Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 22)

 Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 22)
La photo ci-contre est la représentation de Joseph Héralgant. Merci à Arantza pour ce dessin.


22, voilà les flics ! Rassurez-vous, c'est seulement Krado et son orchestre, Vladkarp et sa bande ! Un 8è chapitre et un 22è extrait, quoi de mieux pour fêter la fin des cours et le début des vacances ? Sea, sex and Sun !

Au mois de juillet, mois de l'oeillet, il faut faire ce qui ME plaît et non pas ce qui TE plaît ! Et moi, ce qui me plairai, ça serait que tu lises cet extrait et que tu y laisse des commentaires ! Ca ME ferait plaisir et ça TE donnerait bonne conscience...

Si certains mots de cette préface sont écrits en majuscule, c'est pour vous habituer (tuer sa bite) car, à la fin de cette extrait, il y a beaucoup de répliques écrites en GROS ! Sur-ce, bonne lecture, chers vous...






VIII/ LA TEMPETE


A Garnier Fructis, mon excellent shampoing, parce qu'il le vaut bien.


Le mois de janvier. Le pire mois de l'année. Le mois de merde par excellence (93). Mon dieu quelle horreur !

Solenn, tout en beauté dans une robe de satin bleu malgré la fraicheur hivernale, descendit de son car. C'était son premier jour de cours au Lycée « Josef Staline ». Elle était stressée. Elle avait peur. De plus, Vladimir était aussi dans ce lycée. C'était surtout pour ça qu'elle avait peur en fait...
La dernière fois qu'ils s'étaient vus, il s'était passé ce qui s'était passé. Bien qu'elle était désolée pour lui et qu'elle ne lui en voulait pas du tout pour ce qu'il lui avait dit, elle pensait qu'elle ne pourrait s'empêcher d'être gêné en le voyant. Ce qu'il avait fait à Robin tout de même... Non pas que Robin l'intéressait, bien au contraire (comme si un tecktonik-killer pouvait intéresser quelqu'un qui n'avait pas de pénis) mais c'était pour le principe...
Elle passa de l'autre côté de la grille vert pomme (94) et se figea sur place.
En face d'elle, 30 mètres devant, trônait une immense statue en or massif de Staline. Elle devait faire 4 ou 5 mètres de haut. Solenn fut abasourdi ! Elle se doutait que, avec un nom pareil, ce lycée était très douteux mais au point d'avoir une statue du « Petit Père des Peuples » au milieu de la cour, s'en était trop.

- « C'est horrible » pensa-t-elle à haute voix.
Un petit brun à coupe au bol s'arrêta à sa hauteur :
- « En effet c'est horrible ! Je ne comprends vraiment pas pourquoi on a érigée une statue pour ce dictat. »
« Il a dit érigée et dictat : il doit être en L ! Il n'y a que les L pour sortir ce genre de termes ! » se dit-elle.
- « Oui ! Ca fait longtemps qu'elle est là ? »
- « Depuis que le lycée a été bâti. Il y a 50 ans environ. »
- « Le maire de l'époque était communiste ? »
- « Oui ! Au départ, il voulait faire un goulag où il aurait enfermé les clodos mais le préfet a refusé. Il ne savait pas quoi faire alors il a fait un lycée ! »
- « OK je vois. Dis-moi, c'est un bon lycée ? »
- « Pour ce qui est de se bourrer la gueule et le fion, oui c'est un bon lycée... mais le taux de réussite au BAC est de 44 %. »
Solenn en resta muette.
- « Je comprends. Je m'appelle Raoul Gastro et toi ? »
- « Moi, c'est Solenn Hervante ! »
- « Je suis enchanté. Tu veux que je te fasse visiter ? »
- « Avec plaisir. »
Elle lui sourit. Il eut une érection. « Dieu qu'elle est bonne ! » se dit-il.

Ils partirent faire le tour de la cour. Solenn observa.
Deux hippies fumaient, de la fumée leur sortant par les oreilles. Un gros courait derrière un chiot en lui criant : « Allez reviens ici tout de suite, c'est l'heure de ton toucher rectal ! ». Un couple de lesbienne se broutait mutuellement le gazon, sur la pelouse. Un grand maigre frappait avec sa batte de base-ball un petit à lunettes. Un mec taillé comme une armoire à glace branlait son immense gland devant cinq petites de seconde. Les surveillants se bourraient la gueule à coups de shooter. Deux filles se faisaient lécher la chatte par un porc (l'animal). Quelques types nus marchaient sur des charbons ardents et du verre pillé. Un prof faisait du trampoline en passant par sa fenêtre. Un groupe de mecs pétaient et rotaient en balançant une insanité tous les trois mots. En y regardant de plus près, Solenn remarqua que Vladimir en faisait partie. Elle pressa le pas et dit à Raoul :

- « Et si on allait dans l'établissement maintenant ? »
- « Comme vous voulez, miss ! Vos désirs sont des ordres. »
Il lui sourit. Elle lui rendit son sourire.
« Tu vas niquer mon p'tit Raoul, tu vas niquer ! » pensa-t-il.

Ils traversèrent le hall et croisèrent un dénommé Joseph Héralgant (95). Blond aux cheveux mi-longs avec un petit bouc, il aurait pu être mignon si il n'avait pas d'immenses cernes et s'il ne paraissait pas être drogué à longueur de journée. Ca fait beaucoup de si me direz vous et avec des si, « on mettrait Paris en bouteille ». Il avait toujours les mains dans les poches de son jean troué et mâchait continuellement une allumette, dont le bout avait été préalablement coupé.
C'était quelqu'un de très gentil et de très serviable, bien qu'au premier abord, il n'inspirait guère confiance. Sa dégaine de clodo devait y être pour quelque chose !

Il portait le même sweat shirt depuis qu'il était au lycée, c'est-à-dire depuis 2 ans. Il était marron avec des cercles violets remplis de blanc. Dans un des cercles, une mouche faisait « bzzz ». Cette mouche ne devait sa présence qu'à la grosse merde au centre du sweat shirt. Sur la merde, en lettre d'or, était écrit « eat me » (mange moi).

Joseph les salua et continua sa route, les mains dans les poches et l'allumette au bec.
Raoul glissa à Solenn :
- « C'est un mec cool mais il est timide. Les filles l'aiment beaucoup parce qu'il mâchouille tout le temps son allumette. Ca lui donne un air mystérieux, ténébreux ! »
- « J'avoue qu'il ne manque pas de style. »
Ils continuèrent leur route et montèrent à l'étage.
Dans les escaliers, ils croisèrent un mec du nom de George Hy, un tahitien, atteint du syndrome « Gilles de la Tourette ».
- « Grosse pute bonjour ! Ca va Raoul PD ? Il fait beau aujourd'hui putain de merde ! Qui est la fille salope qui t'accompagne enculé ? »
George Hy avait sorti cela sans s'arrêter et poursuivit sa route, sans même attendre de réponse, en injuriant tous ceux qu'ils croisaient.
- « Au début les gens le cognaient car ils ne savaient pas ce qu'il avait, avec le temps on s'habitue, tu verras. »
Solenn avait déjà vu un reportage sur cette maladie à la télé et répondit que ça ne la dérangeait pas. Au contraire, elle avait pitié.
Chemin faisant, ils firent connaissance, parlant de sujets aussi divers que variés.

Ils arrivèrent dans un petit couloir. Raoul annonça, un large sourire aux lèvres :
- « C'est ce qu'on appelle « Le couloir des amoureux ». Beaucoup de couples se retrouvent pour faire des trucs dans les chiottes là bas. »
Il indiqua du doigt une porte en face d'eux. « Je me demande si elle suce » se demanda-t-il.
Solenn sourit mais ressentit néanmoins un léger malaise. Raoul mis alors une main sur son sein et l'autre sur ses fesses. Son malaise devint bien réel.

Elle lui donna une claque énorme. Il perdit l'équilibre. Elle lui écrasa les couilles. Il hurla de douleur. Elle était énervée. Il était honteux. Elle l'insulta. Il resta muet. Elle se dirigea vers les toilettes. Il s'en alla en courant.

Alors qu'elle allait rentrer dans les chiottes, la porte s'ouvrit à la volée. Elle se figea devant le spectacle horrible qui se déroulait sous ses yeux. Paralysie totale.
Deux hommes faisaient l'amour dans l'encadrement de la porte.
Dans le feu de l'action, ils avaient quitté le confort relatif du siège de toilette. Ils n'avaient pas remarqué qu'ils étaient observés.

Solenn était au bord de la nausée.
Un des deux hommes, le passif, avait l'anus si dilaté qu'un zeppelin aurait pu y entrer. En fait la taille du pénis de l'actif aurait pu s'apparenter à celle d'un zeppelin !
Une traînée de sang, de sperme et de merde coulait derrière eux.

Celui qui enculait s'appelait Jimmy Lanais. Grand bronzé aux cheveux longs, c'était un beau gosse au sex appeal surdéveloppé. Surfeur depuis un bail, il ne comptait même plus ses relations sexuelles avec des requins. Ni celles avec des hommes d'ailleurs.
Paul Honet, celui qui se faisait enculé, était son partenaire préféré. Lui aussi faisait du surf, mais il préférait les ailerons de sa planche à ceux des requins. Petit par la taille mais grand par son anus, il avait des cheveux mi-longs et une raie luxuriante. Il ressemblait à un surfeur californien.
Inutile de vous dire qu'ils étaient tous deux homosexuels et qu'ils allaient souvent à Tata Beach, mais plus pour niquer que pour surfer.

- « Continue, continue ! Plus fort, oui c'est bon là, c'est boooooooooon ! » hurlait Paul.
- « Ah, tu la sens ma grosse queue, hein ? » gueulait Jimmy en retour.
- « Oh oui je la sens ! Par contre je ne sens plus mon cul ! » criait le premier, pendant que le second faisait des va-et-vient de plus en plus rapide et de plus en plus violent.
Plus Jimmy enfonçait sa queue, plus Paul criait. Et plus Paul criait, plus Jimmy poussait fort.
Les deux amants n'en étaient pas à leur premier coup (de bite évidemment) d'essai. A chaque récréation ou presque depuis la rentrée, ils pratiquaient cette activité forte réjouissante pour eux, mais un brin gênante, et surtout complètement dégueulasse, pour ceux qui n'étaient pas habitués et qui découvraient ça par surprise.
La tête de Paul frappa violemment le mur, lui ouvrant les arcades. Mais il s'en foutait, il se faisait enculer et c'était tout ce qui lui importait. Rien ne semblait pouvoir mettre un frein à la folie sodomite de Jimmy, alors que le sien était tout rouge et sanguinolent, de frein.

Solenn fut alors frappé d'une terrible migraine, rythmée par les cris de jouissance de Paul et Jimmy, plus démonstratifs que jamais. Elle avait détourné le regard et fermé les yeux, mais ce qu'elle entendait était déjà de trop.
- « Allez, PLUS FORT ! »
- « Oh oui, OH OUI ! »
Les murs tremblaient.
- « Continue, continue, J'AIME CA ! »
- « Aaaaah, tu l'aimes MA QUEUE hein ? »
- « Oh oui, elle est si GROSSE et si PUISSANTE ! »
Les murs tremblaient de plus en plus.
- « AAAAAAAAAAAAAAAAA !!! »
- « OOOOOOOOOOOOOOOOO !!! »
Paul fit un trou dans le mur avec sa tête, des brèches s'ouvrirent par dizaines.
- « CA BRULE ! »
- « MOI AUSSI, est-ce que je me plains ? »
- « Oh, je viens, JE VIENS ! »
- « Non, TIENS BON ! »
Les brèches s'étalèrent à une vitesse folle tout le long du couloir pendant que le trou fait par Paul s'agrandissait aussi vite que le sien, de trou.
- « TROP TAAAAAAARD ! »
- « JE JOUIIIIIIIIS ! »
Un immense jet de foutre jaillit, tel un éclair dans la nuit noire.

Solenn s'évanouit. Le mur se brisa...


(93) : Le pire c'est que c'est vrai. Croyez en mon expérience.
(94) : Parce que c'est bon les pommes.
(95) : Personnage inventé par ma dessinatrice, Arantza. Merci à elle.



Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a de la perversité, beaucoup (trop peut être) de perversité. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !

# Posté le samedi 05 juillet 2008 17:22

Modifié le jeudi 09 avril 2009 16:38

Un dimanche soir à Bobital

Le dimanche 6 juillet 2008, notre cher Krado était à Bobital (Côtes d'Armor, 22) pour assister au Festival des Terre Neuvas. Il nous raconte :

Les organisateurs m'avaient affrété un jet privé. Comme il se devait, j'ai, bien évidemment, accepter l'offrande. Je n'allais tout de même pas me taper à pieds les 150 km séparant Saint-Testicule sur Gland de Bobital ! Bref, passé les coupes de champagnes, les hôtesses nues et le jacuzzi géant (ce qui est bien avec ça, c'est qu'on peut péter dedans sans que personne ne le remarque), me voilà arrivé sur le site. Bobital, prends garde, un jeune écrivain talentueux débarque sur tes terres ! Veaux, vaches, cochons, ça pue !

Il est 18 h 00, je me promène sur le site. C'est Adamo qui est sur la scène principale. Je m'en éloigne au triple galop et, dans mon élan, perd ma chaussure et m'étale sur le sol... Heureusement, un festivalier se précipite et me relève. Plus de peur que de mal. Un petit dialogue s'engage alors:
- "Je suis votre plus grand fan !"
- "Merci ! A qui ai-je l'honneur ?"
- "Peut importe qui je suis, je peux avoir un autographe ?"
- "Bien sur !"
Je m'éxécute: "A celui qui m'a relevé d'une chute. Krado". Il est aux anges, me propose une fellation, puis, devant mon refus, s'éloigne rejoindre ses amis. Je l'entends dire: "Vous devinerez jamais à qui je viens de parler".

J'ai une sidérante envie de chier ! Je me dirige donc vers le coin toilettes mais, il y a tant de bites à l'air dans un espace aussi réduit et ça pue tellement la pisse que je suis dégoûté. Moi ? Dégoûté ! Vous vous rendez compte ?
Je cherche donc un endroit où couler un bronze. Derrière un arbre, à l'abri des regards, je le trouve. Un bel étron d'une douzaine de centimètres ! Je me suis torché avec des mouchoirs en papier Swilkzawoudou © . Swilkzawoudou ©, le papier doux comme un bisou (on m'a payé cher pour caser ça là !) Malheureusement, deux agents de sécurité noirs comme mon étron passent par là au moment même où je reboutonnais mon pantalon. En voyant la merde, ils me demandèrent si c'était mon ½uvre. J'ai deux énormes qualités, qui surpassent les nombreuses autres : un gros pénis et je mens très bien. La première ne me sert à rien dans ce cas là, mais la seconde à toute sa place. Je leur ai tout d'abord répondu que ce n'était pas moi. Puis, apercevant un chien passé derrière eux, je l'ai tout bonnement accusé. Après une longue course-poursuite, ils sont parvenus à le maîtriser et à lui passer les menottes. S'en suivit une longue nuit de garde à vue à l'issue de laquelle Médor (puisqu'il faut l'appeler par son nom) fut relâché faute de preuves.

Vers 19h00, j'eus fin. Je m'en alla donc manger un panini et un beignet, tout en buvant quelques bières. Les organisateurs m'avaient proposé homard et champagne mais j'ai refusé, préférant festoyer avec le peuple. Pour digérer, je me branla. Le sperme avait à peine jaillit de mon gland que de la pluie jaillit des nuages. Je fus trempé mais ce n'était pas grave, j'en avais vu d'autre ! Si j'avais vaincu à mains nues une horde de loups dans le Wyoming en 1870 (c'est incroyable tout ce que je peux raconter comme connerie), ce n'était pas cette averse qui allait m'arrêter nom de nom !
A la fin de cette intempérie (tout de suite les grands mots), cinq jeunes femmes plus dévêtues et torrides les unes que les autres sont venus se frotter à moi et me lécher. J'ai, poliment semble-t-il, repousser leurs avances. Elles furent déçues, c'est compréhensible, et décidèrent de rentrer chez elles.

Quant à moi, je voulais voir la prestation d'Alain Bashung. Après tout, n'est-ce pas grâce à moi qu'il porte un chapeau noir et des lunettes noires ? Alors qu'il cherchait un nouveau look pour dissimuler sa maladie, il est tombé sur mon blog et s'est dit : "Comme quoi, on peut rester séduisant avec un bob et des lunettes !" Et le voilà transformé.
Il a assuré Alain, le public était conquis !
Y'avait de l'émotion (sa mort approche, c'est sans doute l'une des dernières fois qu'il jouait sur scène, et il en a profité pour prendre son pied), mais aussi du respect.
Après sa prestation, fuyant les horribles "Hocus Pocus", je suis allé le rejoindre dans sa loge. Nous avons bavardé un moment et il m'a offert son dernier album, non sans l'avoir dédicacé.
Je l'ai filé à une fille sans bras que j'ai croisé. Elle fut obligé de le tenir entre ses dents, ce qui fait qu'elle ne pouvait pas manger. En effet, si elle ouvrait la bouche, le CD tomberait et elle ne pourrait plus le récupérer ! Quelle conne !

Je regagne la Scène 1-Terre Neuvas, histoire de trouver une bonne place, tout en évitant le pogo. Il ya de tout dans le public, des vieux, des jeunes, et des mi-jeunes-mi-vieux Je suis juste en face de la banderole "Combine Harvesters" du nom de leur tournée. La place parfaite ! Le groupe mythique se fait attendre, l'impatience me gagne, il est près de 23h ! Voilà le grand moment, celui que nous attendions tous (du moins ceux qui ont bon goût). J'ai nommé... les Sex Pistols !
Les organisateurs m'avaient proposés de les présenter mais je leur ai répondu que les Sex Pistols étaient suffisamment célèbres et charismatiques pour ne pas avoir besoin d'être présenté. Etant donné que c'était moi ou rien, c'est ce qui se passa.
Il fait nuit, mais les quatre comparses de Londres vont illuminer la soirée !

Tout d'abord, en guise d'intro, "There'll Always Be an England", chanson patriotique anglaise, sort de la sono. Puis les quatre "vieux" (52 ans de moyenne d'âge) débarquent sur scène. Johnny Rotten, le chanteur, en tenue de camouflage et les cheveux dressés en pique teints en orange, Steeve Jones, le guitariste, accompagné de son gros bide, le bassiste Glen Matlock, tout de blanc vêtu aux faux airs de vieille tantouse, et enfin le batteur, Paul Cook, dissimulé derrière ses futs.
C'était la première fois, et très certainement dernière, que j'avais (que nous avions, même), l'occasion de les voir. Et personne ne fut déçu !
Dés le départ, Johnny fait le show. Il boit du cognac qu'il recrache instantanément, il gesticule dans tous les sens, son regard de psychopathe suivant la caméra. Il harangue la foule, l'insulte, la provoque, mais tout le monde est content : masochisme, quand tu nous tiens. Sa voix a certes changé, elle n'en demeure pas moins toujours hargneuse, rageuse... Ses compères, bien plus dicrets, joueront forts et justes. Perfecto !

"Good evening la France ! We are The Sex Pistols !" Le premier titre, "Pretty Vacant", donne le ton. Vous savez celle avec un intro à la guitare au début et à un moment ça fait "tatatatata tatatata..." Elle est bien celle-là ! A l'issue du 3è titre, "No Feelings", Johnny enlève sa veste, exhibant une chemise à carreaux aux couleurs chaudes, se retourne et exhibe son cul. Wahou ! Le public l'acclame et deux mecs se branlent non loin de moi. Il faut dire que, pour un mec de 52 ans, il est bien conservé ! Le groupe révise ses classiques : "Seventeen" (que j'adore), "New York", "Did You No Wrong" ou encore "Holidays In The Sun" (que j'adore, bis).
Devant ça pogotte ! J'm'en fous j'suis pas devant mais n'empêche, ils sont cons !
Vient l'un des grands moments du concert. Johnny demande à la foule de scander "Allah, Allah..." Le titre "Belsen Was A Gas" se transforme pour l'occasion en "Baghdad Was A Blast". Quel pied ! (je chausse du 44)
Viennent ensuite "Submission" et "Problems", entrecoupés de deux reprises, "Stepping Stone", des Monkees et le mythique "No Fun", des non moins mythiques Stooges.
Ma dessinatrice, Arantza, m'avait demandé de l'appeler pendant le concert (elle ne pouvait pas venir à cause de ses hémorroïdes). Etant un homme de parole (sauf quand il s'agit de verser l'argent que j'ai promis à des ouvres caritatives, que Dieu me pardonne), je m'éxécute. Je choisis de le faire durant le véritable hymne qu'est "God save the Queen". J'adore ce morceau, que ce soit pour l'intro ravageuse, les paroles critiques à souhait (le refrain connu du monde entier "No future, No future, No future for you") et la puissance qui en émane !
S'en suivit "E.M.I" puis le groupe s'en alla. Toutes les bonnes choses ont une fin me direz-vous ! (Puisque même un viol a une fin)
Mais le public, conquis mais pas rassasié, en redemande ! Le groupe revient donc, avec "Anarchy in the U.K" (lui aussi érigé au rang de culte) et "Bodies". Steeve Jones, le tee-shirt trempé, jette sa bouteille d'eau au public. Ceux qui la récupèrent en profite pour arroser Johnny Rotten, qui n'en demandait pas temps. Il montre son cul pour la deuxième et dernière fois (dommage) et s'en va à nouveau... Pas pour longtemps. Juste le temps de fumer une clope en coulisses !
Pour ce second rappel, le groupe reprend "Silver Machine", d'Hawkwind et "Roadrunner", de Jonathan Richman. Pour ce dernier, Johnny se coiffe d'une casquette bleue sur laquelle est inscrit « FRANCE ». Il dit Aurevoir au public, faisant l'effort de parler en français.
Les « vieux » se barrent. Ils ont fait leur boulot et ne se sont pas foutus de notre gueule...
Les maîtres du punk à Bobital, c'était bon...

Et voici la Set List:

Intro : There'll Always Be An England

Pretty Vacant
Seventeen
No Feelings
New York
Did You No Wrong
Liar
Holidays In The Sun
Baghdad Was A Blast
Submission
(I'm Not Your) Stepping Stone (The Monkees)
No Fun (The Stooges)
Problems
God Save The Queen
EMI

Rappel 1:

Bodies
Anarchy In The U.K.

Rappel 2 :

Silver Machine (Hawkind)
Roadrunner (Jonathan Richman)

A l'issue du show, je rentre tranquillement à pied, avec la plupart des autres festivaliers. A côté de moi, un mec sort : - "Ah bah, c'est pas mal Green Day en fait !"
Je le regarde et lui fait: - "C'était pas Green Day, c'était les Sex Pistols".
Il me regarde à son tour et me répond:
- "Quoi ?"
- "C'était pas Green Day, c'était les Sex Pistols".
- "Quoi ?"
- "C'était pas Green Day, c'était les Sex Pistols".
- "J'avais compris la première fois mais j'en suis sur le cul ! Oh merde alors, je pensais que c'était Green Day ! Je me disais bien aussi que Billie Joe Armstrong avait change !"
Et il poursuivit son chemin, en déambulant, sans demander son reste...
Quant à moi je file jusqu'à l'église, où une limousine blanche m'attend. C'est Alfred qui conduit, c'est Elena et Milena qui sont sur la banquette arrière...


P.S : Merci à Warren Piss. Et à Ingrid Bétancourt, aussi...

Voici une vidéo du titre "God Save the Queen". Et voilà le lien menant à leur site officiel : Sex Pistols

# Posté le mercredi 09 juillet 2008 10:00

Modifié le lundi 15 septembre 2008 13:38

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 23)

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 23)
La photo ci-contre est une sculpture en neige. Une bite et des couilles, plus précisément. Amusant n'est-ce pas ?

Et de vingt-trois ! Twenty three ! Veinte tres ! Dreiundzwanzig ! двадцать три ! 23 quoi !
Dans ce nouvel extrait (ahah), nos chers amis se foutent méchamment de la gueule d'un de leur professuer ! Une situation fort délicate pour lui, mais fort amusante pour les élèves !

Au programme : de l'émotion, de l'humour, du suspense, ... Enfin tout ce qui plaît aux gens quoi. Mais à la sauce Krado, attention ! Une sauce (blanche, ahah) que certains trouveront trop épicée pour leur palais léger (bande de gros PD !) et que d'autres trouveront à leur goût ! Pour ces derniers, laissez des commentaires, il en va de la survie de l'espèce !

Muhahahahaha, sachez, et c'est important de le savoir que ce huitième chapitre fut écrit durant la première quinzaine de décembre 2007. Aaaah, la belle époque !
Ca vous embouche un coin, hein ? Sur ce, bonne lecture, mesdames (hmmm), mesdemoiselles (hmmm hmmm), messieurs (hmmm hmmm hmmm)...


Aux « sans culottes » qui on fait la Révolution en juillet 1789. Merci.


21 janvier 2008, 8h15. Solenn, juchée sur ses béquilles, entra dans la cour blanche de neige. C'était son grand retour au lycée, après 15 jours d'absence, suite à sa perte de connaissance.
La statue de Josef Staline était parsemée de tâches blanches (de la neige, évidemment), ce qui lui donnait un aspect plus sympathique.
Au milieu de la cour, des gens s'étaient amusés à construire un phallus en neige. Solenn se doutait fortement qui étaient les « gens » en question et, comme pour démontrer son hypothèse, Vladimir surgit derrière elle à ce moment-là. C'était la première fois qu'ils se revoyaient depuis sa « déclaration ».
- « Coucou ça va ?
- Salut ! Bien et toi ?
- Bien merci ! Ca fait plaisir de te revoir !
- Merci ! Ca me fait plaisir de revenir !
- Tu veux de l'aide ?
- Oh oui ! Merci ! »

Vladkarp lui ouvrit la porte et la laissa passer la première. Ils parlaient d'un ton convenu, léger, comme si rien ne s'était jamais passé.
Mais, dans un coin de sa tête, Solenn ne pouvait s'empêcher de penser au Nouvel An.
Dans un coin de son cerveau, Vladimir se disait :
« C'est quand même une belle bite ! On peut être fiers de nous ! »
Ils se rendirent tous deux à la vie scolaire pour justifier leurs absences. Solenn se dirigea vers le premier guichet, Vladimir, vers le second.

C'était une jeune et jolie surveillante, prénommé Ingrid (avec qui Vladimir avait eu une liaison, brève mais intense, durant deux heures de colle, en seconde), qui était là.
- « Salut ! lança-t-il, je suis en retard.
- Bonjour. Pourquoi ? »
Vladimir jeta un coup d'½il vers Solenn et, voyant qu'elle était en pleine discussion, murmura sa réponse :
- « J'ai loupé mon car. J'ai pris le risque d'aller chier cinq minutes avant de partir. Et comme hier soir c'était chili... (98)
- D'accord, je vois ! » répondit Ingrid en souriant.
Vladimir remplit son billet en notant « Grosse chiasse » dans la case « Motif » et attendit que la pionne le tamponne. Cela prenait du temps puisqu'elle devait déboutonner son pantalon, baisser son string, extraire son tampon avec ses doigts, l'appliquer sur le bulletin, et tout refaire en sens inverse.
- « Merci bien !
- A la prochaine » Elle lui lança un p'tit clin d'½il (il était souvent en retard) qui lui rappela de bons souvenirs.
Il retourna la voir et lui glissa dans l'oreille :
- « Ca te dirait qu'on remette ça un de ses jours ?
- J'attends ça depuis si longtemps... »
Ingrid était désormais mariée et mère d'un petit Enzo mais, elle avait tellement aimé la façon dont Vladimir l'avait prise, que ça ne la dérangeait pas de faire une petite (ou grosse si l'on s'en referait à la taille de l'engin de notre héros) entorse au contrat.
Il lui sourit et s'en alla, accompagnant Solenn jusqu'à sa salle de cours.
- « T'as quoi comme cours là ? » lui demanda-t-il.
- « Philo ! Avec l'infâme Monsieur Pollux.
- Il fait peur quand même lui.
- Oui, mais il est sympa. Et toi, t'as quoi ?
- Français, avec Monsieur Hézienne. Il est plutôt cool !
- Ok ! Et bien merci, à plus tard.
- Oui, à la prochaine »
Ils se sourirent, puis se séparèrent.

Heureux d'avoir pu parlé normalement avec elle, Vladimir se rendit en cours d'un pas léger, oubliant qu'il avait vingt minutes de retard.
Il frappa à la porte.
- « Entrez ! » cria Charles Hézienne.
Il avait 30 ans. Le regard vif et bleu acier à la Alain Delon, les cheveux blonds coiffés à la Kenneth Branagh, l'allure alerte, le teint frais et dispo, comme le mec des pubs « Nivea For Men », il pourrait être charmant si il n'avait pas un énorme poireau au beau milieu du front !
En fin d'année scolaire, quand il faisait très chaud, son poireau triplait de volume (et oui ça arrive que certaines parties du corps grossissent lors de fortes chaleurs...). Quand il enseignait au collège, on le surnommait « La Bite Frontale », à partir du mois de mai. Alors, depuis cette terrible époque, où il avait tenté à quatorze reprises de se suicider, il portait un bandeau pour cacher ce qui, en terme scientifique, est appelé une « érection du poireau ».
Vladimir s'exécuta. Il entra, lâcha un énorme pet et s'installa.
- « Toujours aussi classe à ce que je vois, Monsieur Karpounyouv !
- Effectivement ! A quoi bon changer quand on est parfait ?
- Et modeste avec ça !
- La modestie est la plus grande de toutes mes qualités, retenez toujours ça !
- Je retiendrai, je retiendrai... Bon reprenons la lecture. Monsieur Pietro, s'il vous plait. »
Au moment de recommencer, Jacky poussa un immense cri de jouissance, se leva de sa chaise en se caressant le sexe (qui sortait de sa braguette ouverte), éclata de rire et se rassis comme si de rien n'était.
- « Que se passe-t-il Monsieur Pietro, vous vous sentez bien ? »
Le sourire aux lèvres et l'anus plus dilaté que jamais (sauf le jour où un régiment entier de militaires l'avait pris), Jacky répondit :
- « Désolé, mais je viens de m'enfiler mon nouveau gode à clous, le GodAss 1000 !
- Un gode ? Le GodAss 1000 ?
- Vous n'avez jamais vu la pub avec les trois pédés et la lesbienne : Quand tu le prends dans ton cul, c'est niet, tu le sens pu ! Quand tu le prends dans ta chatte, tu peux dire que c'est chouette ! »
Toute la classe éclata de rire. Un brin abasourdi, M. Hézienne se ressaisit :
- « Je vois, je vois. Une telle attitude n'est pas admise en cours !
- C'n'est pas interdit par le règlement non plus ! » rétorqua Jacky.
- « Peut être, mais ce n'est pas autorisé non plus !
- Vous pouvez me dire où est-ce qu'il ait écrit que « l'enfilage de gode à clous est interdit pendant les cours ? »
M. Hézienne se leva, au comble de la fureur et hurla :
- « DEHOOOOOOOOOOOOOOORS ! »
Le silence s'était fait dans la classe. Jacky se leva à son tour et gueula :
- « AAAH ! VA TE FAIRE ENCULER SALE CONNARD BOUFFEUR DE MERDE !
- Pardon ? Qu'est-ce que vous venez de dire ?
- J'ai dit : aaah, va te faire enculer, sale connard bouffeur de merde ! »
M. Hézienne devint tout rouge et son visage gonfla (un peu comme un bite en érection). Il fit le tour de son bureau, se pointa devant Jacky et lui souffla :
- « Monsieur Pietro, vous dépassez les bornes des limites, c'est le pompon qui fait déborder le vase ! Sortez immédiatement ! »

En gros gay qu'il était, Jacky se leva, retira le gode de son cul et le lécha, rangea ses affaires dans son sac à main et s'en alla en roulant du cul, une main sur la hanche.
Il ouvrit la porte mais, avant de franchir le palier, se retourna et lança une dernière pique :
- « Vous savez que vous êtes vraiment un gros fils de pute ? »
Le professeur de français se redressa, regarda la classe et annonça d'un air solennel :
- « Oui, c'est exact ! Ma mère est une prostituée et je l'assume ! »
Passé le choc, toute la classe éclata de rire. La mère de Charles Hézienne, Carla Hézienne, était en effet une vieille pute, qui, à l'âge de 20 ans, s'était fait culbutée par un alcoolique notoire joliment nommé Gérard le Cul. Neuf mois après, Charles était là. Un bébé pour 100 francs. Plutôt une bonne affaire...
Charles avait, fort logiquement, pris le nom de sa mère, celui de son père étant quelque peu difficile à porter...

- « Vous savez, c'est pas honteux comme métier ! » reprit le professeur de français.
Brian se leva :
- « Non, c'est pas honteux (le prof lui sourit) mais c'est quand même la honte d'être un fils de pute ! » (le visage du prof se décomposa).
Johnny se leva, pointa du doigt Monsieur Hézienne, lança : « AH AH » d'un air sarcastique et se rassit. Un nouveau fou rire parcourut la classe.
- « Quoi ? C'est un métier comme un autre non ? »
- « C'est un point de vue ! Muhahahahaha (99)... » rétorqua Vladimir, qui savait de quoi il parlait, puisque, je le rappelle, sa s½ur Tatiana est elle aussi prostituée.
- « Moi, cela ne me dérange pas. Monsieur Pietro, allez vous-en, nous en reparlerons !
- OK ! Ho, passez le bonjour à votre mère la pute de ma part... Ou la bonne nuit plutôt ! »
Et il fila...
Monsieur Hézienne, très las, se rassit, passa une main sur son visage plein de sueur et annonça à la classe :
- « Bon, l'incident est clos ! Vous savez tous, du moins les latinistes, qu'un séjour de trois jours à Paris aura lieu mi-février et donc...
- On ira au Bois de Boulogne passer un p'tit coucou à votre mère pendant son travail ! » l'interrompit Johnny.
- « BON, CA SUFFIT MAINTENANT, HEIN !
- Est-ce qu'on ira à la Pute Montmartre ? » lança Vladimir.
- « Vous allez pas vous y mettre vous non plus !
- Ou alors au Parc des Putes ? » l'étalon russe.
- « Ouais, voir un match du PSG ! » lâcha Danny Barre.
- « Le Parc des Putes ! Le PSG ?
- « Bah oui, PSG comme PUTES SUCEUSES DE GAZON ! » hurla le frère de Jenny.
La classe partie dans un nouvel éclat de rire, sauf ceux qui avaient la bouche pleine bien sûr !
S'en était trop. Charles Hézienne explosa. Il se leva, boxa tous les élèves du premier rang, dévora le dossier de sa chaise et sauta par la fenêtre, ou plutôt à travers la fenêtre, la tête en avant.
Les élèves se précipitèrent pour voir ce qu'il était devenu quand, la voix du principale se fit entendre à travers les haut-parleurs :
- « Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, en raison des fortes chutes de neige, le ramassage scolaire ne pourra pas être effectué ce soir. Néanmoins, si cela ne s'aggrave pas, vous pourrez rentrer à pied. Dans le cas contraire, vous passerez la nuit au lycée. Merci à tous. »
Tous les élèves de la Terminale L1 se regardèrent. Charles Hézienne leur était sorti de la tête aussi rapidement qu'il était sorti par la fenêtre. Le silence fut pesant (seulement interrompu par ceux qui tentaient vainement d'écraser leurs flatulences sur leurs chaises), jusqu'à ce que Jean Culé le rompe :
- « Bon, si on allait voir ce qui se passe ! »
Les autres, enthousiastes, approuvèrent et le suivirent.

Une fois que la porte se fut refermée, une plainte survint de dehors :
- « AU SECOURS ! Je crois que je me suis cassé la jambe droite ! Attendez, j'essaie de me relever (CRAAAAAAC) AÏÏÏÏÏE La jambe gauche aussi maintenant ! Il fait froid, je ne plus bouger ! AU SECOURS, venez m'aidez... Euh, est-ce que quelqu'un m'entend ? Si je reste là je vais mourir ! HELP, HELP..."
Et c'est là que ça commença à chier des bulles...


(98) : Et comme le dit le dicton : « Qui mange du chili... fait caca au lit ! »
(99) : J'adore cette expression ! Vous l'avez sans doute remarqué dans la préface...



Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a de la méchanceté gratuite et un manque certain de finesse. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !

# Posté le samedi 19 juillet 2008 10:23

Modifié le mardi 17 février 2009 18:01

Un jeudi soir (et un vendredi tôt le matin) à Carhaix

Le jeudi 17juillet 2008, notre cher Krado était à Carhaix (Finistère, 29) pour assister au Festival des Vieilles Charrues. Il nous raconte :

AH AH (je me marre). Bien que les organisateurs m'avaient offerts un pont d'or (4 jours, accès aux loges, consos gratuites et hôtel), j'ai décidé de me faire ce festoche « à l'ancienne ». A savoir, pour commencer, à y aller par mes propres moyens.
Train d'abord, de Saint-Testicule sur Gland à Auray (45 minutes de trajet puis 1h15 d'attente), où je retrouve des camarades de classe (pour ceux qui ne le sauraient pas, je suis toujours scolarisé), dont les célèbres (pas autant que moi tout de même, soyons sérieux s'il vous plaît, enfin) Funky Tienou et Arantza. Comme moi, ils ont décidé d'y aller incognito. En effet, c'est délesté de mon costume de Krado que je m'y rends. Un peu comme Don Diego de la Vega sans son masque et sa cape de Zorro ou Bruce Wayne sans son masque et sa cape (et son slip par-dessus son pantalon) de Batman.

A 13h11, départ à destination de Rosporden. Il y a tellement de « people » que je reste debout durant toute la durée du voyage : 50 minutes. Voyage durant lequel je surprends une conversation entre deux « teenagers », futurs festivaliers eux aussi :
- « Eh, avant de partir, tu sais ce que j'ai fait ?
- Tu t'es branlé ?
- Non, ça c'est que j'ai fait dans mes draps en me réveillant. Alors, tu ne sais pas ?
- Je ne sais pas mais tu vas me le dire !
- J'suis allé sur le blog de Vladkarp. Krado était à Bobital ! T'imagines si il est aussi aux Charrues !
- Ouaaaaah, ça serait top cool ! Si je le vois je lui demande un autographe, plus une photo !
- Net ! Ce mec, c'est trop mon Dieu quoi, avec Docteur House et Bob l'Eponge !
- Eh, regarde le mec là, tu ne trouves pas qu'il ressemble à Krado ?
- C'n'est pas un mec, c'est une vieille !
- Non, pas la vieille barbue, j'te parle du mec derrière !
- Il ressemble beaucoup ouais, mais c'est pas lui. Il n'a pas de bob vert, de lunettes de soleil, d'écharpe verte et de canadienne !
- Ouais ! Mais j'suis tellement fan que je vois des Krado partout ! »

Il est 14h. Arrivée dans le Finistère. Le bout du monde...
Et là, sous une chaleur étouffante et un soleil de plomb (je déteste quand il fait trop chaud), nous attendons... 1 heure... 2 heures... 4 heures... 7 heures...
Non je plaisante, 2 heures seulement ! Mais c'est déjà énorme !
Nous étions deux cents à attendre les bus qui nous mèneraient à bon port. Il fallut quatre cars (je ne parle pas du gâteau, hummmm quatre-quarts !) Il y avait de tout sur la parking. Des jeunes kékés torses nus pour montrer leurs tatouages, une vieille pute à la mini-jupe si mini qu'on pouvait s'avoir si elle était épilée du minou ou pas (c'était le cas, Dieu merci !) ou des jeunes demoiselles plus jolies assises que debout... Et ça, il faut le voir pour le croire, mais surtout pour le comprendre !
Moi, j'ai pris le 3è car. En numérologie, le 3 représente la Sociabilité et la "communication". Ceux dont le chemin de vie est marqué par le chiffre 3 sont dits devant surmonter le défi de leur sensibilité exacerbée qui rend la communication avec autrui plus forte et plus difficile ; ce sont des gens souvent timorés au premier abord mais capables quand ils surmontent leurs doutes maladifs de communiquer avec beaucoup d'inspiration. Ils peuvent devenir les plus grands orateurs comme les pires maniaco-dépressifs (Wikipédia).

Arrivée à Carhaix. La terre promise, enfin !
Je marche encore dix minutes, dépassant tous ceux qui étaient beaucoup plus chargés que moi, avant de pénétrer dans le site. Un raz de marée humain. On aurait dit que tout le monde voulait être là pour l'ouverture des portes, à 17h30 !
En même temps, ce sont les BB Brunes qui ouvrent...
Repérage des lieux, grattage de couilles, installation sur le camping, matage de culs,...
Direction le pré de Kérampuihl... Trois quarts d'heures d'attente, sous une chaleur étouffante. Pas assez de guichets, organisation de merde.
A 19h15, c'est l'explosion de joie : la rentrée sur le pré. Au loin, les BB Brunes « jouent ». Et un flot de gamines non-réglées mouillent pour la première de leur vie devant les grosses burnes que sont les BB Brunes (OH OH OH). Je préfère prendre un café et une gaufre...
La jeune fille que me sert est très charmante. Je lui lance alors un clin d'½il coquin et là, elle s'évanouit. Ses collègues accourent en courant (pléonasme) à son secours. Je préfère m'éclipser...

Il est 19h45 ! Dans un tout petit quart d'heure, Motörhead entrera sur scène. Du vrai rock, enfin ! Je me place dans le public : en face, à trente mètres de la scène, à l'abri derrière le pogo. Perfecto !
Je suis venu pour eux après tout : 125 kilomètres pour applaudir Lemmy & Cie !
Il y a de tout dans le public : des jeunes aux cheveux longs qu'ils agitent en secouant la tête, des vieux barbus aux blousons de motard comme sortis d' « Easy Rider », des gothiques (surtout des femmes) tout de noir vêtus comme il se doit, des crêteux (dont un avec une crête rouge et jaune très impressionnante), des crétois, des crétins, ...
Il fait beau et chaud, il fait chaud et beau (contrepétrie belge ... mais y'en a plein d'autres, par exemple : Les nippons contribuent au redressement de la Chine) et c'est dommage que Motörhead passe en plein jour. La nuit, c'est mieux, et l'éclairage aurait servi à quelque chose... Enfin, je dis ça, je dis rien ...
L'impatience me gagne, bien que le trio britannique soit à l'heure : il est 20h tapantes !

Une intro et le groupe monte sur scène, sous un tonnerre d'applaudissements. Le groupe démarre par l'endiablée « Dr Rock ». Comme entrée en matière pour nous mettre en appétit, on peut difficilement faire mieux !
Lemmy Kilmister, chanteur et bassiste, légende vivante du rock si il en est, dissimulé derrière de grosses lunettes de soleil. Chapeau de corsaire vissé sur le crâne, jean noir moulant certaines parties (!), d'une chemise noire et de ses habituelles blue sued shoes. Ses deux verrues sur la joue gauche sont là : Ca va, c'est bien lui !
Phil Campbell, le guitariste (qui, à l'âge de 12 ans, a eu un autographe de Lemmy quand celui-ci jouait dans Hawkwind), portant lui aussi une chemise et un pantalon noir, avec un bonnet qui lui donne une allure de docker.
Mickey Dee (Mikael Delaoglou de son vrai nom), le batteur, avec ses énormes bras et son immense touffe blonde. Il me fait, très rapidement, pensé à Savancosinus, le légionnaire romain débile de « La Zizanie » (Astérix).
Un concert de Motörhead, je le savais avant de venir mais il vaut mieux le voir pour bien le comprendre, c'est puissant. Vous vous en prenez plein la gueule, du début à la fin. Comme si un Airbus A380 (restons français !) franchissait le mur du son à cinq mètres de vous ! Quand Lemmy dit qu'il est là pour « vous botter le cul », il ne plaisante pas. Et c'est tant mieux, si c'est ça se faire botter le cul, j'en redemande !
« Good evening ! Bonjour ! Comment ça va ? We are Motörhead ! And we will play Rock 'n' Roll ! » annonce Lemmy, en ayant fait l'effort de parler un peu en français. Très touchant.
Le groupe révise ses classiques « Be My Baby » (un petit chef d'oeuvre), « Killers », « Metropolis », « Over The Top » (géniale et « bourrine » à souhait). Ils s'éclatent, et nous avec...
Phil Campbell sourit sans cesse (c'est assez rare pour être signalé). Il arpente la scène de long en large, vient se coller à Lemmy à quatre ou cinq reprises, dispense quelques solos...
Il y a du Johnny Ramone (toutes proportions gardées) chez ce guitariste. En dehors du fait qu'il a lui aussi les cheveux longs (sic), il a lui aussi cette façon de jouer à une vitesse qui dépasse les lois de la physique. Il change six fois d'engin durant le set, sans doute pour ménagé ses cordes, qui vivent un véritable cauchemar...
« I got Mine » ... « Rosalee »...
Mickey Dee n'est pas en reste. « The better drummer on the world » (comme l'a qualifié Lemmy) nous a offert un solo, ahurissant de vitesse et, surtout, de puissance, de près de cinq minutes, suite au titre « In the name of tragedy » (par ailleurs excellent). Le public était conquis, en délire, fou... (Perso, j'étais sans voix !). Il cognait tellement fort sur ses fûts qu'on aurait dit qu'il voulait les démolir. Un vrai gorille ! Les poils en moins, le talent en plus...
Ils jouent forts, très forts,... Trop forts diront certains (110 décibels en général, leur record est de 130 !). D'autres diront qu'ils font « du bruit », que « toutes leurs chansons se ressemblent » ou que Lemmy « chante mal ».

Dans la catégorie chanteur, il y a ceux qui braillent et qui passent leur temps à faire le con, style Johnny Rotten (Sex Pistols), d'autres à la voix hypnotique et qui restent enlacés à leur micro, façon Joey Ramone (The Ramones), certains qui gesticulent et « se montrent » pour amuser les groupies, tel Pete Doherty (Baby Shambles), ...
Et puis il y a Lemmy Kilmister. Lui il ne bouge pas d'un iota ou presque (jamais à plus de 2 mètres de son micro), il ne bouge pas dans tous les sens. Il n'en fait pas trop, juste son job.
Le micro toujours très haut, la tête relevée vers le ciel, comme si il voulait qu'on l'entende à l'autre bout du système solaire (c'est sans doute le cas, il paraîtrait que Motörhead est numéro des charts sur Charon)...
Mais pourtant, on ne voit que lui. Ca s'appelle le charisme, la classe. Notre regard peut s'égarer quelques instants sur les deux autres, il reviendra instantanément sur Lemmy (ce qui n'enlève rien au talent de ses deux comparses). Il captive, il magnétise, il envoûte.
Sa carrure, son look, son attitude, sa voix puissante et éraillée, son talent de bassiste,... font qu'il éclipse tout le reste. Il pourrait y avoir dix bonnasses « top less » en train d'agiter leur fion au nez des spectateurs, ça serait pareil (il faudrait essayer pour voir).
Car, MOTORHEAD, C'EST LEMMY !
On dit que c'est un assassin, qu'il est néo-nazi, les pires bruits courent sur lui, mais c'est faux ! Derrière l'allure de l'ogre bouffeur d'enfants se cache un homme très cultivé, intelligent et engagé. En plus, c'était un pote à Joey Ramone...
Pour finir, une petite anecdote, que j'adore : Sa dernière analyse de sang remonte à une quinzaine d'années. Hospitalisé à Londres, les médecins sont alors réunis autour de ce cas d'école et décident d'un commun accord de ne pas le transfuser : «Voyez-vous, si on vous donne du sang pur vous allez mourir... Mais, de grâce, ne donnez pas votre sang ! Il est tellement toxique que vous tueriez quelqu'un !» (Bock'n'roll, Libération, 6 décembre 2006).
A côté de ça, Pete Doherty passe pour le mec qui en est à sa première taffe de pétard, sur une plage, un soir d'été, lors d'une fête de classe, par exemple...

Le groupe poursuit avec ses plus grands succès : « Just cos' you've got the power » (un autre petit chef d'½uvre durant lequel j'ai appelé un confrère), “Killed by Death”, un de leur plus grand succès avec une intro à décourager toute la concurrence... et le final est pas mal non plus... jusqu'à la doublette infernale, j'ai nommé : « Ace of Spades » – « Overkill » (c'est ce qui s'appelle finir en apothéose). Imaginez que vous vous prenez sur la gueule un ouragan force 5, suivi d'un tremblement de terre magnitude 9. Ou l'inverse... Et bien c'est ça, en pire...
Tu te prends une claque énorme, comme si Mickey Dee avait frappé sur ton crâne plutôt que sur sa batterie ! C'est tellement puissant (dans tous les sens du terme) que tu sens ta cage thoracique vibré dans ton corps, prête à exploser ! Wahou !
Je ne vais pas utiliser de mots pour qualifier ce final de feu. Ineffable, donc...
Puis, le groupe salue la foule. Mickey balance ses baguettes, Lemmy et Phil leurs médiators.
Le concert se termine par un long larsen...
C'était génial et ça valait bien la peine de trimer sous cette chaleur durant tout ce temps...
Deux petits regrets néanmoins : la brièveté (une heure seulement, on va dire que « c'était bref mais intense ») et le fait qu'il n'ait pas joué « R.A.M.O.N.E.S » (leur titre hommage aux Ramones). Quand on est fan...
Mais ces deux petits regrets furent effacés quand, en discutant avec deux fans qui les suivaient sur leur tournée européenne, j'appris que c'était « encore mieux qu'au Hellfest ! » (Où la set list était d'ailleurs la même) Rien que ça !

Set List :

Intro
Dr Rock
Stay Clean
Be My Baby
Killers
Metropolis
Over The Top
I got Mine
One Night Stand
Rosalee
In the name of tragedy
Just cos' you've got the power
Going to Brazil
Killed by Death
Ace of Spades
Overkill

Après ce concert, à l'issu duquel je fus malentendant durant un bon quart d'heure, j'eus fin. Je m'en vais donc manger un sandwich à la merguez, accompagné d'une barquette de frites et d'un kir.
En chemin, je croise un type moustachu d'une quarantaine d'années, qui me regarde longuement et me sort :
- « Mais, vous êtes Krado ! »
Surpris mais heureux, je lui souris et répond :
- « Oui, c'est bien moi !
- Et vous en êtes fier en plus...
- Oui, évidemment. Vous voulez un autographe sans doute ?
- Un autographe de la part d'un type comme vous ? Vous plaisantez j'espère !
- Non ! Quand je plaisante je sors des blagues du genre : C'est un type qui rentre dans un café et qui dit : « Salut, c'est moi ! » Tout le monde se retourne, et en fait c'était pas lui !
- Eh bah dis donc, en plus d'être un gros dégueulasse, vous n'êtes pas drôle, vous !
- Un gros dégueulasse ? Je ne saisis pas là !
- J'vous ai dit que vous étiez crado ! Se promener avec des frites dans le nez, faut vraiment être con...
- Mes deux mains étaient prises... Vous parlez de crado dans ce sens là, je comprends maintenant...
- Bah oui ce sens là ! Faut pas confondre avec Krado, le génialissime auteur du génial Vladkarp ! (« Oh, ce type est un vrai fan pour connaître cette formule », me dis-je)
- Mais je suis Krado !
- Ah, heureux que vous l'admettiez !
- Non je veux dire que je suis l'auteur de Vladimir Karpounyouv !
- Vous ? AHAH, je me marre ! Vous n'avez pas de bob, de lunettes, d'écharpe et de canadienne !
- Je ne m'habille pas tout le temps comme ça vous savez !
- Pourtant, il prend ses douches dans ce costume ! Je l'ai vu sur la photo !
- C'était soit ça, soit pauser à poil, donc...
- Mais vous vous y croyez vraiment, en plus... La schizophrénie ça se soigne vous savez ! »
En ayant marre et voulant voir « Ben Harper & The Innocent Criminals », je lui enfonce ma barquette de frites dans le nez et lui balance, avant de partir :
- « Se promener avec des frites dans le nez... Faut vraiment être un gros con dégueulasse... »

Cet incident m'a fait louper le début du concert de Ben Harper. Mais ce que j'ai vu était franchement pas mal. Il a évidemment joué quelques uns de ses plus grands succès, tels que « Jah Work » (en intro), « Better Way » (sans doute ma préférée), ou « Fight Outta You »,...
Le public, très fourni (tête d'affiche oblige) était conquis. J'ai surtout beaucoup apprécié les prestations de deux gros noirs, l'un aux percussions et l'autre à la guitare, tous deux énormes, aussi bien par le talent que par la morphologie... Et Ben Harper a fait quelques solos qui méritaient toute mon attention...
Bien que ce ne soit pas le genre de musique que j'écouterai tous les jours, ce fut un bon moment. Surtout en comparaison aux « Baby Shambles ». C'était mou, chiant, sans énergie...
J'aurai voulu voir Pete Doherty se vomir dessus. Il n'en n'a rien été. Il s'est certes cassé la gueule dès le premier morceau et à bu un peu, mais pas de quoi péter trois pattes à un canard. Mais les groupies à chapeaux étaient contentes...
Un seul morceau digne d'être retenu : « Delivery », qui est par ailleurs leur plus grand succès.
Je me faisais tellement chier que je suis allé boire une bière et un cidre. Puis, à 1h45, retour au camping...
Avec d'autres festivaliers, nous buvons (whisky-coca avec plus de whisky que de coca, vin blanc premier prix et un superbe vodka-jus multifruits- sirop de citron) jusqu'à 4 heures, puis partouzons jusqu'à 6 heures. Il pleut : c'est cool, ça glisse mieux !

A 6h30, alors que la plupart des gens dorment (une poignée d'irréductibles), je décide de m'en aller.
Il fait froid, je suis mouillé, je suis sale, je suis fatigué, j'ai des douleurs dans les pieds, j'ai les jambes lourdes, j'ai un sac sur le dos, j'ai mal à la main, je pue la bière, ... N'en jetez plus !
Mais, comme au Vietnam en 66, je fais fi de tout cela et avance, doucement, mais sûrement...
Je marche seul, comme Jean Jacques Goldman dans sa chanson. Puis je réalise que je viens de voir deux des plus grands groupes de l'Histoire, et sans doute les meilleurs dans leur catégorie, en l'espace de 12 jours (les Sex Pistols et Motörhead, je le rappelle pour les distraits) et que, penser à un chanteur aussi nul, c'est honteux. Je me donne des claques sur la gueule pour me punir, attirant ainsi les regards des policiers, auquel je réponds par un bon vieux doigt des familles !
Dans le car, je sommeille. A la gare, 1h30 d'attente. Crevant de faim, je me rends à la boulangerie la plus proche, pour acheter deux pains aux chocolats, un croissant et une cannette d'Oasis « is good » (désolé, je n'ai pas pu m'en empêcher), que j'englouti en deux temps-trois mouvements : ça fait du bien, « putaing cul » !
Le train part à 9h11. Je fais le voyage en 1ère classe... alors que mon billet est pour la 2ème classe !
En fait, si une vieille ne m'avait pas dit que j'étais assis à la place qu'elle avait réservée, je ne m'en serai pas rendu compte ! Je me confonds en excuses et m'assoit sur la banquette d'à côté...

Mais son chien ne l'entend pas de cette oreille : il me saute dessus ! L'alcool et la fatigue ralentissant mes réflexes, il me mord la main gauche ! Avec la droite, je lui colle... une droite et il s'étale sur la vitre ! Sa maîtresse se lève, prête à me frapper avec son sac. Sans me poser de questions, je lui donne un coup de pied dans l'entrejambes (on mettra ça sur le compte de l'alcool), avant de l'assommer avec son propre sac. Vous avez dit machiavélique ?
Un homme, témoin de l'agression, se jette sur moi au même moment que le caniche, qui a repris connaissance. Je saisis ce dernier en vole, et l'enfonce dans la bouche de l'homme, qui s'étouffe avec. Son fils, pour sauver l'honneur de la patrie, m'attaque. J'ouvre mon sac, saisi une bouteille (vide évidemment) et la lui enfonce dans la narine.
Il hurle, le contrôleur arrive, c'est la panique dans le wagon...
Je prends mes jambes à mon cou (le mec qu'a inventé cette expression devait être sacrément souple). Je renverse tout sur mon passage, coince la tête d'un mec entre les portes, en noie un second dans les chiottes, ... Le contrôleur, une brute épaisse de 2 mètres et 100 kilos, est toujours à mes trousses. Le train ralentit. Surpris, je trébuche. Il m'accule (et, dieu merci, ne m'encule pas) ! Sans me poser de questions, encore une fois, satané alcool, je me retourne et lui lâche un vieux pet toxique sur le nez. Je me sauve, atteint la vitre la plus proche, l'ouvre et saute... dans le train qui allait en sens inverse ! Un miracle ! Surtout que ce train est le TER qui va à Saint-Testicule sur Gland.
Je passe toute la durée de voyage dans les chiottes (le pet lâché sur le contrôleur fut le détonateur d'un terrible bombardement dont mon anus est heureusement sorti indemne).
C'est donc sain et sauf, mais délesté de quelques grammes (voire kilos) que je fais un retour triomphal chez moi ! Il est 11h10.
Fatigué, cassé, sale et puant, mais heureux, je vais me coucher, bercé par les chansons douces et mélodieuses de Motörhead.

P.S : Merci à Clint Ramone. Et à Ingrid Bétancourt, encore...


Voici une vidéo du titre "Ace of Spade". Et voilà le lien menant à leur site officiel : Motörhead

# Posté le mercredi 23 juillet 2008 13:16

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 08:47

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 24)

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 24)
La photo ci-contre représente la banderole présente dans la cave des jumeaux Braun. Ne faites pas ça chez vous !

Le 24è extrait arrive en même temps que le mois d'août commence.... Otez-moi d'un doute, il ne neige pas au mois d'août... Quelle ironie de parler d'une tempête de neige en plein été...
Mais là nous entrons, par devant ou par derrière, c'est comme vous voulez, dans le vif du sujet...

Vous avez sans doute remarqué, à moins d'être un gros con (mais, pour venir sur ce blog, il faut être un gros con, donc, vous n'avez rien remarqué), que les deux extraits précédents étaient courts. C'est parce que celui-ci, qui clôt le 8è chapitre, est immense, aussi bien par la taille (c'est un fait) que par la qualité (c'est un avis). Cet extrait fait en effet la moitié du chapitre, soit 12 pages...

Deux autres bonnes nouvelles (si on considère que lire douze pages de cette diarrhée littéraire est une bonne nouvelle) :
Primo, ce blog fête ce jour sa 2500è visite. Ce fameux visiteur, Jacques Hadihadi (Mouthe, 25) se voit offrir un peigne anal, un costume pour poupée et un lot de quatre piles. Félicitations...
Secundo, 22 souris mutantes de l'espace sont parvenues à s'échapper de Guantanamo. Elles se sont embarquées (clandestinement bien sûr) sur un cargo, qui devrait arriver en Europe à l'automne, le "Karaboudjan"...


A Microsoft Word, mon excellent traitement de texte, parce qu'il le vaut bien.


22 janvier 2008, 07h07 :

Je viens juste de me réveiller. J'ai ouvert mon sac et sorti ma trousse et mon bloc-notes. Et j'écris ses lignes. La nuit s'est bien passée. Ca fait bizarre de dormir dans son lycée. Ca fait bizarre de dormir en compagnie des profs, Ca fait bizarre de dormir près des chiottes qui empestent la merde (Jacky a eu la mauvaise idée d' allé chier juste avant de se coucher)...

Dans le hall, tout le monde est réveillé désormais. Vladimir, dans son sac de couchage, se redresse. Il y a une énorme bosse dans son duvet. C'est trop haut pour être ses genoux... Ah, la bonne vieille gole du matin... Un réveil sans grosse gole, c'est comme Paris sans Tour Eiffel, une femme magnifique sans clitoris, Laurel sans Hardy ou un samedi soir à Tata Beach sans homosexuel... Justement, à côté de moi, Jacky se réveille. Il se tripote la raie. Fist Fucking matinale ? Morceau de merde de la veille ? Ou simplement l'envie de combler un manque ? Aucun des trois, il retire simplement la plume rose qu'il met chaque soir « in rectum » pour s'endormir. Une plume que Delphine lui avait offerte en seconde, en lui affirmant que six gogo-dancers déguisés en cow-boy s'étaient masturbés dessus.

Les filles se lèvent et vont aux toilettes pour « se rafraîchir ». C'est sur que c'est plus classe que dire « Je vais pisser », « Je vais aller larguer une énorme série de pets avant de chier gras » ou encore « Je vais rentrer mes doigts dans ma chatte et en extraire mon tampon rempli de sang pour le remplacer ». Mais nous ne sommes pas dupes. Mais après tout, c'est mieux de se dire que, par exemple,le cul des femmes ne sert qu'à une chose : à s'asseoir. Voir à la sodomie...
Il y a là Solenn, Fanny, Léa, Maria...

Tous les regards se tournent vers elles. Certains ne se gène pas pour se branler comme des porcs (est-ce que les porcs peuvent se branler ? Voilà une question existentielle) en scandant leur prénom ! Danny, énervé de voir des mecs manquer de respect à sa s½ur, se lève, chope un extincteur et s'en va massacrer le premier venu (le plus petit et le plus maigre). Johnny lâche un très joli pet, puis se marre. Voyant sa couette bougée, je comprends qu'il aère. Il rentre alors sa tête dans son duvet et renifle bruyamment :
- « Ouah, c'est Tchernobyl là-dedans ! » Il se marre à nouveau.
Vladimir ricane : - « Attention, une couille va peut être te pousser au milieu du front ! » J'éclate de rire. Il est 7h30, tout le monde file vers le self. C'est l'heure du petit déjeuner...


Brian pose son bloc-notes et se lève. Toutes les personnes présentes (quasiment 2000) rejoignent donc le self pour prendre le petit-déjeuner.
Justement, il est temps de présenter les professeurs présents, du moins ceux qui nous intéressent :
Nous avons déjà évoqués les cas Roland Culé (le directeur), Gérard Michel Trochu (Histoire-Géographie) et Bob Dylat (Anglais), mais il y a aussi le prof de philosophie Ito-Mat-Ho-Sel.
Comme son nom (pouvant donner par ailleurs un excellent jeu de mots) pouvait le laisser indiquer, il était chinois. Sa famille avait fui l'Empire du Milieu en 1949, après la prise du pouvoir par Mao Zedong (Tsé-Toung pour les intimes). Agé de 40 ans, il enseignait dans ce lycée depuis 7 ans. Il s'habillait toujours en costume traditionnel chinois, mangeait des ½ufs pourris et avait noyé les trois petites filles qu'il avait eues. A part ça, il avait les cheveux longs noués en « queue de cheval ». Quant à sa propre queue, elle était ridiculement petite.
Dans la catégorie « émigrés », il y avait l'italien professeur de sport, Giuseppe Netrazione.
Grand, mince, chauve, les yeux bleus, les filles le trouvaient « Oh il est trop beau ! » Malheureusement pour elles, il était homosexuel, bien que personne ne l'avait remarqué, malgré le fait qu'ils venaient régulièrement en cours en talons hauts.
Malgré cela, il était très sympa, et son accent accentuait cela. De plus, ses cours étaient bien.
Il apprenait à ses élèves à bien simuler, à faire mal à ses adversaires, à les insulter, à gagner du temps, à se tordre de douleur sur le sol, à jouer avec la main, etc...
Un vrai rital quoi...
On trouvait également le prof d'Arts Plastique Renaud Citroën. Grand, mince, un petit bouc « d'artiste », des petites lunettes « d'artiste », des cheveux courts « d'artiste », etc... Sympathique et faisant souvent des réflexions grivoises, il était donc très aimé de ses élèves et de ses collègues. Très bon sculpteur, excellent peintre, ses ½uvres étaient souvent à connotation sexuelle, tel que « La Pipe de Fernand », que le dénommé Fernand ne tenait pas dans la bouche, mais dans le cul, « La Grande Muraille de Chine » qui représentait non pas le monument mais un chinois phalliquement bien doté, ou encore « Le Trois Mâts de la Capitaine », qui n'était pas un bateau appartenant à une femme, mais une femme se faisant prendre par un homme possédant trois pénis. Il est inutile de dire que Renaud Citroën vénérait Salvador Dali, que ses ½uvres s'étaient vendues des millions à New York (mais, bien que pété de thunes, il continuait d'exercer son métier de prof, par « amour de la profession »), et qu'il était un lointain descendant d'André Citroën (l'inventeur de la marque automobile).
Petite blague pour la forme :
C'est quatre arabes dans une voiture neuve. La voiture a un accident et les quatre arabes meurent.
Quelle était la marque de la voiture ?
Citroën, car « Vous n'imaginez pas tout ce que Citroën peut faire pour vous ! »


En parlant de descendance et de racisme, il est temps de parler des deux CPE du lycée Josef Staline. Edmund et Adolfa Braun. Adolfa et Edmund Braun...
Jumeaux allemands de 62 ans, ils avaient émigrés en France en 1989, après la chute du Mur de Berlin. Depuis, ils vivaient ensemble, dans une ferme.
Edmund et Adolfa étaient en effet très proches. Abandonnés à leur naissance par leurs parents, qui se seraient suicidés ce jour-là (fin avril-début mai 1945), juste après que la mère ait accouchée, ils avaient été recueuillis par deux russes, qui les avait ensuite déposé dans un foyer pour orphelins, à Berlin, très courant à l'époque dans la ville, seconde Guerre Mondiale oblige...
Leurs parents auraient ensuite été incinérés et leurs cendres dispersés dans l'Elbe...

Ouvrons une parenthèse « ( » :
A l'âge de 12 ans, Edmund et Adolfa avaient été adoptés par des fermiers bavarois de Berchtesgaden. Hansel et Gretel Grimm, stériles, buvaient de la bière, pratiquaient la sodomie et supportaient le Bayern Munich.
En plus de leur travail à la ferme, Edmund peignait (très mal) et Adolfa pratiquait la photographie, avec talent, elle... Après leurs journées de travail, ils passaient du temps ensemble à boire du champagne frais et du cognac (en cachette) et à manger du chocolat et des fruits (pas en cachette).
Adolfa adorait bronzer nue quand elle allait à la plage, ce qui irritait Edmund au point que celui-ci se laissa pousser une moustache carrée en signe de protestation, ce qui déplût particulièrement à sa s½ur.
Ainsi, ils arrivèrent à un compromis : Adolfa arrêterait de bronzer nue et Edmund raserait sa moustache. Mais, en secret, elle fréquentait une plage de nudiste, tandis qu'il s'affublait d'une fausse moustache carré pour les soirées mondaines...
Enfants, les jumeaux faisaient souvent des cauchemars où un aigle géant les déposait dans un bunker jonché de cadavres (dont celui d'un chien) et de capsules de cyanure. Au loin, des chars tiraient, puis il y avait une explosion. C'est à ce moment qu'ils se réveillaient, criant « Sieg Heil », le bras droit tendu, le corps ruisselant de sueur. Avec l'âge, cela avait passé...
Bien sur, ils avaient fait de nombreuses recherches pour connaître la véritable identité de leurs parents. Ils avaient ainsi appris qu'ils portaient le nom de leur mère, car, parait-il, celui de leur père serait difficile à porter et que ce dernier avait des origines autrichiennes.
Adolfa savait que son prénom était en fait la version féminine du prénom de son père et Edmund n'était autre que le prénom du petit frère du père, décédé très jeune d'une rougeole.
Les jumeaux avaient également hérités d'un manuscrit que leur père aurait écrit en prison, mais dont ils ignoraient le titre, la page de couverture étant absence, et d'un brassard avec une croix gammée dessus, ce qui signifiait que leur père avait sans doute participé à la guerre, de près ou de loin.
Enfin, de récentes analyses avaient également montrées que du sang nazi (rouge et blanc avec des globules en forme de croix gammée) coulait dans leurs veines, ce qui voulait dire qu'au moins un de leur parent avait été un nazi... Il est inutile de signaler que les deux CPE étaient de fervents antisémites.
Mais cela n'apportait aucune indication sur l'identité de leurs parents...

Il faut aussi souligner que Edmund et Adolfa organisaient, depuis quinze ans maintenant, des combats de juifs dans leur cave.
La cave était toute grise. La façade nord était occupée par la cage, la façade sud par les gradins. A l'est, il y avait le podium sur lequel siégeait les deux hôtes, ainsi qu'un micro pour présenter les combattants. Sur le mur, un immense drapeau noir représentant une svastika en or et, en légende, « Back to Birkenau » écrit en rouge sang. Enfin, la façade ouest était occupée en grande partie par l'escalier qui menait à la cave et par le placard à balais dans lequel vivaient les combattants le reste du temps...
A côté du placard il y avait une vieille sono (datant de la guerre, comme de juste) qui crachait en continu « Hitler reviens », titre écrit et composé par Edmund et chanté par Adolfa, grandement inspiré de « Jésus revient », du film « La vie est un long fleuve tranquille » :

Quand il reviendra, il fera grand jour
Pour saluer celui qui inventa les camps
Au fond de l'Autriche, il naquit de Maria
Personne n'avait voulu de lui

Hitler reviens, Hitler reviens, Hitler reviens parmi les tiens
Du haut de la croix gammée, montre nous le chemin
Toi qui le connais si bien

Toute sa vie, il prêchait l'antisémitisme
La bonté, la justice, et le savoir
Quand il reviendra, il les exterminera
Comme il avait fait en 40

Hitler reviens, Hitler reviens, Hitler reviens parmi les tiens
Du haut de la croix gammée, montre nous le chemin
Toi qui le connais si bien

Dans une grande clarté, il apparaîtra
Comme il le fit en 33
Le monde entier laissera éclater sa joie
En chantant Hitler est là

Hitler reviens, Hitler reviens, Hitler reviens parmi les tiens
Du haut de la croix gammée, montre nous le chemin
Pour toujours faire le bien

Hitler reviens, Hitler reviens, Hitler reviens parmi les tiens
Du haut de la croix gammée, montre nous le chemin
Pour toujours faire le bien

Hitler reviens, Hitler reviens, Hitler reviens parmi les tiens
Du haut de la croix gammée, montre nous le chemin
Pour toujours faire le bien

Le principe de ce sport est fort simple :
Deux combattants se battent à mains nues, enfermés dans des cages en acier rondes de 25 mètres de circonférence, dont le sol est recouvert de cendres récupérées à Auschwitz. Le vainqueur est celui qui tue son adversaire en premier. Ensuite, il a le droit d'aller prendre une douche...
Si au bout d'une heure il n'y a pas de vainqueur, cela se joue à la « mort subite ». Les spectateurs (environ 50) quittent la salle et observent la fin du combat par une grande vitre spécialement aménagée sur le sol du rez- de-chaussée, pour voir ce qui se passe en dessous. En effet, les spectateurs doivent être protégés car du Zyklon B est déversée dans la cave. Et là, c'est celui qui résiste le plus longtemps qui gagne. Bien évidemment, il n'a pas le temps de savourer sa victoire, car il décède dans les cinq secondes...
Edmund et Adolfa fixaient les cotes et les spectateurs venaient parier de l'argent. Si un type gagnait trop de thunes, le Service de Sécurité (SS) le mettait de force dans la cage pour le combat suivant.
Les SS des jumeaux étaient au nombre de quatre et s'appelaient respectivement Michael, Oliver, Miroslav et Torsten. Ils étaient tous grands, rasés, sadiques et cons...
Les deux jumeaux (énorme pléonasme, comme dire « je monte en haut » ou « je chie par le cul ») avaient fait de multiples demandes au CIO pour que ce sport devienne discipline olympique. Quatre propositions, quatre refus...
Mais ils espéraient secrètement que quelque part, de préférence en Allemagne, les néo-nazis reprennent le pouvoir, organisaient des Jeux Olympiques pour démontrer la supériorité de la race aryenne (comme si il fallait la démontrer), comme à Berlin à 1936 et ferait du « Combat de Juif » l'épreuve reine...
Leur grand rêve était surtout de retrouver de l'ADN du « Führer » et de créer un clone, qui ferait comme lui. Mais ils savaient qu'ils ne pouvaient rien faire, Adolf et Eva Hitler n'ayant jamais eu de descendance. Du moins à leur connaissance, car une rumeur disait que la compagne du dictateur était enceinte de lui dans le Bunker Berlinois où ils ont fini leur vie.
Et si ?...
Chaque samedi soir, trois matchs étaient programmés. Histoire de passer un moment agréable en famille, plutôt que de regarder les « Enfants de la Télé » sur TF1.
A choisir entre voir un juif milliardaire raconter de la merde pendant deux heures et un autre juif mourir, le choix étaient vite fait pour les néo-nazis...

Edmund et Adolfa Braun avaient été engagés par la directrice adjointe, Isabelle Vrette, surnommée affectueusement « Belle Levrette » par Vladimir et ses ami(e)s. Quand on s'appelle comme ça, c'est normal de s'exposer à des jeux de mots vaseux.
Agée de 57 ans, elle en faisait 70, grâce à un lifting impeccablement raté. Rousse d'origine, elle se teignait en « Carotte Bonduelle », de chez Schwarzkopf. Les cheveux courts et frisés, comme la plupart des vieilles, maigre, le teint pâle, elle était vraiment moche, en plus d'être conne.
Bref, tout sauf la femme de vos rêves, sauf pour un clodo puceau et bourré en fin de vie, la nuit dans le brouillard, de dos et après s'être vu proposer un gros paquet de thunes.
Tout de suite, elle était tombée sous le charme d'Edmund et d'Adolfa, quand, dans un bar, elle les entendit raconter des blagues antisémites, il y a 10 ans de cela :

Edmund, le visage rougit après avoir vidé sa chope :
- « C'est un petit garçon qui cherche ses parents à Auschwitz. Il ne les trouve pas, alors il est triste. Il part et, de colère, shoote dans un tas de cendres. Et là un garde lui fait :
- « Hé petit, pas de bagarre ici ! »
Ses amis et sa s½ur éclatèrent de rire. Isabelle Vrette s'approcha alors et lui lança :
- « Mon père est mort à Auschwitz ! »
Les néo-nazis la regardèrent, dégoûtés et prêts à la frapper, avant qu'elle ne lance, dans un grand éclat de rire :
- « Il est tombé du mirador ! »
Gros rires bien gras.
Adolfa, voyant là l'occasion de se faire une nouvelle amie, avait ajoutée :
- « Vous connaissez la blague du bateau juif rempli de juifs qui coule ?
- Non !
- Moi non plus, mais en tout cas elle commence bien ! »
Nouveaux éclats de rire...


Les antisémites s'attirent dit-on, un peu comme la merde attire les mouches...
Ainsi, Isabelle Vrette, déjà directrice adjointe depuis trois décennies à l'époque, les avait engagés. Elle avait en effet obtenue ce poste dès l'obtention de son BAC S (bien évidemment, bande de sales racistes), bien aidée par sa faculté à savoir lécher les bons culs et sucer les bonnes boules (dans tous les sens possibles et inimaginables).
Si, auparavant, Isabelle Vrette était stricte, mais correcte, elle instaura un vrai régime de terreur suite à l'arrivée des deux néo-nazis aux postes de CPE. Et comme Roland Culé lui avait donné carte blanche, ni plus ni moins qu'un bout de carton sur lequel le directeur s'était allégrement masturbé, et qui trônait désormais sur le bureau de la directrice adjointe (les élèves, en le voyant, savait ce que cela signifiait : que leur directeur était un gros dégueulasse !), elle en profitait la fieffée salope...
Ainsi, Mlle Vrette (vous pensiez qu'une femme pareille était mariée ?) pouvait leur faire tout ce qu'elle voulait, dans la limite du raisonnable. Sauf les violer, les tuer, ou ... En fait seulement les violer et les tuer (et encore, il y avait des exceptions, vous savez, celles dont on dit qu'elles ne font que confirmer la règle). Tout le reste était admis. Tout...

L'année de l'arrivée d'Edmund et d'Adolfa, le nombre de morts dans le lycée avait augmenté de 200 %. Pour la plupart des suicides. Plutôt mourir que d'endurer ça...
Ca, c'était les cinq cents coups de fouet, les pompes avec une armoire sur le dos, écouter du Michel Sardou ou regarder du Max Pecas pendant une journée entière (Johnny, fan de Max Pecas, avait passé une semaine devant la télé), l'émasculation ou castration, le léchage des couilles d'un porc en les rentrant en entier dans la bouche, l'écartèlement (tellement douloureux), la noyade dans la baignoire, les bains de javel, l'eau bouillante jetée dans la gueule, la sodomie à sec par une tribu d'indigènes (Jacky adorait ça, même si il trouvait ça « trop mou » et « pas assez sanguinolent »), les yeux troués, les membres coupés, les cheveux arrachés, vivre une semaine entièrement nu sur le plateau du Larzac, faire un fist fucking à un vieil incontinent (Brian était un maître en la matière), l'enterrement vivant, se faire chier et pisser dessus, la pendaison par les pieds (pour les femmes) ou les testicules, l'ingurgitation par entonnoir de 10L de Vodka ou de bière (Vladimir s'en était sorti sans dommage, et même il en redemandait), être attaché à un mur sans pouvoir faire aucun mouvements, alors que dix pin-up défilent en bikini devant vous, dans des positions très suggestives, pendant une nuit entière, aller à Jérusalem en costume nazi ou encore avaler 10kg de bouffe mexicaine sans pouvoir boire ou chier (ça, personne n'y avait résisté)...
Vous l'aurez compris, la vie au Lycée Josef Staline était un enfer...

Heureusement, un petit groupe de résistants nommé GRAND « Groupe de Résistance Anti Nazis Dégueulasses », s'était formé, il y a trois ans de cela, pour empêcher les néo-nazis de trop étendre leur pouvoir.
Brian, le fondateur, s'était autoproclamé Président en Chef Suprême. Ses seconds étaient bien évidemment Vladimir, Johnny et Jacky. Mais l'on retrouvait aussi Maria Nusse (uniquement présente pour être proche de « son Vladi »), Danny et Jenny Barre, Léa Battoir (ce qui faisait grand plaisir à Brian), Joseph Héralgant, Michael Chainsaw (remplacé par Richard la Raie suite à son départ), Lucas Secouille, Raoul Gastro et Fidel Castré (qui rivalisaient de méchanceté et de sadisme avec l'adversaire), Kevin Hill, Fernando da Silva (désormais en fauteuil roulant), Zinédine Heth, George Hy, Jimmy Lanais et Paul Honet (qui passaient plus de temps à s'enculer qu'à agir véritablement) et Jean Culé. Ce dernier était un élément clef de ce groupe. Comme c'était le fils du directeur, il pouvait avoir des infos sur Isabelle Vrette et les jumeaux Braun...
C'était en quelque sorte l'espion, le « James Bond » de la bande. La classe, les gadgets, la voiture et, plus regrettable, les meufs, en moins...
Il est temps de refermer la parenthèse, j'ai quand même une histoire (de merde, certes, mais une histoire quand même) à raconter moi : « ) ».

Après le petit déjeuner, les cours reprirent comme lors d'une journée habituelle. Après deux heures chiantes à mourir d'Histoire-Géo, puis une courte pause, nos quatre amis allèrent en espagnol. C'était l'un de leurs cours préférés. D'abord, parce qu'ils aimaient cette matière et trouvait que l'espagnol était agréable à parler, mais surtout, parce que la prof, Josiane Nanas, en plus de se gaver d'ananas à longueur de journée, était une merveille de la nature (même Jacky l'a trouvait jolie, c'est dire)...
Séduisante, sexy, charmante, torride, bandante... Tous les termes étaient bons pour la qualifier. La plupart des élèves à qui elle avait enseigné voulaient la niquer, aucun n'y était parvenu, en près de 5 ans d'enseignement.
Agée de 28 ans, les cheveux longs et bruns, le teint halé, les yeux verts et pétillants, une silhouette parfaite, un cul à sodomie et une poitrine à branlette, AAAAAH MAMAN...
De plus, elle dansait le tango, danse sensuelle par excellence... Vladimir, depuis qu'il avait appris cela, n'arrêtait pas de répéter : « Je vais danser le tango dans son clito » ou « Elle va danser le tango sur ma bite » ou bien « Je vais lui donner des cours de sodo à la place de ceux de tango» ou encore « Je vais mené la danse avec ma grosse baguette ». Bref, tout cela était bien lourd et voulait absolument dire la même chose : Il voulait la niquer.
Jamais il n'avait connu l'échec, mais il savait que la tâche serait ardue... Mais bon, il faisait tout pour se faire bien voir et elle l'aimait bien. Il la faisait rire, avait des notes correctes et son accent était parfait. Le grand jour était prévu pour le 13 mai, date de son anniversaire. Pour un cadeau, c'était un cadeau... Encore fallait-il qu'elle accepte.
Les quatre amis s'assirent donc au premier rang, pour pouvoir admirer tranquillement pendant une heure ses jambes qui n'en finissaient pas...

Pendant le repas (des pâtes gorgées d'eau), Roland Culé arriva dans le self :
- « Mesdemoiselles et Messieurs, la situation a encore empiré ! La tempête de neige redouble d'intensité, certains foyers sont privés d'électricité et d'eau courante ! Mais, il n'y a pas encore eu de victimes, et il ne devrait pas en avoir. Sachez aussi que vous êtes en sécurité ici et que les secours arriveront bientôt ! Enfin, il faut ajouter que la nuit prochaine, vous dormirez encore ici ! »
Et il s'en alla, sous les plaintes et les huées des élèves et des enseignants :
« Culé, t'es un vrai enculé ! On veut être augmenté ! Tu pues comme ton lycée : la merde !
J'te chie dans la bouche ! PSG enculé ! On va foutre le feu à ton bahut, vieux gland ! J'te pisse à la raie ! J'ai violé ta mère hier soir, et elle a aimé ça ! Ejaculo préco ! ... »
Bref, que des trucs cool et intelligents...
Dehors, la tempête faisait rage. Toutes les rues étaient désertes, ce qui n'était guère surprenant. La neige s'accumula jusqu'à mi-hauteur des vitrines des magasins, les voitures se retournèrent, les poubelles s'envolèrent, les volets s'arrachèrent, les arbres ployèrent, leurs branches s'entrechoquant violemment... On n'entend plus que le hurlement du vent, auquel répondent les bourrasques de neige.

- « Ca me fait chier de passer une 2ème nuit dans ce lycée tout pourri ! » réagit le premier Johnny.
- « Mais carrément man ! » poursuivit Brian, en soupirant.
- « Hé mais attendez les mecs ! coupa Vladimir. C'est génial au contraire, on va pouvoir en apprendre plus sur ce lycée, commettrent quelques méfaits (Jacky, ayant compris « mes fesses » releva la tête, soudain très intéressé)... Mais non, pas mon cul, mais foutre un bordel monstre. En ces temps de panique, c'est une bonne occasion vous croyez pas ?
- T'as p'tet raison ducon, en fait ! » renchérit Brian, enthousiaste, comme à chaque fois qu'il était question de faire des trucs inutiles mais portant atteinte à l'autorité... et à l'intelligence...
- Vous en pensez quoi vous autres ?
- Toujours partant moi ! lança Jacky.
- Vous pouvez comptez sur moi, ça fait longtemps qu'on a pas tourmenté ce brave Monsieur Culé, ajouta Johnny.
- T'as mis des laxatifs dans sa soupe y'a une semaine, dit Brian.
- Ouais, et on a pissé sur sa porte vendredi dernier ! remarqua Vladimir.
- C'est bien ce que j'dis, ça fait longtemps ! »
Puis, toutes les personnes présentes dans le self se levèrent, pour vaquer à leurs occupations respectives...

22 janvier 2008, 20h20 :

Le dîner était dégueu. Nous avons mangé (ou plutôt nous avions dans nos assiettes, que nous avons ensuite vidées entièrement dans la gueule des petits de seconde) du steak haché dur comme un menhir, avec des haricots mélangés aux poils pubiens des cuisinières (comment cela était arriver-là ? Nous ne voulions pas le savoir !). Et en dessert, une mousse au chocolat qui avait l'odeur, la couleur, la consistance et le goût de la merde...
Monsieur Culé en a mangé pour prouver à tous ceux qui se plaignaient (tout le monde en fait, sauf quelques scatos) que ce n'était pas de la merde. Il a vomi sur les autres profs puis s'est enfermé dans les toilettes. Ca fait 1 heure maintenant...

En ce moment, j'écoute "The Passenger", d'Iggy Pop, je pourrais l'écouter en boucle toute ma vie ! Vladimir et Johnny, quant à eux, sont en plein concours de pets. 12 à 8 pour Vladkarp. Jacky lit « Le Fist Fucking pour les Nuls ». Il a envie de s'améliorer dans ce domaine... Chacun son trip.
Les autres s'occupent de façon plus classe et moins odorante disons. Ils jouent aux cartes, écoutent de la musique, se branlent, discutent de tout et de rien, dorment, se pendent ou encore grignotent des gâteaux...

Tout à l'heure, je suis allé prendre une douche. J'ai vu Jimmy Lanais et Paul Honet qui s'enculaient pour la énième fois. Il y avait d'autres couples, qui allaient « prendre leur douche » ensemble. J'ai parlé à Camille Terrand, qui mangeait du camembert étalé sur sa brosse à dents. Elle m'a dit que son hamster, prénommé « Einstein », avait été emporté par une rafale de vents. J'en avais rien à branler. Puis elle s'est jetée dans mes bras en pleurant à chaudes larmes. Je l'ai consolé en lui disant que son hamster était sans doute plus heureux en ne voyant plus sa sale gueule et en ne sentant plus son haleine de camembert fait à c½ur.
Pour des raisons que j'ignore, elle m'a regardé comme si j'étais fou et s'en est allé en pleurant de plus belle. Aveuglée par ses larmes, elle s'est pétée la gueule (et la colonne vertébrale) dans les escaliers...

Déjà sept morts (entreposés dans la réserve du CDI), dont six suicides, depuis hier midi. La situation est difficile pour les personnes fragiles. Loin de leurs parents, de leurs familles, ne sachant pas ce qui se passe au dehors, certains pètent les plombs, c'est normal !
Et il y a les horribles jumeaux Braun et cette vieille pute de « Belle Levrette » ! J'aimerai bien qu'ils crèvent ces deux-là ! Cette nuit, c'est le moment parfait pour tenter « quelque chose ». Au milieu de 2000 personnes, personne ne saurait que c'est nous ! Sauf si quelqu'un lit ces lignes bien sur ! C'est pour ça que je vais m'arrêter là, déchirer cette page, l'avaler, la chier puis brûler ma merde...


A 23h00, le principal revient, pour annoncer une bien triste nouvelle, accompagné par le corps enseignant en entier. Ils tiraient tous une gueule d'enterrement, et pour cause :
- « Mesdames et Messieurs, quelque chose de terrible s'est produit. En effet, Monsieur Charles Hézienne, professeur de français de ce lycée depuis 5 ans maintenant, est... décédé. »
La plupart des élèves ne surent pas quoi dire et ne dirent rien, restant la bouche ouverte en fixant leur directeur. Certains pleurèrent et d'autres rièrent, mais de nervosité...
- « Il a été retrouvé enseveli sous un tas de neige. Ses deux jambes –cassées- dépassaient et nous sommes sortis (il désigna les autres professeurs) pour le tirer de là. Bien évidemment, il était déjà mort... Nous pensons que c'est un suicide, étant donné que la fenêtre de sa salle de classe est brisée. On en conclut qu'il a sauté. »
Les élèves de Terminale L1 se regardèrent. Ils étaient les seuls à savoir ce qui c'était vraiment passé, mais évidemment, ils n'allaient pas l'avouer. Après tout, c'est vrai qu'ils avaient poussé leur prof à bout, mais ce dernier s'était réellement suicidé. Bien qu'aucun n'est cherché à voir si il était en vie après son superbe saut...
- « Dans ces moments difficiles, il est dur de trouver les mots, mais sachez tous autant que vous êtes qu'il ne faut en aucun cas vous désunir. Certes, la situation que nous vivons est difficile, avec tous ces suicides et le décès accidentel de Camille Terrand. Mais la tempête risque de durer encore longtemps, donc tenez bon et soyez plus forte qu'elle... »
Roland Culé regarda ses élèves. C'était la première fois qu'il faisait face à ce genre de situation. Son regard se posa sur son fils et il se dit : « Ah fiston, qu'est ce que tu es laid tout de même, tout le portrait de ta mère ! Et arrête de te gratter la couille, ou alors ferme ta braguette ! Quel con, ça se voit que j'étais bourré ce soir là !»
- « Je ne suis pas doué pour ce genre de choses alors je vais simplement dire Aurevoir et merci à Monsieur Charles Hézienne ! Repose en paix Charly ! Merci de respecter une minute de silence en sa mémoire... »
C'est ce que tout le monde fit...

Dehors, la neige tombe furieusement et le vent hurle de plus bel. Il y a d'énormes craquements et des arbres gigantesques, de vieux sapins, chênes ou pins, se déracinent les uns après les autres, touchant au passage des fils électriques. Ils s'écroulent au milieu d'une pluie d'étincelles, dans un amas de branches et de feu.
Tous les bâtiments de la ville sont désormais recouverts d'un manteau blanc. Les vitres de la pharmacie, de la librairie et de la boucherie ont volés en éclats, déversant un flot de neige à l'intérieur de ces commerces. Les feux tricolores sont tordus, les rues sont engorgées de neige, les chiens hurlent à la mort. On n'aperçoit que quelques faibles lumières, émises par des bougies. La ville est coupée du monde...
Chez les animaux aussi, c'était la panique...
Un renard, qui avait osé pointé le bout de sa queue (mouais, c'était facile) dehors, se retrouve maintenant dans le nid d'une cigogne sur le toit d'une maison, emporté par le vent.
Les cochons traient les vaches, les écureuils reniflent le cul des taureaux, les poulets sodomisent les chattes (mais comment peut-on sodomiser une chatte ? Bon ok, j'arrête), les souris poursuivent les corbeaux, les canards se collent aux carreaux pour regarder ce qui se passe à l'intérieur des maisons... et assistent souvent à des scènes dignes d'une orgie romaine...

Dans leur coin, nos quatre amis, disposé en étoile pour l'occasion, échafaudèrent un plan pour la nuit. Ils se levèrent et furent ensuite rejoint par cinq des membres du GRAND : Danny Barre, Richard la Raie, Fidel Castré et Raoul Gastro et Jean Culé.
Ensemble, ils parcoururent le lycée à catimini, pour ne pas se faire entendre.
Mais, pour bien comprendre, voici une description de l'établissement :
Commencé en 1945 et terminé en 1952 (putain 7 ans !), le Lycée Josef Staline, ne semblait jamais avoir été rénové depuis le temps... En fait, il n'avait jamais été la moindre fois rénové depuis le temps. Comment je le sais ? C'est moi l'auteur de ce bouquin et je suis omniscient enfoiré ! Merci...
Le maire de l'époque, Anatole Rable (1818-1960, il était vieux quand même !), était un communiste. Il avait donc décidé de baptiser cet établissement du nom de son idole, et ce, pour cent ans. Il était divisé en de nombreuses parties :

Au 3ème et dernier étage, il y avait l'immense sale, qui pouvait accueillir les 2000 élèves au même moment. C'était d'ailleurs la seule qualité de ce self.
En effet, celui-ci était une véritable catastrophe. Pour commencer, il n'était plus aux normes hygiéniques depuis une bonne quinzaine d'années. Des cafards et des limaces sortaient de la bouffe, des rats traversaient la salle à tout bout de champ, les abeilles comptaient plusieurs nids au plafond, de même que les araignées qui, elles, privilégiaient les tables et les chaises. Ces dernières n'étaient pas en très bon état et s'écroulaient souvent, provoquant de nombreuses fractures du col du fémur.
Ajouter à cela que la nourriture était dégueulasse, les cuisiniers et cuisinières moches et impolis et que les couverts était mal (voir pas du tout) lavé, et c'était logique que le self du Lycée Josef Staline avait été élu avant dernier self de France, juste devant celui du collège Beg-Er-Vil, à Quiberon.

Le deuxième étage, celui où se déroulaient les cours, était coupé en quatre :
L'aile-est (ou « Aile Kliment Vorochilov » (101)) était consacrée aux langues étrangères (anglais, espagnol, allemand, latin, russe et breton). C'était sans doute celle qui était dans le pire état. Les murs des salles étaient rongés par l'urine, et c'était un véritable miracle de Dieu qu'ils tiennent encore debout. Les plafonds étaient troués et laissaient échapper de l'amiante. Les portes n'existaient plus et les chaises n'avaient plus de dossier. Enfin, des faucilles et des marteaux étaient gravés au burin sur tous les tableaux...
Et il faut aussi ajouter que l'humidité qui régnait avait attirée des ragondins (une petite trentaine), qui avaient pris possession de certaines salles de classe, dès leur arrivée. Après des mois de discussion, ils acceptèrent de n'en occuper qu'une seule, la plus grande, pour que les cours se déroulent a peu près normalement. Du moins aussi normalement qu'ils se déroulaient au Lycée Josef Staline...
L'aile-ouest (ou « Aile Grigory Ordjonikidze » (102)) était destinée aux sciences (SVT, mathématiques, physique-chimie, MPI). Elle était dans un -relativement, car tout est relatif- bon état. Il n'y avait ni de tableaux, ni de fenêtres (mais des rideaux), ni de casiers et le sol était parsemé de trous par lesquels quelques élèves maladroits tombaient (ou quelques élèves cons étaient poussés, c'est selon), mais, hormis cela, ça allait, même si, bien évidemment, ces matières était horriblement chiantes et inutiles, et que tous les profs qui y enseignait avaient un point commun : ils puaient atrocement de la gueule.
L'aile-nord (ou « Aile Félix Dzerjinski » (103)) était réservée aux matières dites artistiques (arts plastiques, théâtre, photographie, philosophie, littérature). Elle s'en sortait plutôt bien, même si des petits malins s'étaient amusé à faire des dessins à caractère pornographique (ce qui n'est guère surprenant, compte tenu de ce livre). Ainsi, aux côtés de reproductions d'½uvres de Picasso, van Gogh ou de Vinci, l'on retrouvait des paires de testicules, des érections, des gros seins rebondis ou encore des rectums dilatés. Indélébiles, évidemment.
Sinon, les lumières ne marchaient plus depuis plus de 3 ans, en fait depuis l'arrivée de Vladimir Karpounyouv (mais ça, c'est une autre histoire), ce qui étaient assez gênants pour dessiner ou peindre, lors des matinées d'hiver.

L'aile-sud (ou « Aile Vissarion Djougachvili » (104)) était celle des matières d'enseignement générale (français, histoire, géographie, éducation civique). Cette fois, c'était le chauffage qui ne marchait plus, depuis plus de 3 ans également (tiens, tiens, tiens...) et les bureaux étaient branlants. Si les profs s'appuyaient, s'asseyaient ou s'allongeaient dessus, ils tombaient. Cinq profs et une élève étaient morts de cette façon là depuis la rentrée ! Ainsi, plus personne n'osait sans approcher.
Enfin, une communauté de souris, environ 500 dont faisait partie Zigounette, vivaient dans cette aile là.

Au 1er étage, le CDI et sa réserve, qui portait le nom de « Centre de Documentation et d'Information Vladimir Ilitch Oulianov Lénine », occupait la plus grande partie. Le CDI était tenu par quatre moches et vieilles (ça va souvent de pair) femmes qui avaient dépassées depuis longtemps la date de péremption. De jeunes chattes, elles étaient passées à vieilles huîtres, comme on dit vulgairement. Voici leurs descriptions rapides :
- Huguette Hirement, dite HH, avait été 9 fois marié et avait eu 9 fils, qu'elle avait tous violés (bien que trois, réticents au début, avaient aimés ça par la suite).
- Claude Source, surnommé « Ouvre Boîte » par les élèves, car se dents étaient tellement proéminentes qu'elle avait certainement « servi d'ouvre boîte dans sa famille », comme le dit l'expression.
- Micheline Edit. Elle devait certainement peser 1 Tonne. Elle possédait quatre mentons, ses doigts étaient gros et potelés comme des bites de caribou en rut, sa poitrine tombait sur ses genoux et elle se déplaçait uniquement en roulant, ce qui provoquait de nombreux drames dans les couloirs... Bref, elle était super bandante...
- Béatrice Roger Nital (la grand-mère de Roger Nital), dont les ongles et les cheveux étaient d'une taille immense et traînaient sur le sol. Des oiseaux avaient d'ailleurs fait leur nid dans sa chevelure rousse et, les mercredis et samedis après-midi, elle accueillait des enfants chez elle pour qu'ils fassent du toboggan sur ses ongles surdimensionnés...
Le reste de l'étage était occupé par les bureaux des CPE, qui faisaient face à ceux du directeur et de la directrice adjointe.

Au rez de chaussée, en dehors de l'immense hall, il y avait la partie administration. Avec les connasses de gestionnaires obèses, les enfoirés de surveillants, les putes de secrétaires à lunettes et chignons et autres enculés de fonctionnaires...
Enfin, le foyer à ciel ouvert, qui n'avait jamais été terminé, les grandes toilettes (dans un état immonde) et ce qu'il restait des casiers complétaient les lieux.
En voilà pour le lycée Josef Staline...

Les neuf jeunes hommes se rendirent devant la porte du bureau des CPE. Si Roland Culé dormait avec ses élèves pour ne pas « quitter le navire qui coulait », les jumeaux Braun passaient la nuit dans leur bureau, en compagnie d'Isabelle Vrette. Une sorte de truc à trois...
Le but des plus éminents membres du GRAND était de foutre un gros bordel et, pourquoi pas, de les blesser grièvement...
Fidel Castré et Raoul Gastro tambourinèrent contre la porte. Cela fut l'effet escompté. Deux minutes plus tard, les trois occupants du bureau sortirent en trombe, à la recherche de l'importun... Et ils en découvrirent huit en train de ricaner, et le neuvième, Richard la Raie, qui urinait contre le mur.
- « Qu'est-ce qui vous prend de faire ce remue ménage au beau milieu de la nuit ? » gueula Isabelle Vrette, verte de rage. En chemise de nuit, elle était encore plus laide...
Richard pivota, exhibant aux yeux du monde son immense braquemart. Le jet de pisse frappa Isabelle Vrette au milieu du front. Celle-ci fut propulsée sur son bureau et retomba lourdement sur un crayon en bois finement taillé. Dans le c½ur. Raide morte...
Edmund se jeta alors vers Richard. Vladimir se précipita et le prit aux jambes, ce qui le fit trébucher. Adolfa surgit à son tour en jurant en allemand, mais Richard n'avait pas fini de pisser et son jet chaud et puissant frappa cette fois la nazie en pleine poitrine. Celle-ci rejoint la directrice adjointe à la fois sur le crayon et dans la rubrique nécrologie du journal du lendemain...

Edmund, assoiffé de vengeance, hurla en allemand. Dans un halo de flammes, son tee-shirt se déchira, laissant place à une musculature de dieu grec, une masse immense de cheveux longs et blonds poussèrent en un rien de temps sur son crâne dégarni et une gole énorme pointa le bout de son nez.
Sa bite, aussi longue que dure, frappa Fidel Castré et Raoul Gastro, qui allèrent s'écraser sur le mur d'en face, inanimés.
Le nazi mit alors à contribution ses musculeux biceps et la souplesse de son poignet pour se branler comme jamais cela ne lui était arrivé depuis bien longtemps. Au bout de 10 minutes durant lesquelles les membres du GRAND étaient restés le regarder sans voix, pendant qu'il hurlait en allemand, il éjacula dans leur direction.
A la vitesse de la lumière, Richard pissa au même moment. Les deux jets entrèrent en collision au centre du couloir, sous les regards ébahis des spectateurs.
La pisse et le sperme, le sperme et la pisse. Ils étaient là, jaillissants des glands puissants et enfumés de Richard et d'Edmund. Les deux hommes, les mains serrées autour de leur engin ne relâchèrent pas la pression. Celui qui le faisait était un homme mort...
Et soudain, dans un véritable maelstrom de lumières aveuglantes, d'odeurs répugnantes et bruits de succions, les deux jets se retournèrent vers leur géniteur et rentrèrent tous deux dans le méat, à la vitesse d'un cheval au galop.
Sous la pression, les deux bites se scindèrent en deux, dans le sens de la largeur. La fissure se propagea sur tout le corps et coupa en deux les deux hommes.
Ainsi périrent donc Edmund Braun et Richard la Raie. Ce dernier, serial killer repenti, ayant donc fini par trouver son maître...
Et de six victimes (Fidel Castré et Raoul Gastro sont morts eux aussi, et oui c'est triste, mais leurs places dans cette histoire n'étaient dues qu'à leurs noms débiles rendant hommage à deux frères cubains bien connus), six, qui dit mieux !? (105)
Les témoins de ce drame décidèrent de retourner à leurs couchettes comme si de rien n'était, en se jurant de ne plus jamais parler de cette histoire...

25 janvier 2008, 13h31 :

Ca y'est, c'est fini ! Enfin ! Après quatre jours et quatre nuits très dures aussi bien psychologiquement que physiquement, nous voilà rentré chez nous. Sains et saufs...
La première chose que j'ai faite en rentrant chez moi, c'est d'écrire ces lignes. Les premières que j'écris depuis celles relatant ce que nous avons appelé « Le duel des Glands ».
Le lendemain matin, quand six corps sans vie ont été retrouvés, au milieu d'une mare mêlant sperme, sang et urine, tout le monde fut bien évidemment sous le choc, mais aussi très perplexes. Que s'était-il donc passé ?

Les deux jours qui suivirent, les cours furent annulés en signe de deuil. Le directeur, pour essayer de tirer cette affaire au claire, a interrogés quelques élèves les plus à même d'être au courant de cette histoire. Bien évidemment, Vladimir, Johnny, Jacky et moi fûmes les premiers à être appelés. Et, comme nous nous l'étions jurés, nous avons fait ceux qui ne savaient rien. Culé ne nous a sans doute pas cru (et pour une fois il n'avait pas tort) mais, faute de preuves, nous a relâché.

La tempête a commencée à se calmer mercredi, pour s'éteindre définitivement dans la nuit de jeudi à vendredi. Certes, les dégâts matériaux furent très importants, mais, il n'y a pas eu énormément de victimes. Quelques suicides par-ci, quelques accidents par-là, ou encore des crises cardiaques pour des vieux qui voulaient tremper leur nouille une dernière fois, croyant que c'était la fin du monde qui s'abattait sur la Terre...
Il reste bien sur de la neige, et beaucoup d'arbres se sont effondré, mais, d'ici la fin du week-end, la page de ce que les journalistes ont appelé « La Tempête du Siècle » devrait être tourné définitivement.

Bon moi, j'ai faim, il faut que j'aille chier, que j'aille prendre un bain, que je me branle et que je dorme. Tout un programme...
Par ma fenêtre, je vois le soleil qui éclabousse la ville de ses rayons... Et ma superbe voisine qui se promène nue dans sa maison, avec une chaîne dans la main droite et un fouet dans l'autre. Ce que j'avais programmé attendra...


(101) : Kliment Vorochilov (1881 - 1969) était un militaire et homme politique soviétique. Ami de Staline, il aida ce dernier à accéder au pouvoir.
(102) : Grigory Ordjonikidze (1886-1937) était un révolutionnaire géorgien et un homme politique soviétique. Très proche de Staline durant la Révolution de 1917.
(103) : Félix Dzerjinski (1877-1926) était un révolutionnaire communiste d'origine polonaise, qui devint un des dirigeants de l'Union soviétique. Il fonda et dirigea la Tcheka, la police politique du tout nouvel État bolchevique et qui deviendra plus tard le KGB.
(104) : Vissarion Djougachvili (vers 1850-1890 ou 1909) était le père de Josef Staline.
(105) : Et oui, c'est logique !?



Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a de l'antisémitisme, du racisme, de la violence et de la connerie. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !

# Posté le mercredi 06 août 2008 12:43

Modifié le dimanche 21 septembre 2008 14:01