oiseaux que vous bouffez, mais des hérissons ! » poursuivit Vladimir, tout sourire.
- « Non, pas que hérisson ! Poulets filles, serpents, lézards ou ragondins aussi. Et parfois, un chien pour la Noël ! » répondit Niculae en souriant.
- « L'horodateur, vous les videz pas habituellement ? Parce que, si il faut tous les démonter... » demanda Brian.
- « D'habitude, si, mais celui-là, moi pas y arriver. Et puis, il me servir peut être de raquette de tennis ! »
- « Ho, tu aimes le... » commença Brian, qui s'était pris d'amitié pour le petit garçon, mais il ne put finir sa phrase.
- « Non, de tue-rats ! » lâcha violemment Willy.
- « Non, de raquette !
- Toi savoir pas jouer. Il servira à tuer les rats pour « Le Jour du Manouche » ! Un point c'est tout !
- Non, toi être méchant ! Moi je veux jouer tennis !
- Tagueule !
- Moi jouer tennis ! »
Et, il se rua sur son père en brandissant son horodateur, et le père réagit par un réflexe, en le visant avec sa carabine. La balle se logea entre les deux yeux du petit Niculae, qui s'effondra, raide mort.
Sous le choc, nos quatre amis restèrent pantois. Puis, Willy cria comme un dément et se tourna vers eux en hurlant :
- « Ca être votre faute ! Ca être votre faute si moi tuer lui ! »
Il pointa sa carabine sur Vladimir, qui se jeta sur lui, le prenant à la taille. Une lutte commença entre les deux hommes, bien décidés à vendre chèrement leur peau. Ils roulèrent dans un talus et la dernière balle partie.
Brian, Jacky et Johnny accoururent et virent Willy, la carabine à la main, le ventre en sang. Il s'était pris la balle dans l'estomac... Il marcha, titubant et s'effondra dans une mare d'eau, dans laquelle il vécut ses dernières secondes...

Il y eut évidemment des suites, mais sans aucun dommage pour nos quatre héros, même si ils furent considérés en grande partie (pas aux yeux de la loi mais aux yeux de la société) comme responsables de ce drame. Et, au fond d'eux, ils se sentaient responsables...
C'est donc pour ça que, un an et demi après, et suite à de longs pourparlers, qu'une fête foraine fut organisée au lycée, et donc que le directeur faisait son discours d'accueil :
- « Voilà, c'est bon, vous pouvez continuer ! » lui lança l'homme, si étrangement habillé, qui l'avait interrompu.
- « Merci beaucoup » reprit Roland Culé en souriant.
La foule l'applaudit, et il continua :
- « Voilà pourquoi, aujourd'hui, nous sommes tous réunis. Que ce week end soit une réussite, une fête et une preuve d'amour. Merci à toutes et à tous pour votre attention et bon week end ! »
L'assemblée applaudit à tout rompre et le principal les salua de la main, en souriant, mais la larme à l'½il...


(107): Heureusement qu'un tel jour n'existe pas en vrai ! Quoi !? C'est pas une histoire vraie ce livre ? Nooooooooooooooooooooon !



Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a de la violence, de la débilité et de la diffamation. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !

# Posté le lundi 08 septembre 2008 13:32

Modifié le mardi 04 novembre 2008 08:11

Un samedi soir (et un p'tit bout du dimanche) à Saint Nolff

Le samedi 13 septembre, notre cher Krado était à Saint Nolff (Morbihan, 56) pour assister au Festival de Saint Nolff. Il nous raconte :

Ainsi donc, Iggy & The Stooges allaient être présent au Festival de Saint Nolff, trou perdu au milieu du Morbihan, côtoyant une pléiade de groupes pas très bandants, sinon carrément merdiques, BB Brunes en tête...
Mais qu' importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse. C'est pas la première fois, ni sans doute la dernière, que je la sors celle-là... Je parle de la citation d'Alfred Musset, bien sûr ! Et donc, je pris la décision d'aller là-bas !
Après les Sex Pistols et Motörhead durant l'été, j'allais voir un autre de mes groupes préférés, en l'espace de 2 mois et demi, excusez du peu...
55 km séparent mon fief de Saint Testicule sur Gland de Saint Nolff. Ainsi, je pris tout d'abord le train de 14h40 jusqu'à Auray, d'où je marchai quelque peu (et quelques pas) pour me rendre au meilleur "spot de stop" (et non pas "stop de spot", dyslexiques de merde), en direction de Vannes. Là, je patientais 1 heure, loupais 2 navettes et me rendais à pied à la sortie de Vannes, direction Saint Nolff. Je fus pris par une tribu de 5 personnes (dont une fille qui était plutôt pas mal, soit dit en passant), qui m'avaient reconnus à ma casquette "I Love Vladkarp".

- "Alors, comme ça, vous êtes fan de Vladkarp vous aussi ?" me demanda la chauffeuse.
- "Qui n'est pas ?" répondis-je humblement.
- "Ho, vous savez, il y en a beaucoup qui détestent. La plupart des gens ne comprennent pas qu'il ne faut pas prendre ça aux premiers degrés !
- "Oui, c'est sur. Mais faut dire, que Krado, il y va fort ! Mais moi, j'aime ça..."
- Oui, moi aussi j'adore !" me confiai la jolie fille.
- "Il faut dire que ce Krado a une plume remarquable et un humour hilarant !
- "Oui, et quel sex appeal ! J'aimerai bien coucher avec lui" me glissai-t-elle avec un regard entendu.
Bondissant sur l'occasion, j'avouai tout:
- "Hé bien, ça peut s'arranger, car c'est moi Krado !
- "Je le savais, j'en étais sure ! C'est pour ça que j'ai dit ça, mais désolé, mon coeur est déjà pris...
- "Et votre cul ? balançais-je. Non, je plaisante bien sur, humour tout à fait "Kradonien" !"
Elle rit, imité par ses deux amis. Le mec dit:
- "Hahaha, vous êtes con, j'adore, vous pouvez me signer un autographe ?
- "Ho, moi aussi j'aimerai bien s'il vous plait, je suis fan !" ajoutai une autre fille.
- "Bien sur !" Je m'éxécutai. "C'est 15 ¤ par contre !"
Ils me regardèrent surpris, puis éclatèrent de rire.
- "Vous êtes vraiment drôle, mais comment vous faites !
- Drôle oui... C'était de l'humour oui..." leur répondis-je... Pas tant que ça de l'humour en fait, ça m'aurait fait 45 ¤ quand même !
La discussion se poursuivit jusqu'à ce que nous arrivâmes enfin au but de notre voyage. Je descendis de voiture, les remerciai chaleureusement et m'en allait seul, le long de la route... Comme un solitaire, un ver solitaire...

En chemin, je retrouve deux festivaliers que j'avais aperçu aux Vieilles Charrues et que j'avais remarqué en attendant, vainement, les navettes... Difficile de ne pas oublier la grosse brune avec son rat sur l'épaule ! On se parle rapidement, puis nous séparons avant d'entrer sur le site. A la billetterie, petite frayeur, car le guichetier n'arrive pas à passé mon billet imprimé. Il me laisse entrer, disant que "FranceBillet" à fait de la merde... Il est 19h, je pénètre sur le gazon frais et humide et, là, direct, j'aperçois des camarades de lycée ! Je me joins à eux, bois leur rosée et me rends au distributeur de tickets, pour pouvoir consommer: j'ai une énorme dalle ! Je mange une barquette de frites, ça va mieux !
Je déambule sur le site, regardant de loin les "Têtes Raides" et "Femi Kuti", en buvant quelques bières... Je croise quelques connaissances, attendant impatiemment les Stooges, comme beaucoup de monde !

Mais, à 20h55, les "BB Brunes" entrent sur la scène "Libertad" ! Avec quelques amis, bien décidés à les pourrir, nous nous faufilons jusqu'aux premiers rangs, pour accueillir comme il se doit ce groupe: doigts d'honneur, insultes en tout genre, jets de boules de boue,... Et ce n'était que le début ! Si quelques groupies, choquées, protestèrent vivement, la supériorité numérique et physique des faiseurs de troubles (ou fouteurs de merde) fit la différence. En chemin, je croise un mec qui, en voyant que je porte un tee-shirt à l'effigie des "Ramones", se met à chanter le refrain de "R.A.M.O.N.E.S", la chanson hommage de "Motörhead" : "Misfits, twilight zones, R.A.M.O.N.E.S, R.A.M.O.N.E.S, Ramones !" Puis, nous enchainons par le premier couplet, avant de reprendre notre distribution bénévole de fucks à l'égard du pire groupe français depuis Kyo !
Après être sorti et avoir fait le tour du site, nous revenons faire chier notre monde. Et c'est là que j'ai failli y laisser ma casquette... En effet, la foule avait grossie depuis la fois précédente: plus dense, et donc plus difficile de s'y déplacer en évitant les coups... Et ma casquette fut frappé et tomba sur le sol sale et humide. Catastrophe ! Je n'allais pas ce crime impayé. Bousculant tout sur mon passage, jouant des coudes, des hanches et des genoux, je fis le vide autour de moi, seul au milieu d'un vide de 5 m de diamètre, après avoir lancé un pogo à moi tout seul, je la vis, là, seule, abandonnée de tous, dans une forêt de jambes. Je me précipitai dessus, l'enfilai et repartit de plus belle dans mon flot d'insultes ("Enculés, dégagez, c'est de la merde, allez crevé...") et de doigts gratuits, voyant avec joie que le batteur me regardait d'un air à la fois dur et désolé... Pendant leur tube "Dis-moi", il y a les paroles "Dis-moi, si je dois partir ou pas ?", ce à quoi les spectateurs répliquent à l'unisson: "Ouais, casse-toi, c'est de la merde !" Enoooooooooooooorme...
Il y eut un deuxième départ qui fut suivi peu de temps après d'un troisième retour. La violence et la provocation était à son comble. Le chanteur tente un slam, il reçoit un coup un poing et perd son micro, lançant ensuite au public: "Vous connaissez pas les slam en Bretagne ?". Pluie de sifflets. Le bassiste se prend une boule de boue sur sa basse. Il s'arrête de jouer, le temps d'enlever les bouts pris entre les cordes, sous les hourras du public. Le chanteur ajoute: "Vous pourriez nous laisser chanter. Arrêtez s'il vous plait !" Raz de marée d'insultes et de doigts...
A la fin du set, je me faufile jusqu'aux barrières et hurle: "C'était nul, cassez vous, on vous hait !". Porté dans mon élan, j'ajoute: "Vive les Ramones, Hey Ho, Let's Go, Hey Ho, Let's Go !!"
Haaa, quel concert génial, vraiment ! Le plus grand moment de ce festival, sans aucun doute...

Puis, nous prenons la direction de la scène "No Pasaràn". Avec une amie, appelons-là Delfoufoune, nous sommes situés dans les tous premiers rangs, attendant avec excitation l'apparition des "Stooges" !
Il est 22h10, ils débarquent sur scène, dans une ambiance indescriptible. Iggy Pop, le mythique Iggy Pop, est à 5 mètres de moi ! Vêtu d'un simple jean malgré la fraicheur de cette fin de soirée, il a la pêche, cela se voit ! A ses côté, comme à l'accoutumée, les frangins Asheton, Ron à la guitare et Scott à la batterie. Mike Watt est à la basse et Steve McKay au saxo...
Iggy se saisit du micro, dit "Bonjour", le public l'acclame et le concert commence tout se suite avec les énergisants "Loose" et "Down of the Street", de l'album "Fun House" qui, pour Philippe Manoeuvre, le célèbre rédacteur en chef de Rock & Folk, est tout simplement le meilleur album rock de tous les temps. Rien de mieux pour lancer le set ! Suite à ses deux titres parfaits, je lance "I Love You Iggy !", alors que je sens que le public devient chaud. J'en aurai la confirmation au tout début de "I Wanna be your Dog". A peine le temps d'apprécier l'intro et de chanter le refrain connu du monde entier (et même par les gogols depuis une pub pour un opérateur téléphonique): "And now I wanna be your dog, Now I wanna be your dog, Now I wanna be your dog, Well come on !" que je me fais emporter par un véritable tsunami humain, et mon amie avec moi. Parvenant par je ne sais quel miracle à tenir debout, je me bats pour relever la jeune demoiselle en détresse, non sans peine, car un mec se retrouve projeté sur mon dos, m'obligeant à rester debout par la seule force de mes jambes, car mes mains sont occupées à retenir Delfoufoune ! Puis, un mec qui allait tomber tend sa main dans un geste de survie. Voyant dans ses yeux la même désespérance que dans ceux de la petite Omayra Sanchez (je vous assure que je n'ai pas consommé ni de drogues, ni d'alcool avant d'écrire cela), je la saisis et le tire de là, lisant un "merci" sur ses lèvres... Grosse panique, suivie d'une sortie du pogo non moins délicate, qui nous amène à 50 mètres de la scène. Vue diminuée mais sécurité augmentée. Ces péripéties nous auront fait manqué trois titres, rien que ça, dont le l'excellent et bestial "T.V. Eye", qui, dès les premiers accords, vous met en transe et, surtout la possibilité de monter sur scène pendant le mythique "No Fun" ! J'enviais la vingtaine de petits veinards, pendant que Delfoufoune me remerciait gracieusement avec une bonne pipe !
S'en suivit les deux morceaux qui bouclent leur deuxième album: "Fun House" et le terrifiant "L.A. Blues", à l'influence free-jazz, au saxophone "stoogien" et où Iggy multiplie les cris inhumains...
Iggy, en bonne forme pour un mec de 61 ans, bouge énormément, descend même dans la fosse, harangue la foule. On l'a évidemment connu bien plus fringant et déjanté mais, en comparaison, ses quatre compères, ressemblent à des statues de cire, pour ne pas dire à des papys par respect : "Le temps aux plus belles choses s'amusent à faire un affront" (Pierre Corneille).
Puis, vient ensuite l'album "Raw Power", pour moi leur meileur, représenté par LE titre punk de référence, "Search and Destroy", furieux, rageur et violent tout comme il faut. A la fin de ce morceau et durant "My idea of Fun" (le meilleur titre de leur dernier album, The Weirdness"), j'appelle un confrère, comme promis...
Puis le set se termine et j'applaudis à tout rompre, comme les 18 000 personnes présentes. Mais la quintette de Detroit ne nous à pas laissé longtemps seuls, revenant pour un rappel de 5 titres. Malheureusement j'ai envie de dire, car ils en ont profité pour jouer 3 morceaux de leur dernier album, j'ai nommé les infâmes "Trollin'", "End of Christianity" et "I'm Fried". Dommage...
Tout ça pour dire que quand les Stooges se décideront à rejouer l'intégralité de "Raw Power", alors leurs concerts seront excellents au lieu d'être "simplement" bons... C'est sous une dernière ovation que Iggy & Cie quittent la scène...

Et voici la set list :

Loose
Down On The Street
1969
I Wanna be Your Dog
TV Eye
Dirt
Real Cool Time
No Fun
1970
Fun House/La Blues
Skull Ring
Search And Destroy
My Idea Of Fun
I Got A Right

Rappel :

Trollin'
Electric Chair
Little Doll
End Of Christianity
I'm Fried

Suite à cela, je partis m'acheter une bière, histoire d'avoir la dose d'alcool obligatoire pour aller voir Dub Inc, groupe de dub, comme son nom l'indique, et de daube. Néanmoins, il a le mérite de mettre l'ambiance et de faire beaucoup bouger un public au diapason...
Après avoir retrouvé mes camarades de lycée, nous partîmes de nouveau devant la scène principale, pour voir Birdy Nam Nam, groupe d'électro pourri pour ne pas dire complètement à chier... J'ai même bu un verre d'eau !
Après cela, nous rentrâmes au camping, après avoir bu une dernière bière pour la route longue de 50 mètres. Là, nous attendait du Whisky, du Ricard et de la Vodka.

Après m'être désaltéré le gosier et avoir vidé mes couilles, je pris la décision, ô combien délicate, de rentrer chez moi, complètement à l'arrache et en état d'ébriété avancé (B donc...). Il était 4h. Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées. J'allais sous le ciel, ho là là, que d'amours splendides j'ai rêvées ! Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou et je les écoutais, ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes de rosée à mon front, comme un vin de vigueur, où, rimant au milieu des ombres fantastiques, comme des lyres, je tirais les élastiques de mes souliers blessés, un pied près de mon coeur ! (Arthur, si tu me lis...). Durant deux longues heures, je marchai dans une brume qui aurait terrorisé le plus courageux des hommes, mais pas moi. Et ainsi, je gagnai Vannes vers 6h du matin, m'arrêtant dans un bar pour prendre un petit déjeuner bien mérité. Puis, je gagnai ensuite à la voie express, où, avec ma dégaine de clodo, j'eus beaucoup de difficulté à me faire prendre, jugez plutôt : casquette pleine de boue, jean sale et troué, gilet déchiré, gueule de zombie, odeur de chacal... Jusqu'à ce que 3 mecs et 1 meuf (plutôt fourrable entre nous !) qui revenaient du Festival me prirent et me ramenèrent illico presto (la classe de parler allemand quand même !) à Auray. A peine le temps de faire 10 pas, de me gratter les testicules, de péter, de rigoler et de tendre mon bras, qu'une voiture s'arrêta. Avec le type, un surfeur, nous parlâmes du concert et des Stooges (bien qu'il n'y était pas allé) et j'arrivai enfin à destination...

Là, je pris un bon petit déjeuner, puis j'allai chier avant de me coucher... Dommage que, dans mon lit, il n'y avait personne, hormis ma peluche de Babar le Roi des Éléphants, pour rejouer "Penetration" à ma manière...

P.S: Merci à ConanleMoloch. Et à Ingrid Betancourt, encore...


Voici une vidéo du titre "Search and Destroy". Et voilà le lien menant à leur site officiel : The Stooges

# Posté le lundi 15 septembre 2008 13:16

Modifié le vendredi 17 octobre 2008 14:18

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (extrait 27)

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (extrait 27)
La photo ci-contre est la représentation de Roland Culé. Merci à "South Park Character Creator".

Le 27è extrait de Vladkarp, celui qui clôt le 9è chapitre, arrive au meilleur moment ! En effet, le mois d'octobre commence et apporte avec lui les cousins, les premières pluies et les premiers froids, la tristesse, le « Bad Automnal » et tout ce qui s'ensuit... Mais, bien heureusement, Vladimir Karpounyouv et Cie sont là...

Dans cet extrait, dont la grande majorité de l'action se passe durant la Fête Foraine, il y aura de l'alcoolisme, du sexe et, surtout de la castagne. Normal, puisqu'il y a des manouches. Toujours à vouloir se battre ceux-là, et souvent avec des armes en plus !

Ce 9è chapitre fut écrit durant la seconde quinzaine de décembre 2007 (Aaaah, la belle époque !) et il met en quelque sorte un terme à la première partie du livre... Mais je n'en dis pas plus !
Bonne lecture à tous...


A tous ceux qui vivent un « Bad Automnal ». Courage !



Il était 8h08 quand Johnny se réveilla en sursaut, en hurlant : « NOOOOOOOOOOOON !!! » et en ruisselant de sueur. Quel horrible cauchemar !
Comme d'habitude, c'était le même rêve, celui où il était poursuivit par quatre sinistres connard, ceux qui l'avaient fait chier (une fois même au sens propre) durant quatre longues années dans le car le ramenant du collège, tous les vendredis soirs...
En effet, Aubin, Emmanuel, Mickaël et Eric étaient tous quatre en internat et ne prenaient le car que le vendredi soir et, pour se défouler suite à une semaine éreintante, ils s'en prenaient à un élève petit et faible, faisant ainsi preuve d'un courage immense, celui qui sied aux brutes de leur espèce...
Johnny, avec ses cheveux gras, ses lunettes, sa silhouette frêle et petite, son jeune âge et son énorme timidité, était l'un de leur souffre douleur préféré...
Insultes, provocations, rackets, coups, tabassages,... Tout, il avait tout pris. Trop timide, manquant cruellement de confiance en lui, sans personne pour le défendre car toujours tout seul, il avait vécu un véritable enfer qui avait pris fin avec son entrée au lycée. Il avait alors rencontré trois personnes extraordinaires : Vladimir, Brian et Jacky. Avec eux, il avait pris (un peu) confiance, était (un peu) sorti de sa timidité. Il était devenu très heureux et l'enfer avait laissé place au paradis... A quatre, ils étaient invincibles !
Si il savait que Vladimir, Brian et Jacky l'étaient aussi seuls, pour lui, qu'en était-il ? Depuis le collège, il n'avait jamais eu affaire à des gens lui voulant du mal en étant seul.
Tout en pensant à cela, Johnny s'habillai, mangeai en vitesse, se brossai les dents et s'en allai prendre le car, pour rejoindre le lycée.
Quand il entrai, quatre personnes étaient assises dans le fond... Deux couples de vieux gays qui se tripotaient la rondelle...
Le trajet s'effectua sans encombres et, en arrivant au lycée, Johnny avait complètement chassé de sa tête ses quatre ex-tortionnaires...

Le deuxième et dernier jour de la Fête Foraine se déroulait sous un soleil éclatant. Comme la veille, environ 5000 personnes (en réalité 4096, je le sais car je suis un narrateur omniscient (110)) étaient présents pour visiter les différents stands et les différentes attractions.
Aux côtés des festivités habituelles comme la grande roue, le train fantôme, le palais des glaces ou les montagnes russes, on retrouvait d'autres plus... originales, telles que la dégustation de hérissons vivants, le tir à la carabine sur femmes enceintes ou le vol d'horodateurs...
Peu après 11h, nos quatre mais croisèrent trois de leurs connaissances : Olivier, Anthony et Tony. Les deux premiers se tenaient la main, tandis que le 3ème tenait la patte d'une chienne grimée d'une robe rouge, de souliers noirs et d'une perruque blonde, et qui tenait sur ses pattes arrière. Elle s'appelait Teresa.
Vladimir se demandait qui Tony voulait tromper en affublant sa chienne de vêtements et d'une perruque pour la faire passer pour une femme...
- « Salut les sodomites ! » lança Brian dans un immense sourire.
Olivier et Anthony se retournèrent à la vitesse du son, pour voir qui étaient les sodomites en question (ils étaient toujours prêts pour les expériences échangistes) avant de réaliser que c'était d'eux que Brian parlait.
- « Ho, bien merci et vous ?
- Bien, bien, bien... Désolé pour la fausse joie !
- Haha, pas grave, on ne t'en veut pas... Mais on a vraiment cru que y'avait d'autres gays dans le coin !
- Hey ho, ça va pas la tête ! Y'en a déjà 3 sur 5 mètres carrés faut pas pousser non plus ! » jetai Vladimir, hilare, avant d'aller embrasser ses amis.
- « Mieux vaut être PD que manouches ! » lançai Jacky, ce à quoi Johnny rétorquai par :
- Mais vaut mieux être hétéro que homo !
- Et c'est toi qui dis ça, le petit puceau ! » Jacky avait évidemment dit ça sur le ton de la plaisanterie mais Johnny lui lança un cinglant :
- « Mieux vaut avoir jamais tremper sa nouille que de se faire remplir le cul ! » Et il s'en allai sans demander son reste..
L'atmosphère devint soudain moins chaleureuse, plus froide, ça va de pair...
Tony, la main dans le trou de balle de sa chienne, tenta de détendre la situation, tout en tendant sa bite, en disant :
- « Bah moi je dis que hétéros comme homos, vous êtes tous des fientes sur pattes ! Ce qui prime, c'est la zoophilie ! VIVE LA ZOOPHILIE ! »
Cela lui valut des regards interrogateurs de la part des personnes qui passaient à leur côté, et un petit garçon de 6 ans, Robin, demanda à son papa ce qu'était la zoophilie. Son père lui répondit :
- « Tu veux savoir ce que c'est et bah je vais te montrer ! » Le père se saisit d'un caniche qui tirait un vieux moisi avec sa laisse, baissa son pantalon et, dans une cacophonie d'aboiements plaintifs et déchirants (aussi déchiré que le fut le trou du cul du chien), sodomisa la pauvre bête !
Un mois plus tard, sa femme obtint le divorce et la garde de son fils...

Johnny s'éloigna de ses amis, énervé, déçu et vexé à la fois. Il ne pensait pas que Jacky pouvait se montrer aussi cruel, en réponse à une plaisanterie.
Il regrettait néanmoins de lui avoir dit ça, même si c'était pour plaisanter. Alors qu'il pensait sérieusement à rebrousser chemin pour aller s'excuser, il eu une vision d'horreur : une énorme merde humaine se situait devant lui... Non, un peu plus loin...
En face de lui, en train d'enfermer un vieux dans une poubelle, se trouvait ses quatre ex-tortionnaires : Aubin, Emmanuel, Mickaël et Eric...
Johnny tenta de se faire tout petit et de se cacher derrière une femme aussi grosse que laide et autant malodorante que mal prénommée (elle s'appelait en effet Gornma). On aurait dit un sanglier obèse avec une perruque.
Malheureusement pour Jojo, cette femme (ou plutôt ce tas de merde), lâcha un pet d'une rare puanteur, qui piqua tellement les yeux qu'il fut contraint de les fermer. Il trébucha, s'empala sur le cul du mastodonte (qui ne sentit rien, car la graisse était si épaisse que ça lui servait de bouée), parvint à s'en sortir, une terrible odeur à réveiller un mort – ou plutôt à le tuer encore plus - dans le nez et, gémissant « gardez votre merde ! », s'étala sur le sol.
Son nez était à quelques centimètres de la merde humaine qu'il avait aperçut tout à l'heure, mais, à côté de ce qu'il venait de ressentir, il trouvait l'odeur agréable. Mais, derrière cette merde, il y avait quelque chose, ou plutôt quelqu'un, de beaucoup moins agréable : une énorme mygale échappée de la caravane d'un manouche... Non, un peu plus haut...
Aubin Bécile était là, la couille dépassant de son short en jean déchiré. Les cheveux longs, gras et blonds tenus par un bandeau rouge, un marcel blanc d'où dépassait une ahurissante touffe de poils : il ne ressemblait à rien !
- « Tiens, tiens, tiens, voyez vous ça ! Ne serait-ce pas Johnny Gaufrette, le bien nommé ? » lança-t-il, en le soulevant par le col, d'une voix démoniaque.
- « Euh non... Vous faites erreur, je suis... ("Trouve un nom con")... Dwight Eisenhower ("Mais quel con") !
- « Ho pardon, je vous avait pris pour quelqu'un d'autre ! » Et il le relâcha.
Heureux, surpris mais soulagé, Johnny lança alors un : « Quel gros con, celui-là, Eisenhower, pourquoi pas Lincoln ou Nixon ! »
Malheureusement, Aubin l'entendit et, au même moment, ses trois amis arrivèrent :
Emmanuel Manuel Miguel Costa da Silva Pereira Ribeiro Gomes, les cheveux bouclés, des cernes énormes, un gros nez : la gueule du mec que vous avez envie de cogner au premier coup d'½il ! Il portait un pull et un jean tellement large qu'il lui arrivait au dessus des genoux, exhibant ainsi un caleçon treillis militaire; Eric Héramzy, avec les « dents du bonheur » qui lui sortaient de la bouche tellement elles étaient longues, immigré égyptien aux cheveux longs et fan de foot. Il était simplement vêtu d'un moule bite rouge ; Mickaël Sucemasseur, pilote de kart renommé dans la région mais doté d'un nez si long et si souple qu'il pouvait enlever les morceaux de pain coller à son palais avec. C'était un truc si inconcevable qu'il fallait le voir pour le croire ! Sinon, c'était un mec en chemise blanche et bermuda à fleurs, qui portait des chaussettes dans ses tongs, qui avait des Ray Ban, qui coiffait ses cheveux et lavait ses dents avec son sperme, qui...
N'en jetez plus, c'était le mec que n'importe qui aimerait voir mourir – ou que n'importe qui aimerait tuer, c'est selon.

- « Ca fait longtemps qu'on t'as pas casser la gueule, toi ! » lui souffla Emmanuel en le prenant par la nuque.
Johnny déglutit avec difficulté (« 2 ans, 8 mois et 7 jours », pensa-t-il).
- « Mais on va remédier à tout ça, t'inquiètes pas ! » renchérit (chérie, c'est moi ! (111)) Mickaël.
- « Ouais, HAHAHA ! » hurla Aubin, le regard de psychopathe, en levant le poing, prêt à frapper. Son poing n'est jamais redescendu...
Stoppé dans son élan, il se retourna pour voir qui l'avait bloqué ainsi. Ou plutôt tenta de se retourner car à peine eut-il le temps de tourner la tête qu'il vie un poing s'abattre sur son nez, qui se mit à saigner...
Sur le sol, Aubin leva la tête et su alors ce qu'était la personne qui l'avait attaqué (« Non, pas lui ! » se dit-il, terrorisé).
Il assista ainsi, paralysé par la peur, à la castration par pelle à jardin de Mickaël, à la défiguration de Emmanuel, saoulé de coups de battes de baseball et à la pendaison par les pieds de Eric...
Johnny, lui, recroquevillé sur lui-même, fermait les yeux en entendant seulement ce qui se passait autour de lui. Quand il se releva, il vie ses quatre ex-tortionnaires en piteux état, dans un cercle dont il était le centre. Tout autour de lui, la foule le regardait avec des yeux ronds.
Il leur demanda ce qui s'était passé et un homme d'une quarantaine d'année qui ne sert qu'à ça dans le livre lui dit :
- « Vous n'avez pas vu celui qui est venu à votre secours ?
- Non !
- C'était Bitman ! »
TINTINTIN...

Johnny, encore sous le coup de l'émotion, s'en alla rejoindre ses amis quand, en passant devant les toilettes, il faillit se prendre une porte en pleine gueule... En effet, Vladimir en sortait, accompagné d'une jeune manouche blonde et bronzée, Christina, 16 ans, qu'il venait de fourrer avec délectation. C'était sa première manouche ! En voyant son ami, il lui dit :
- « 1111ème, mec, 1111 ! » (112), dans un immense sourire.
C'est à ce moment là que le petit frère de Christina, Christian, 13 ans mais 1m89 et 91kg, se pointa... Ce fut le début d'une terrible guerre...
- « Toi avoir baiser ma s½ur, y'a que moi qui a droit de baiser ma s½ur ! » rugit-il.
- « T'as pas le monopole de la fouffe, par ailleurs très douce, de ta frangine, sac à merde !
- Toi parle pas comme ça à moi, sinon moi taper toi !
- Hé bah, viens je t'attends ! »
Le manouche bondit en avant, Vladimir fit un pas de côté, tendit la jambe et Christian se prit les pieds dedans et s'effondra de tous son long dans les toilettes. Vladimir alluma en 4ème vitesse une cigarette et la jeta dans les chiottes, activant ainsi l'alarme antifumée, déclenchant donc des jets d'eau. Le manouche se releva en sursaut.
- « Te plains pas, pour une fois que tu te laves ! »

Le manouche se releva, sortit des toilettes, tira un cor de sa poche et souffla dedans. La terre se mit à trembler, les cailloux se soulevaient, un immense nuage de poussière se forma et une bonne centaine de manouches arriva autour de Vladimir et ses amis. Jacky baissa alors son pantalon, trifouilla dans son trou de balle, en sortit un mégaphone et hurla : « LES MANOUCHES ATTAQUENT, LA RACE BLANCHE EST EN DANGER, VIIIIIITE ! »
Et alors, la terre se mit à trembler, les cailloux se soulevaient, un immense nuage de poussière se forma et environ 500 personnes se retrouvèrent autour des forains...
La cour de l'école, qui était bondée quelques secondes plus tôt, était désormais déserte, car, à l'annonce de Johnny, tout le monde – hormis les belligérants bien sûr – avaient quitté les lieux ! La Seconde Guerre entre Manouches et Blancs allait commencer...
Les forains tirèrent les premiers. Armés de fusils de chasse, d'horodateurs, de pelles, de pioches, de marteau, de couteaux et de cure dents... En peu de temps, ils avaient rétabli l'égalité en terme de combattants (oui ça va vite mais les 400 morts chez les blancs ne sont pas important).
Roland Culé, qui avait tenté au départ d'apaiser la situation, monta sur les épaules de son fils, demanda à Jacky, qui se tenait derrière Jean, son mégaphone, le pris après l'avoir soigneusement enroulé d'une serviette (le sperme, la merde et le sang, très peu pour lui) et lança : « TOUS A LA CAVE ! IL Y A DES ARMES À PROFUSION ! »
Ses hommes s'exécutèrent, prenant leurs jambes à leur cou, pour éviter les assauts adverses.
Dans la cave, s'amoncelait en effet des centaines d'armes ayant appartenu à la Wehrmacht, mais en excellent état de fonctionnement, car Adolfa et Klaus Braun, les feu CPE, y avaient veillés...
Tout en distribuant les armes, Roland Culé lâchait des : « Today the Manouches, Tomorrow the World » (113) à ses frères d'armes. Ils ressortirent alors de la cave et le carnage commença. Environ 80 manouches s'écroulèrent raides morts, sans avoir pu faire le moindre geste.
Des drapeaux blancs s'agitèrent alors, mais Roland Culé, impitoyable, lança : « Débarrassons nous de toute cette merde ! » Il tira dans le tas, quand une grenade éclata à quelques pas de lui. Lorenzo, chef du clan manouche, déchira son drapeau, le bouffa, le chia puis le remangea. C'était une coutume foraine pour impressionner et déstabiliser l'adversaire. En effet, les Blancs jetèrent leurs armes pour l'applaudir et les manouches se ruèrent dessus et ouvrirent le feu.
10 morts, 20 morts, 40 morts, 80 morts...
Le carnage semblait inarrêtable, quand, surgit de nulle part, une bite rose volante fondit sur les manouches, et, dans une tempêtes de coups de pieds et de coups de poings, désarma un à un les assaillants... Puis, aussi vite qu'il était arrivé, il s'en alla. C'était Bitman !
Mais cette arrivée fortuite avait permis aux Blancs de reprendre le contrôle de la situation. Roland Culé, un bandeau atour du front, en débardeur vert et transpirant à grosses gouttes, s'empara d'une mitrailleuse et dit : « Si je tue tous les survivants, j'envoie les Term en voyage en Italie ! » Ce qu'il fit, avec un sang froid déconcertant, avant de se dire : « Hé merde, j'aurai pu en laisser un vivre, qui va payer maintenant, c'est bibi ! »
Et la fête foraine se termina là, dans un bain de sang...

Une semaine plus tard, le rapport de police de l'inspecteur Buggs Bunny (un gros lard qui passait son temps à bouffer des beignets, assis sur son cul, et à écouter les retransmissions des matchs de foot à la radio), concluait à un terrible attentat kamikaze de la part des manouches, faisant ainsi près de 600 morts...
En sortant du bureau ce soir-là, l'inspecteur Bunny croisa le principal Culé, qui se rendait à l'agence de voyage la plus proche...


(110) : Hé ouais, la classe hein ? Omniscient, bande de cons !
(111) : C'est beau trois 1 à la suite. Je trouvais ça con donc j'ai mis ça là !
(112) : Je voulais voir si quatre 1 à la suite, c'était aussi joli que trois. La réponse est non, mais maintenant vous connaissez les stats fabuleuses de notre héros. Un jour, peut être, un livre, forcément un pavé, « Vladkarp : 1 page, 1 clito » sortira...
(113) : Ouech ouech, 113, un p'tit verre de sky ! Référence à Adolph Hitler: « Today Germany, Tomorrow the World »



Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a de la violence, de la débilité et de la diffamation. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !

# Posté le samedi 04 octobre 2008 14:33

Modifié le lundi 17 novembre 2008 11:56