La photo ci-contre représente la banderole présente dans la cave des jumeaux Braun. Ne faites pas ça chez vous !
Le 24è extrait arrive en même temps que le mois d'août commence.... Otez-moi d'un doute, il ne neige pas au mois d'août... Quelle ironie de parler d'une tempête de neige en plein été...
Mais là nous entrons, par devant ou par derrière, c'est comme vous voulez, dans le vif du sujet...
Vous avez sans doute remarqué, à moins d'être un gros con (mais, pour venir sur ce blog, il faut être un gros con, donc, vous n'avez rien remarqué), que les deux extraits précédents étaient courts. C'est parce que celui-ci, qui clôt le 8è chapitre, est immense, aussi bien par la taille (c'est un fait) que par la qualité (c'est un avis). Cet extrait fait en effet la moitié du chapitre, soit 12 pages...
Deux autres bonnes nouvelles (si on considère que lire douze pages de cette diarrhée littéraire est une bonne nouvelle) :
Primo, ce blog fête ce jour sa 2500è visite. Ce fameux visiteur, Jacques Hadihadi (Mouthe, 25) se voit offrir un peigne anal, un costume pour poupée et un lot de quatre piles. Félicitations...
Secundo, 22 souris mutantes de l'espace sont parvenues à s'échapper de Guantanamo. Elles se sont embarquées (clandestinement bien sûr) sur un cargo, qui devrait arriver en Europe à l'automne, le "Karaboudjan"...
A Microsoft Word, mon excellent traitement de texte, parce qu'il le vaut bien.
22 janvier 2008, 07h07 :
Je viens juste de me réveiller. J'ai ouvert mon sac et sorti ma trousse et mon bloc-notes. Et j'écris ses lignes. La nuit s'est bien passée. Ca fait bizarre de dormir dans son lycée. Ca fait bizarre de dormir en compagnie des profs, Ca fait bizarre de dormir près des chiottes qui empestent la merde (Jacky a eu la mauvaise idée d' allé chier juste avant de se coucher)...
Dans le hall, tout le monde est réveillé désormais. Vladimir, dans son sac de couchage, se redresse. Il y a une énorme bosse dans son duvet. C'est trop haut pour être ses genoux... Ah, la bonne vieille gole du matin... Un réveil sans grosse gole, c'est comme Paris sans Tour Eiffel, une femme magnifique sans clitoris, Laurel sans Hardy ou un samedi soir à Tata Beach sans homosexuel... Justement, à côté de moi, Jacky se réveille. Il se tripote la raie. Fist Fucking matinale ? Morceau de merde de la veille ? Ou simplement l'envie de combler un manque ? Aucun des trois, il retire simplement la plume rose qu'il met chaque soir « in rectum » pour s'endormir. Une plume que Delphine lui avait offerte en seconde, en lui affirmant que six gogo-dancers déguisés en cow-boy s'étaient masturbés dessus.
Les filles se lèvent et vont aux toilettes pour « se rafraîchir ». C'est sur que c'est plus classe que dire « Je vais pisser », « Je vais aller larguer une énorme série de pets avant de chier gras » ou encore « Je vais rentrer mes doigts dans ma chatte et en extraire mon tampon rempli de sang pour le remplacer ». Mais nous ne sommes pas dupes. Mais après tout, c'est mieux de se dire que, par exemple,le cul des femmes ne sert qu'à une chose : à s'asseoir. Voir à la sodomie...
Il y a là Solenn, Fanny, Léa, Maria...
Tous les regards se tournent vers elles. Certains ne se gène pas pour se branler comme des porcs (est-ce que les porcs peuvent se branler ? Voilà une question existentielle) en scandant leur prénom ! Danny, énervé de voir des mecs manquer de respect à sa s½ur, se lève, chope un extincteur et s'en va massacrer le premier venu (le plus petit et le plus maigre). Johnny lâche un très joli pet, puis se marre. Voyant sa couette bougée, je comprends qu'il aère. Il rentre alors sa tête dans son duvet et renifle bruyamment :
- « Ouah, c'est Tchernobyl là-dedans ! » Il se marre à nouveau.
Vladimir ricane : - « Attention, une couille va peut être te pousser au milieu du front ! » J'éclate de rire. Il est 7h30, tout le monde file vers le self. C'est l'heure du petit déjeuner...
Brian pose son bloc-notes et se lève. Toutes les personnes présentes (quasiment 2000) rejoignent donc le self pour prendre le petit-déjeuner.
Justement, il est temps de présenter les professeurs présents, du moins ceux qui nous intéressent :
Nous avons déjà évoqués les cas Roland Culé (le directeur), Gérard Michel Trochu (Histoire-Géographie) et Bob Dylat (Anglais), mais il y a aussi le prof de philosophie Ito-Mat-Ho-Sel.
Comme son nom (pouvant donner par ailleurs un excellent jeu de mots) pouvait le laisser indiquer, il était chinois. Sa famille avait fui l'Empire du Milieu en 1949, après la prise du pouvoir par Mao Zedong (Tsé-Toung pour les intimes). Agé de 40 ans, il enseignait dans ce lycée depuis 7 ans. Il s'habillait toujours en costume traditionnel chinois, mangeait des ½ufs pourris et avait noyé les trois petites filles qu'il avait eues. A part ça, il avait les cheveux longs noués en « queue de cheval ». Quant à sa propre queue, elle était ridiculement petite.
Dans la catégorie « émigrés », il y avait l'italien professeur de sport, Giuseppe Netrazione.
Grand, mince, chauve, les yeux bleus, les filles le trouvaient « Oh il est trop beau ! » Malheureusement pour elles, il était homosexuel, bien que personne ne l'avait remarqué, malgré le fait qu'ils venaient régulièrement en cours en talons hauts.
Malgré cela, il était très sympa, et son accent accentuait cela. De plus, ses cours étaient bien.
Il apprenait à ses élèves à bien simuler, à faire mal à ses adversaires, à les insulter, à gagner du temps, à se tordre de douleur sur le sol, à jouer avec la main, etc...
Un vrai rital quoi...
On trouvait également le prof d'Arts Plastique Renaud Citroën. Grand, mince, un petit bouc « d'artiste », des petites lunettes « d'artiste », des cheveux courts « d'artiste », etc... Sympathique et faisant souvent des réflexions grivoises, il était donc très aimé de ses élèves et de ses collègues. Très bon sculpteur, excellent peintre, ses ½uvres étaient souvent à connotation sexuelle, tel que « La Pipe de Fernand », que le dénommé Fernand ne tenait pas dans la bouche, mais dans le cul, « La Grande Muraille de Chine » qui représentait non pas le monument mais un chinois phalliquement bien doté, ou encore « Le Trois Mâts de la Capitaine », qui n'était pas un bateau appartenant à une femme, mais une femme se faisant prendre par un homme possédant trois pénis. Il est inutile de dire que Renaud Citroën vénérait Salvador Dali, que ses ½uvres s'étaient vendues des millions à New York (mais, bien que pété de thunes, il continuait d'exercer son métier de prof, par « amour de la profession »), et qu'il était un lointain descendant d'André Citroën (l'inventeur de la marque automobile).
Petite blague pour la forme :
C'est quatre arabes dans une voiture neuve. La voiture a un accident et les quatre arabes meurent.
Quelle était la marque de la voiture ?
Citroën, car « Vous n'imaginez pas tout ce que Citroën peut faire pour vous ! »
En parlant de descendance et de racisme, il est temps de parler des deux CPE du lycée Josef Staline. Edmund et Adolfa Braun. Adolfa et Edmund Braun...
Jumeaux allemands de 62 ans, ils avaient émigrés en France en 1989, après la chute du Mur de Berlin. Depuis, ils vivaient ensemble, dans une ferme.
Edmund et Adolfa étaient en effet très proches. Abandonnés à leur naissance par leurs parents, qui se seraient suicidés ce jour-là (fin avril-début mai 1945), juste après que la mère ait accouchée, ils avaient été recueuillis par deux russes, qui les avait ensuite déposé dans un foyer pour orphelins, à Berlin, très courant à l'époque dans la ville, seconde Guerre Mondiale oblige...
Leurs parents auraient ensuite été incinérés et leurs cendres dispersés dans l'Elbe...
Ouvrons une parenthèse « ( » :
A l'âge de 12 ans, Edmund et Adolfa avaient été adoptés par des fermiers bavarois de Berchtesgaden. Hansel et Gretel Grimm, stériles, buvaient de la bière, pratiquaient la sodomie et supportaient le Bayern Munich.
En plus de leur travail à la ferme, Edmund peignait (très mal) et Adolfa pratiquait la photographie, avec talent, elle... Après leurs journées de travail, ils passaient du temps ensemble à boire du champagne frais et du cognac (en cachette) et à manger du chocolat et des fruits (pas en cachette).
Adolfa adorait bronzer nue quand elle allait à la plage, ce qui irritait Edmund au point que celui-ci se laissa pousser une moustache carrée en signe de protestation, ce qui déplût particulièrement à sa s½ur.
Ainsi, ils arrivèrent à un compromis : Adolfa arrêterait de bronzer nue et Edmund raserait sa moustache. Mais, en secret, elle fréquentait une plage de nudiste, tandis qu'il s'affublait d'une fausse moustache carré pour les soirées mondaines...
Enfants, les jumeaux faisaient souvent des cauchemars où un aigle géant les déposait dans un bunker jonché de cadavres (dont celui d'un chien) et de capsules de cyanure. Au loin, des chars tiraient, puis il y avait une explosion. C'est à ce moment qu'ils se réveillaient, criant « Sieg Heil », le bras droit tendu, le corps ruisselant de sueur. Avec l'âge, cela avait passé...
Bien sur, ils avaient fait de nombreuses recherches pour connaître la véritable identité de leurs parents. Ils avaient ainsi appris qu'ils portaient le nom de leur mère, car, parait-il, celui de leur père serait difficile à porter et que ce dernier avait des origines autrichiennes.
Adolfa savait que son prénom était en fait la version féminine du prénom de son père et Edmund n'était autre que le prénom du petit frère du père, décédé très jeune d'une rougeole.
Les jumeaux avaient également hérités d'un manuscrit que leur père aurait écrit en prison, mais dont ils ignoraient le titre, la page de couverture étant absence, et d'un brassard avec une croix gammée dessus, ce qui signifiait que leur père avait sans doute participé à la guerre, de près ou de loin.
Enfin, de récentes analyses avaient également montrées que du sang nazi (rouge et blanc avec des globules en forme de croix gammée) coulait dans leurs veines, ce qui voulait dire qu'au moins un de leur parent avait été un nazi... Il est inutile de signaler que les deux CPE étaient de fervents antisémites.
Mais cela n'apportait aucune indication sur l'identité de leurs parents...
Il faut aussi souligner que Edmund et Adolfa organisaient, depuis quinze ans maintenant, des combats de juifs dans leur cave.
La cave était toute grise. La façade nord était occupée par la cage, la façade sud par les gradins. A l'est, il y avait le podium sur lequel siégeait les deux hôtes, ainsi qu'un micro pour présenter les combattants. Sur le mur, un immense drapeau noir représentant une svastika en or et, en légende, « Back to Birkenau » écrit en rouge sang. Enfin, la façade ouest était occupée en grande partie par l'escalier qui menait à la cave et par le placard à balais dans lequel vivaient les combattants le reste du temps...
A côté du placard il y avait une vieille sono (datant de la guerre, comme de juste) qui crachait en continu « Hitler reviens », titre écrit et composé par Edmund et chanté par Adolfa, grandement inspiré de « Jésus revient », du film « La vie est un long fleuve tranquille » :
Quand il reviendra, il fera grand jour
Pour saluer celui qui inventa les camps
Au fond de l'Autriche, il naquit de Maria
Personne n'avait voulu de lui
Hitler reviens, Hitler reviens, Hitler reviens parmi les tiens
Du haut de la croix gammée, montre nous le chemin
Toi qui le connais si bien
Toute sa vie, il prêchait l'antisémitisme
La bonté, la justice, et le savoir
Quand il reviendra, il les exterminera
Comme il avait fait en 40
Hitler reviens, Hitler reviens, Hitler reviens parmi les tiens
Du haut de la croix gammée, montre nous le chemin
Toi qui le connais si bien
Dans une grande clarté, il apparaîtra
Comme il le fit en 33
Le monde entier laissera éclater sa joie
En chantant Hitler est là
Hitler reviens, Hitler reviens, Hitler reviens parmi les tiens
Du haut de la croix gammée, montre nous le chemin
Pour toujours faire le bien
Hitler reviens, Hitler reviens, Hitler reviens parmi les tiens
Du haut de la croix gammée, montre nous le chemin
Pour toujours faire le bien
Hitler reviens, Hitler reviens, Hitler reviens parmi les tiens
Du haut de la croix gammée, montre nous le chemin
Pour toujours faire le bien
Le principe de ce sport est fort simple :
Deux combattants se battent à mains nues, enfermés dans des cages en acier rondes de 25 mètres de circonférence, dont le sol est recouvert de cendres récupérées à Auschwitz. Le vainqueur est celui qui tue son adversaire en premier. Ensuite, il a le droit d'aller prendre une douche...
Si au bout d'une heure il n'y a pas de vainqueur, cela se joue à la « mort subite ». Les spectateurs (environ 50) quittent la salle et observent la fin du combat par une grande vitre spécialement aménagée sur le sol du rez- de-chaussée, pour voir ce qui se passe en dessous. En effet, les spectateurs doivent être protégés car du Zyklon B est déversée dans la cave. Et là, c'est celui qui résiste le plus longtemps qui gagne. Bien évidemment, il n'a pas le temps de savourer sa victoire, car il décède dans les cinq secondes...
Edmund et Adolfa fixaient les cotes et les spectateurs venaient parier de l'argent. Si un type gagnait trop de thunes, le Service de Sécurité (SS) le mettait de force dans la cage pour le combat suivant.
Les SS des jumeaux étaient au nombre de quatre et s'appelaient respectivement Michael, Oliver, Miroslav et Torsten. Ils étaient tous grands, rasés, sadiques et cons...
Les deux jumeaux (énorme pléonasme, comme dire « je monte en haut » ou « je chie par le cul ») avaient fait de multiples demandes au CIO pour que ce sport devienne discipline olympique. Quatre propositions, quatre refus...
Mais ils espéraient secrètement que quelque part, de préférence en Allemagne, les néo-nazis reprennent le pouvoir, organisaient des Jeux Olympiques pour démontrer la supériorité de la race aryenne (comme si il fallait la démontrer), comme à Berlin à 1936 et ferait du « Combat de Juif » l'épreuve reine...
Leur grand rêve était surtout de retrouver de l'ADN du « Führer » et de créer un clone, qui ferait comme lui. Mais ils savaient qu'ils ne pouvaient rien faire, Adolf et Eva Hitler n'ayant jamais eu de descendance. Du moins à leur connaissance, car une rumeur disait que la compagne du dictateur était enceinte de lui dans le Bunker Berlinois où ils ont fini leur vie.
Et si ?...
Chaque samedi soir, trois matchs étaient programmés. Histoire de passer un moment agréable en famille, plutôt que de regarder les « Enfants de la Télé » sur TF1.
A choisir entre voir un juif milliardaire raconter de la merde pendant deux heures et un autre juif mourir, le choix étaient vite fait pour les néo-nazis...
Edmund et Adolfa Braun avaient été engagés par la directrice adjointe, Isabelle Vrette, surnommée affectueusement « Belle Levrette » par Vladimir et ses ami(e)s. Quand on s'appelle comme ça, c'est normal de s'exposer à des jeux de mots vaseux.
Agée de 57 ans, elle en faisait 70, grâce à un lifting impeccablement raté. Rousse d'origine, elle se teignait en « Carotte Bonduelle », de chez Schwarzkopf. Les cheveux courts et frisés, comme la plupart des vieilles, maigre, le teint pâle, elle était vraiment moche, en plus d'être conne.
Bref, tout sauf la femme de vos rêves, sauf pour un clodo puceau et bourré en fin de vie, la nuit dans le brouillard, de dos et après s'être vu proposer un gros paquet de thunes.
Tout de suite, elle était tombée sous le charme d'Edmund et d'Adolfa, quand, dans un bar, elle les entendit raconter des blagues antisémites, il y a 10 ans de cela :
Edmund, le visage rougit après avoir vidé sa chope :
- « C'est un petit garçon qui cherche ses parents à Auschwitz. Il ne les trouve pas, alors il est triste. Il part et, de colère, shoote dans un tas de cendres. Et là un garde lui fait :
- « Hé petit, pas de bagarre ici ! »
Ses amis et sa s½ur éclatèrent de rire. Isabelle Vrette s'approcha alors et lui lança :
- « Mon père est mort à Auschwitz ! »
Les néo-nazis la regardèrent, dégoûtés et prêts à la frapper, avant qu'elle ne lance, dans un grand éclat de rire :
- « Il est tombé du mirador ! »
Gros rires bien gras.
Adolfa, voyant là l'occasion de se faire une nouvelle amie, avait ajoutée :
- « Vous connaissez la blague du bateau juif rempli de juifs qui coule ?
- Non !
- Moi non plus, mais en tout cas elle commence bien ! »
Nouveaux éclats de rire...
Les antisémites s'attirent dit-on, un peu comme la merde attire les mouches...
Ainsi, Isabelle Vrette, déjà directrice adjointe depuis trois décennies à l'époque, les avait engagés. Elle avait en effet obtenue ce poste dès l'obtention de son BAC S (bien évidemment, bande de sales racistes), bien aidée par sa faculté à savoir lécher les bons culs et sucer les bonnes boules (dans tous les sens possibles et inimaginables).
Si, auparavant, Isabelle Vrette était stricte, mais correcte, elle instaura un vrai régime de terreur suite à l'arrivée des deux néo-nazis aux postes de CPE. Et comme Roland Culé lui avait donné carte blanche, ni plus ni moins qu'un bout de carton sur lequel le directeur s'était allégrement masturbé, et qui trônait désormais sur le bureau de la directrice adjointe (les élèves, en le voyant, savait ce que cela signifiait : que leur directeur était un gros dégueulasse !), elle en profitait la fieffée salope...
Ainsi, Mlle Vrette (vous pensiez qu'une femme pareille était mariée ?) pouvait leur faire tout ce qu'elle voulait, dans la limite du raisonnable. Sauf les violer, les tuer, ou ... En fait seulement les violer et les tuer (et encore, il y avait des exceptions, vous savez, celles dont on dit qu'elles ne font que confirmer la règle). Tout le reste était admis. Tout...
L'année de l'arrivée d'Edmund et d'Adolfa, le nombre de morts dans le lycée avait augmenté de 200 %. Pour la plupart des suicides. Plutôt mourir que d'endurer ça...
Ca, c'était les cinq cents coups de fouet, les pompes avec une armoire sur le dos, écouter du Michel Sardou ou regarder du Max Pecas pendant une journée entière (Johnny, fan de Max Pecas, avait passé une semaine devant la télé), l'émasculation ou castration, le léchage des couilles d'un porc en les rentrant en entier dans la bouche, l'écartèlement (tellement douloureux), la noyade dans la baignoire, les bains de javel, l'eau bouillante jetée dans la gueule, la sodomie à sec par une tribu d'indigènes (Jacky adorait ça, même si il trouvait ça « trop mou » et « pas assez sanguinolent »), les yeux troués, les membres coupés, les cheveux arrachés, vivre une semaine entièrement nu sur le plateau du Larzac, faire un fist fucking à un vieil incontinent (Brian était un maître en la matière), l'enterrement vivant, se faire chier et pisser dessus, la pendaison par les pieds (pour les femmes) ou les testicules, l'ingurgitation par entonnoir de 10L de Vodka ou de bière (Vladimir s'en était sorti sans dommage, et même il en redemandait), être attaché à un mur sans pouvoir faire aucun mouvements, alors que dix pin-up défilent en bikini devant vous, dans des positions très suggestives, pendant une nuit entière, aller à Jérusalem en costume nazi ou encore avaler 10kg de bouffe mexicaine sans pouvoir boire ou chier (ça, personne n'y avait résisté)...
Vous l'aurez compris, la vie au Lycée Josef Staline était un enfer...
Heureusement, un petit groupe de résistants nommé GRAND « Groupe de Résistance Anti Nazis Dégueulasses », s'était formé, il y a trois ans de cela, pour empêcher les néo-nazis de trop étendre leur pouvoir.
Brian, le fondateur, s'était autoproclamé Président en Chef Suprême. Ses seconds étaient bien évidemment Vladimir, Johnny et Jacky. Mais l'on retrouvait aussi Maria Nusse (uniquement présente pour être proche de « son Vladi »), Danny et Jenny Barre, Léa Battoir (ce qui faisait grand plaisir à Brian), Joseph Héralgant, Michael Chainsaw (remplacé par Richard la Raie suite à son départ), Lucas Secouille, Raoul Gastro et Fidel Castré (qui rivalisaient de méchanceté et de sadisme avec l'adversaire), Kevin Hill, Fernando da Silva (désormais en fauteuil roulant), Zinédine Heth, George Hy, Jimmy Lanais et Paul Honet (qui passaient plus de temps à s'enculer qu'à agir véritablement) et Jean Culé. Ce dernier était un élément clef de ce groupe. Comme c'était le fils du directeur, il pouvait avoir des infos sur Isabelle Vrette et les jumeaux Braun...
C'était en quelque sorte l'espion, le « James Bond » de la bande. La classe, les gadgets, la voiture et, plus regrettable, les meufs, en moins...
Il est temps de refermer la parenthèse, j'ai quand même une histoire (de merde, certes, mais une histoire quand même) à raconter moi : « ) ».
Après le petit déjeuner, les cours reprirent comme lors d'une journée habituelle. Après deux heures chiantes à mourir d'Histoire-Géo, puis une courte pause, nos quatre amis allèrent en espagnol. C'était l'un de leurs cours préférés. D'abord, parce qu'ils aimaient cette matière et trouvait que l'espagnol était agréable à parler, mais surtout, parce que la prof, Josiane Nanas, en plus de se gaver d'ananas à longueur de journée, était une merveille de la nature (même Jacky l'a trouvait jolie, c'est dire)...
Séduisante, sexy, charmante, torride, bandante... Tous les termes étaient bons pour la qualifier. La plupart des élèves à qui elle avait enseigné voulaient la niquer, aucun n'y était parvenu, en près de 5 ans d'enseignement.
Agée de 28 ans, les cheveux longs et bruns, le teint halé, les yeux verts et pétillants, une silhouette parfaite, un cul à sodomie et une poitrine à branlette, AAAAAH MAMAN...
De plus, elle dansait le tango, danse sensuelle par excellence... Vladimir, depuis qu'il avait appris cela, n'arrêtait pas de répéter : « Je vais danser le tango dans son clito » ou « Elle va danser le tango sur ma bite » ou bien « Je vais lui donner des cours de sodo à la place de ceux de tango» ou encore « Je vais mené la danse avec ma grosse baguette ». Bref, tout cela était bien lourd et voulait absolument dire la même chose : Il voulait la niquer.
Jamais il n'avait connu l'échec, mais il savait que la tâche serait ardue... Mais bon, il faisait tout pour se faire bien voir et elle l'aimait bien. Il la faisait rire, avait des notes correctes et son accent était parfait. Le grand jour était prévu pour le 13 mai, date de son anniversaire. Pour un cadeau, c'était un cadeau... Encore fallait-il qu'elle accepte.
Les quatre amis s'assirent donc au premier rang, pour pouvoir admirer tranquillement pendant une heure ses jambes qui n'en finissaient pas...
Pendant le repas (des pâtes gorgées d'eau), Roland Culé arriva dans le self :
- « Mesdemoiselles et Messieurs, la situation a encore empiré ! La tempête de neige redouble d'intensité, certains foyers sont privés d'électricité et d'eau courante ! Mais, il n'y a pas encore eu de victimes, et il ne devrait pas en avoir. Sachez aussi que vous êtes en sécurité ici et que les secours arriveront bientôt ! Enfin, il faut ajouter que la nuit prochaine, vous dormirez encore ici ! »
Et il s'en alla, sous les plaintes et les huées des élèves et des enseignants :
« Culé, t'es un vrai enculé ! On veut être augmenté ! Tu pues comme ton lycée : la merde !
J'te chie dans la bouche ! PSG enculé ! On va foutre le feu à ton bahut, vieux gland ! J'te pisse à la raie ! J'ai violé ta mère hier soir, et elle a aimé ça ! Ejaculo préco ! ... »
Bref, que des trucs cool et intelligents...
Dehors, la tempête faisait rage. Toutes les rues étaient désertes, ce qui n'était guère surprenant. La neige s'accumula jusqu'à mi-hauteur des vitrines des magasins, les voitures se retournèrent, les poubelles s'envolèrent, les volets s'arrachèrent, les arbres ployèrent, leurs branches s'entrechoquant violemment... On n'entend plus que le hurlement du vent, auquel répondent les bourrasques de neige.
- « Ca me fait chier de passer une 2ème nuit dans ce lycée tout pourri ! » réagit le premier Johnny.
- « Mais carrément man ! » poursuivit Brian, en soupirant.
- « Hé mais attendez les mecs ! coupa Vladimir. C'est génial au contraire, on va pouvoir en apprendre plus sur ce lycée, commettrent quelques méfaits (Jacky, ayant compris « mes fesses » releva la tête, soudain très intéressé)... Mais non, pas mon cul, mais foutre un bordel monstre. En ces temps de panique, c'est une bonne occasion vous croyez pas ?
- T'as p'tet raison ducon, en fait ! » renchérit Brian, enthousiaste, comme à chaque fois qu'il était question de faire des trucs inutiles mais portant atteinte à l'autorité... et à l'intelligence...
- Vous en pensez quoi vous autres ?
- Toujours partant moi ! lança Jacky.
- Vous pouvez comptez sur moi, ça fait longtemps qu'on a pas tourmenté ce brave Monsieur Culé, ajouta Johnny.
- T'as mis des laxatifs dans sa soupe y'a une semaine, dit Brian.
- Ouais, et on a pissé sur sa porte vendredi dernier ! remarqua Vladimir.
- C'est bien ce que j'dis, ça fait longtemps ! »
Puis, toutes les personnes présentes dans le self se levèrent, pour vaquer à leurs occupations respectives...
22 janvier 2008, 20h20 :
Le dîner était dégueu. Nous avons mangé (ou plutôt nous avions dans nos assiettes, que nous avons ensuite vidées entièrement dans la gueule des petits de seconde) du steak haché dur comme un menhir, avec des haricots mélangés aux poils pubiens des cuisinières (comment cela était arriver-là ? Nous ne voulions pas le savoir !). Et en dessert, une mousse au chocolat qui avait l'odeur, la couleur, la consistance et le goût de la merde...
Monsieur Culé en a mangé pour prouver à tous ceux qui se plaignaient (tout le monde en fait, sauf quelques scatos) que ce n'était pas de la merde. Il a vomi sur les autres profs puis s'est enfermé dans les toilettes. Ca fait 1 heure maintenant...
En ce moment, j'écoute "The Passenger", d'Iggy Pop, je pourrais l'écouter en boucle toute ma vie ! Vladimir et Johnny, quant à eux, sont en plein concours de pets. 12 à 8 pour Vladkarp. Jacky lit « Le Fist Fucking pour les Nuls ». Il a envie de s'améliorer dans ce domaine... Chacun son trip.
Les autres s'occupent de façon plus classe et moins odorante disons. Ils jouent aux cartes, écoutent de la musique, se branlent, discutent de tout et de rien, dorment, se pendent ou encore grignotent des gâteaux...
Tout à l'heure, je suis allé prendre une douche. J'ai vu Jimmy Lanais et Paul Honet qui s'enculaient pour la énième fois. Il y avait d'autres couples, qui allaient « prendre leur douche » ensemble. J'ai parlé à Camille Terrand, qui mangeait du camembert étalé sur sa brosse à dents. Elle m'a dit que son hamster, prénommé « Einstein », avait été emporté par une rafale de vents. J'en avais rien à branler. Puis elle s'est jetée dans mes bras en pleurant à chaudes larmes. Je l'ai consolé en lui disant que son hamster était sans doute plus heureux en ne voyant plus sa sale gueule et en ne sentant plus son haleine de camembert fait à c½ur.
Pour des raisons que j'ignore, elle m'a regardé comme si j'étais fou et s'en est allé en pleurant de plus belle. Aveuglée par ses larmes, elle s'est pétée la gueule (et la colonne vertébrale) dans les escaliers...
Déjà sept morts (entreposés dans la réserve du CDI), dont six suicides, depuis hier midi. La situation est difficile pour les personnes fragiles. Loin de leurs parents, de leurs familles, ne sachant pas ce qui se passe au dehors, certains pètent les plombs, c'est normal !
Et il y a les horribles jumeaux Braun et cette vieille pute de « Belle Levrette » ! J'aimerai bien qu'ils crèvent ces deux-là ! Cette nuit, c'est le moment parfait pour tenter « quelque chose ». Au milieu de 2000 personnes, personne ne saurait que c'est nous ! Sauf si quelqu'un lit ces lignes bien sur ! C'est pour ça que je vais m'arrêter là, déchirer cette page, l'avaler, la chier puis brûler ma merde...
A 23h00, le principal revient, pour annoncer une bien triste nouvelle, accompagné par le corps enseignant en entier. Ils tiraient tous une gueule d'enterrement, et pour cause :
- « Mesdames et Messieurs, quelque chose de terrible s'est produit. En effet, Monsieur Charles Hézienne, professeur de français de ce lycée depuis 5 ans maintenant, est... décédé. »
La plupart des élèves ne surent pas quoi dire et ne dirent rien, restant la bouche ouverte en fixant leur directeur. Certains pleurèrent et d'autres rièrent, mais de nervosité...
- « Il a été retrouvé enseveli sous un tas de neige. Ses deux jambes –cassées- dépassaient et nous sommes sortis (il désigna les autres professeurs) pour le tirer de là. Bien évidemment, il était déjà mort... Nous pensons que c'est un suicide, étant donné que la fenêtre de sa salle de classe est brisée. On en conclut qu'il a sauté. »
Les élèves de Terminale L1 se regardèrent. Ils étaient les seuls à savoir ce qui c'était vraiment passé, mais évidemment, ils n'allaient pas l'avouer. Après tout, c'est vrai qu'ils avaient poussé leur prof à bout, mais ce dernier s'était réellement suicidé. Bien qu'aucun n'est cherché à voir si il était en vie après son superbe saut...
- « Dans ces moments difficiles, il est dur de trouver les mots, mais sachez tous autant que vous êtes qu'il ne faut en aucun cas vous désunir. Certes, la situation que nous vivons est difficile, avec tous ces suicides et le décès accidentel de Camille Terrand. Mais la tempête risque de durer encore longtemps, donc tenez bon et soyez plus forte qu'elle... »
Roland Culé regarda ses élèves. C'était la première fois qu'il faisait face à ce genre de situation. Son regard se posa sur son fils et il se dit : « Ah fiston, qu'est ce que tu es laid tout de même, tout le portrait de ta mère ! Et arrête de te gratter la couille, ou alors ferme ta braguette ! Quel con, ça se voit que j'étais bourré ce soir là !»
- « Je ne suis pas doué pour ce genre de choses alors je vais simplement dire Aurevoir et merci à Monsieur Charles Hézienne ! Repose en paix Charly ! Merci de respecter une minute de silence en sa mémoire... »
C'est ce que tout le monde fit...
Dehors, la neige tombe furieusement et le vent hurle de plus bel. Il y a d'énormes craquements et des arbres gigantesques, de vieux sapins, chênes ou pins, se déracinent les uns après les autres, touchant au passage des fils électriques. Ils s'écroulent au milieu d'une pluie d'étincelles, dans un amas de branches et de feu.
Tous les bâtiments de la ville sont désormais recouverts d'un manteau blanc. Les vitres de la pharmacie, de la librairie et de la boucherie ont volés en éclats, déversant un flot de neige à l'intérieur de ces commerces. Les feux tricolores sont tordus, les rues sont engorgées de neige, les chiens hurlent à la mort. On n'aperçoit que quelques faibles lumières, émises par des bougies. La ville est coupée du monde...
Chez les animaux aussi, c'était la panique...
Un renard, qui avait osé pointé le bout de sa queue (mouais, c'était facile) dehors, se retrouve maintenant dans le nid d'une cigogne sur le toit d'une maison, emporté par le vent.
Les cochons traient les vaches, les écureuils reniflent le cul des taureaux, les poulets sodomisent les chattes (mais comment peut-on sodomiser une chatte ? Bon ok, j'arrête), les souris poursuivent les corbeaux, les canards se collent aux carreaux pour regarder ce qui se passe à l'intérieur des maisons... et assistent souvent à des scènes dignes d'une orgie romaine...
Dans leur coin, nos quatre amis, disposé en étoile pour l'occasion, échafaudèrent un plan pour la nuit. Ils se levèrent et furent ensuite rejoint par cinq des membres du GRAND : Danny Barre, Richard la Raie, Fidel Castré et Raoul Gastro et Jean Culé.
Ensemble, ils parcoururent le lycée à catimini, pour ne pas se faire entendre.
Mais, pour bien comprendre, voici une description de l'établissement :
Commencé en 1945 et terminé en 1952 (putain 7 ans !), le Lycée Josef Staline, ne semblait jamais avoir été rénové depuis le temps... En fait, il n'avait jamais été la moindre fois rénové depuis le temps. Comment je le sais ? C'est moi l'auteur de ce bouquin et je suis omniscient enfoiré ! Merci...
Le maire de l'époque, Anatole Rable (1818-1960, il était vieux quand même !), était un communiste. Il avait donc décidé de baptiser cet établissement du nom de son idole, et ce, pour cent ans. Il était divisé en de nombreuses parties :
Au 3ème et dernier étage, il y avait l'immense sale, qui pouvait accueillir les 2000 élèves au même moment. C'était d'ailleurs la seule qualité de ce self.
En effet, celui-ci était une véritable catastrophe. Pour commencer, il n'était plus aux normes hygiéniques depuis une bonne quinzaine d'années. Des cafards et des limaces sortaient de la bouffe, des rats traversaient la salle à tout bout de champ, les abeilles comptaient plusieurs nids au plafond, de même que les araignées qui, elles, privilégiaient les tables et les chaises. Ces dernières n'étaient pas en très bon état et s'écroulaient souvent, provoquant de nombreuses fractures du col du fémur.
Ajouter à cela que la nourriture était dégueulasse, les cuisiniers et cuisinières moches et impolis et que les couverts était mal (voir pas du tout) lavé, et c'était logique que le self du Lycée Josef Staline avait été élu avant dernier self de France, juste devant celui du collège Beg-Er-Vil, à Quiberon.
Le deuxième étage, celui où se déroulaient les cours, était coupé en quatre :
L'aile-est (ou « Aile Kliment Vorochilov » (101)) était consacrée aux langues étrangères (anglais, espagnol, allemand, latin, russe et breton). C'était sans doute celle qui était dans le pire état. Les murs des salles étaient rongés par l'urine, et c'était un véritable miracle de Dieu qu'ils tiennent encore debout. Les plafonds étaient troués et laissaient échapper de l'amiante. Les portes n'existaient plus et les chaises n'avaient plus de dossier. Enfin, des faucilles et des marteaux étaient gravés au burin sur tous les tableaux...
Et il faut aussi ajouter que l'humidité qui régnait avait attirée des ragondins (une petite trentaine), qui avaient pris possession de certaines salles de classe, dès leur arrivée. Après des mois de discussion, ils acceptèrent de n'en occuper qu'une seule, la plus grande, pour que les cours se déroulent a peu près normalement. Du moins aussi normalement qu'ils se déroulaient au Lycée Josef Staline...
L'aile-ouest (ou « Aile Grigory Ordjonikidze » (102)) était destinée aux sciences (SVT, mathématiques, physique-chimie, MPI). Elle était dans un -relativement, car tout est relatif- bon état. Il n'y avait ni de tableaux, ni de fenêtres (mais des rideaux), ni de casiers et le sol était parsemé de trous par lesquels quelques élèves maladroits tombaient (ou quelques élèves cons étaient poussés, c'est selon), mais, hormis cela, ça allait, même si, bien évidemment, ces matières était horriblement chiantes et inutiles, et que tous les profs qui y enseignait avaient un point commun : ils puaient atrocement de la gueule.
L'aile-nord (ou « Aile Félix Dzerjinski » (103)) était réservée aux matières dites artistiques (arts plastiques, théâtre, photographie, philosophie, littérature). Elle s'en sortait plutôt bien, même si des petits malins s'étaient amusé à faire des dessins à caractère pornographique (ce qui n'est guère surprenant, compte tenu de ce livre). Ainsi, aux côtés de reproductions d'½uvres de Picasso, van Gogh ou de Vinci, l'on retrouvait des paires de testicules, des érections, des gros seins rebondis ou encore des rectums dilatés. Indélébiles, évidemment.
Sinon, les lumières ne marchaient plus depuis plus de 3 ans, en fait depuis l'arrivée de Vladimir Karpounyouv (mais ça, c'est une autre histoire), ce qui étaient assez gênants pour dessiner ou peindre, lors des matinées d'hiver.
L'aile-sud (ou « Aile Vissarion Djougachvili » (104)) était celle des matières d'enseignement générale (français, histoire, géographie, éducation civique). Cette fois, c'était le chauffage qui ne marchait plus, depuis plus de 3 ans également (tiens, tiens, tiens...) et les bureaux étaient branlants. Si les profs s'appuyaient, s'asseyaient ou s'allongeaient dessus, ils tombaient. Cinq profs et une élève étaient morts de cette façon là depuis la rentrée ! Ainsi, plus personne n'osait sans approcher.
Enfin, une communauté de souris, environ 500 dont faisait partie Zigounette, vivaient dans cette aile là.
Au 1er étage, le CDI et sa réserve, qui portait le nom de « Centre de Documentation et d'Information Vladimir Ilitch Oulianov Lénine », occupait la plus grande partie. Le CDI était tenu par quatre moches et vieilles (ça va souvent de pair) femmes qui avaient dépassées depuis longtemps la date de péremption. De jeunes chattes, elles étaient passées à vieilles huîtres, comme on dit vulgairement. Voici leurs descriptions rapides :
- Huguette Hirement, dite HH, avait été 9 fois marié et avait eu 9 fils, qu'elle avait tous violés (bien que trois, réticents au début, avaient aimés ça par la suite).
- Claude Source, surnommé « Ouvre Boîte » par les élèves, car se dents étaient tellement proéminentes qu'elle avait certainement « servi d'ouvre boîte dans sa famille », comme le dit l'expression.
- Micheline Edit. Elle devait certainement peser 1 Tonne. Elle possédait quatre mentons, ses doigts étaient gros et potelés comme des bites de caribou en rut, sa poitrine tombait sur ses genoux et elle se déplaçait uniquement en roulant, ce qui provoquait de nombreux drames dans les couloirs... Bref, elle était super bandante...
- Béatrice Roger Nital (la grand-mère de Roger Nital), dont les ongles et les cheveux étaient d'une taille immense et traînaient sur le sol. Des oiseaux avaient d'ailleurs fait leur nid dans sa chevelure rousse et, les mercredis et samedis après-midi, elle accueillait des enfants chez elle pour qu'ils fassent du toboggan sur ses ongles surdimensionnés...
Le reste de l'étage était occupé par les bureaux des CPE, qui faisaient face à ceux du directeur et de la directrice adjointe.
Au rez de chaussée, en dehors de l'immense hall, il y avait la partie administration. Avec les connasses de gestionnaires obèses, les enfoirés de surveillants, les putes de secrétaires à lunettes et chignons et autres enculés de fonctionnaires...
Enfin, le foyer à ciel ouvert, qui n'avait jamais été terminé, les grandes toilettes (dans un état immonde) et ce qu'il restait des casiers complétaient les lieux.
En voilà pour le lycée Josef Staline...
Les neuf jeunes hommes se rendirent devant la porte du bureau des CPE. Si Roland Culé dormait avec ses élèves pour ne pas « quitter le navire qui coulait », les jumeaux Braun passaient la nuit dans leur bureau, en compagnie d'Isabelle Vrette. Une sorte de truc à trois...
Le but des plus éminents membres du GRAND était de foutre un gros bordel et, pourquoi pas, de les blesser grièvement...
Fidel Castré et Raoul Gastro tambourinèrent contre la porte. Cela fut l'effet escompté. Deux minutes plus tard, les trois occupants du bureau sortirent en trombe, à la recherche de l'importun... Et ils en découvrirent huit en train de ricaner, et le neuvième, Richard la Raie, qui urinait contre le mur.
- « Qu'est-ce qui vous prend de faire ce remue ménage au beau milieu de la nuit ? » gueula Isabelle Vrette, verte de rage. En chemise de nuit, elle était encore plus laide...
Richard pivota, exhibant aux yeux du monde son immense braquemart. Le jet de pisse frappa Isabelle Vrette au milieu du front. Celle-ci fut propulsée sur son bureau et retomba lourdement sur un crayon en bois finement taillé. Dans le c½ur. Raide morte...
Edmund se jeta alors vers Richard. Vladimir se précipita et le prit aux jambes, ce qui le fit trébucher. Adolfa surgit à son tour en jurant en allemand, mais Richard n'avait pas fini de pisser et son jet chaud et puissant frappa cette fois la nazie en pleine poitrine. Celle-ci rejoint la directrice adjointe à la fois sur le crayon et dans la rubrique nécrologie du journal du lendemain...
Edmund, assoiffé de vengeance, hurla en allemand. Dans un halo de flammes, son tee-shirt se déchira, laissant place à une musculature de dieu grec, une masse immense de cheveux longs et blonds poussèrent en un rien de temps sur son crâne dégarni et une gole énorme pointa le bout de son nez.
Sa bite, aussi longue que dure, frappa Fidel Castré et Raoul Gastro, qui allèrent s'écraser sur le mur d'en face, inanimés.
Le nazi mit alors à contribution ses musculeux biceps et la souplesse de son poignet pour se branler comme jamais cela ne lui était arrivé depuis bien longtemps. Au bout de 10 minutes durant lesquelles les membres du GRAND étaient restés le regarder sans voix, pendant qu'il hurlait en allemand, il éjacula dans leur direction.
A la vitesse de la lumière, Richard pissa au même moment. Les deux jets entrèrent en collision au centre du couloir, sous les regards ébahis des spectateurs.
La pisse et le sperme, le sperme et la pisse. Ils étaient là, jaillissants des glands puissants et enfumés de Richard et d'Edmund. Les deux hommes, les mains serrées autour de leur engin ne relâchèrent pas la pression. Celui qui le faisait était un homme mort...
Et soudain, dans un véritable maelstrom de lumières aveuglantes, d'odeurs répugnantes et bruits de succions, les deux jets se retournèrent vers leur géniteur et rentrèrent tous deux dans le méat, à la vitesse d'un cheval au galop.
Sous la pression, les deux bites se scindèrent en deux, dans le sens de la largeur. La fissure se propagea sur tout le corps et coupa en deux les deux hommes.
Ainsi périrent donc Edmund Braun et Richard la Raie. Ce dernier, serial killer repenti, ayant donc fini par trouver son maître...
Et de six victimes (Fidel Castré et Raoul Gastro sont morts eux aussi, et oui c'est triste, mais leurs places dans cette histoire n'étaient dues qu'à leurs noms débiles rendant hommage à deux frères cubains bien connus), six, qui dit mieux !? (105)
Les témoins de ce drame décidèrent de retourner à leurs couchettes comme si de rien n'était, en se jurant de ne plus jamais parler de cette histoire...
25 janvier 2008, 13h31 :
Ca y'est, c'est fini ! Enfin ! Après quatre jours et quatre nuits très dures aussi bien psychologiquement que physiquement, nous voilà rentré chez nous. Sains et saufs...
La première chose que j'ai faite en rentrant chez moi, c'est d'écrire ces lignes. Les premières que j'écris depuis celles relatant ce que nous avons appelé « Le duel des Glands ».
Le lendemain matin, quand six corps sans vie ont été retrouvés, au milieu d'une mare mêlant sperme, sang et urine, tout le monde fut bien évidemment sous le choc, mais aussi très perplexes. Que s'était-il donc passé ?
Les deux jours qui suivirent, les cours furent annulés en signe de deuil. Le directeur, pour essayer de tirer cette affaire au claire, a interrogés quelques élèves les plus à même d'être au courant de cette histoire. Bien évidemment, Vladimir, Johnny, Jacky et moi fûmes les premiers à être appelés. Et, comme nous nous l'étions jurés, nous avons fait ceux qui ne savaient rien. Culé ne nous a sans doute pas cru (et pour une fois il n'avait pas tort) mais, faute de preuves, nous a relâché.
La tempête a commencée à se calmer mercredi, pour s'éteindre définitivement dans la nuit de jeudi à vendredi. Certes, les dégâts matériaux furent très importants, mais, il n'y a pas eu énormément de victimes. Quelques suicides par-ci, quelques accidents par-là, ou encore des crises cardiaques pour des vieux qui voulaient tremper leur nouille une dernière fois, croyant que c'était la fin du monde qui s'abattait sur la Terre...
Il reste bien sur de la neige, et beaucoup d'arbres se sont effondré, mais, d'ici la fin du week-end, la page de ce que les journalistes ont appelé « La Tempête du Siècle » devrait être tourné définitivement.
Bon moi, j'ai faim, il faut que j'aille chier, que j'aille prendre un bain, que je me branle et que je dorme. Tout un programme...
Par ma fenêtre, je vois le soleil qui éclabousse la ville de ses rayons... Et ma superbe voisine qui se promène nue dans sa maison, avec une chaîne dans la main droite et un fouet dans l'autre. Ce que j'avais programmé attendra...
(101) : Kliment Vorochilov (1881 - 1969) était un militaire et homme politique soviétique. Ami de Staline, il aida ce dernier à accéder au pouvoir.
(102) : Grigory Ordjonikidze (1886-1937) était un révolutionnaire géorgien et un homme politique soviétique. Très proche de Staline durant la Révolution de 1917.
(103) : Félix Dzerjinski (1877-1926) était un révolutionnaire communiste d'origine polonaise, qui devint un des dirigeants de l'Union soviétique. Il fonda et dirigea la Tcheka, la police politique du tout nouvel État bolchevique et qui deviendra plus tard le KGB.
(104) : Vissarion Djougachvili (vers 1850-1890 ou 1909) était le père de Josef Staline.
(105) : Et oui, c'est logique !?Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a de l'antisémitisme, du racisme, de la violence et de la connerie. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.
CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !