Krado s'est rasé de près !

Krado s'est rasé de près !
Krado, dans le parc de sa villa, le 13 Mai 2008 (Photo AFP)

Et pour fêter ça, un p'tit cadeau : Parodie Olive et Tom : Les Pauvres



# Posté le dimanche 18 mai 2008 08:28

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 12:53

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 19)

 Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 19)
La photo ci-contre est la représentation de Gustave-Alexandre. Merci à "South Park Character Creator".

Abracadabra ! Et hop, voilà le 7è chapitre ! Magique hein ? Ah, si la vie pouvait être aussi facile ! Mais bon, nous ne sommes pas là pour refaire le monde, ou alors celui de la littérature. Avec donc ce 19è extrait où le sexe et la violence règnent en maître. Comme souvent sur ce blog...

Dans cet extrait, nous découvrons de nouveaux personnages, et nous redécouvrons avec joie des anciens que nous n'avions pas revus depuis un bon bout de temps. De grandes émotions en perspective, poil aux séropositives (c'est de très mauvais goût je sais !) et des larmes de bonheurs sans doute. Ah que c'est beau !

Oh en fait, je tiens à préciser qu'il y a, dans cet extrait, un passage qui à été écrit par un de mes confrères. Une sorte de guest star en somme ! Vous le reconnaîtrez, car nos styles sont un peu différents, disons qu'il est un peu plus fin.
Attention, prêt, lisez...



VII / BOURRAGES DE GUEULES, BOURRAGES DE FIONS


A mon stylo et à mon cahier, vieux compagnons de route...


En 2007, un homme répondant au doux prénom de Gustave Alexandre (en hommage à l'architecte de la Tour Eiffel) vivait nu (ou au mieux vêtu de peaux de bêtes) parmi les loutres, au bord de l'Oust. S'il portait le même prénom que G.A. Eiffel, c'est parce que ses parents s'étaient rencontrés en visitant le plus haut monument parisien, vingt ans plus tôt. Ils avaient niqué dans le restaurant, sous la table, amenant ainsi la naissance de leur fils unique.
A l'âge de 15 ans, il avait été abandonné par ses parents, qui en avaient raz-les-couilles (surtout le père) de le voir sodomiser sauvagement sa petite maman. Gustave Alexandre, de corpulence moyenne, appris donc à vivre seul. Il se fabriqua un radeau en bambou, qui lui permit de faire l'aller retour rive droite-rive gauche, et vive versa, en cinq minutes chrono.

A droite, vivaient les canards sodomites et à gauche les chats adeptes de Fist Fucking, depuis 1872. Ils se battaient, selon les légendes populaires, depuis la nuit des temps.
D'abord, les canards capturaient puis sodomisaient à sec certaines chats. Cela donnait des animaux étranges appelés communément chatnards (très original n'est-il pas ?), qui ne semblaient pas avoir d'autres occupations dans la vie que de bouffer leur merde.
Les chatnards vivaient dans un arbre creux où ils se reproduisaient entre eux, à la manière d'un lupanar géant. Vive la consanguinité !
Gustave Alexandre, grand amateur de chiasse et d'inceste, avait de très bons contacts avec eux.
En guise de représailles, les chats infligeaient leur « Fist Mortuaire » aux canards. Mais, depuis quelques années, ils travaillaient sur une arme, appelée le « FF 80 », capable de fist fucker, comme son nom l'indique, 80 canards en même temps. L'inventeur de cela était le grandissime, par son génie et par la taille de son fion après dilatation par gode à clous, Kornflakes, le chef des chats, plus connu sous le nom de « MC », ce qui signifiait « Master of Cats ».

Vous vous demandez certainement comment des canards et des animaux peuvent se comporter ainsi ? Et bien, c'est simple, tout cela n'est qu'un immense complot de la C.I.A (les services secrets américains) et du K.G.B (les services secrets russes). A la fin des années 40, après la Seconde Guerre Mondiale, ces deux organisations s'étaient prêtées à des expériences génétiques sur des animaux, parce qu'ils pensaient que les armées du futur devaient êtres dirigées par des animaux. Malheureusement, ces expériences avaient mal tournées et on en était arrivé là !

Mais Gustave Alexandre, qui ignorait tout cela bien évidemment, s'était mis en tête de mettre fin à tout cela. Il cherchait à réconcilier tout le monde, pour pouvoir partouser, à sec, avec tous les animaux du monde. Cette opération sauvetage, appelée « La Grande Orgie Salvatrice » devait avoir lieu incessamment sous peu.

Le dernier mercredi de novembre, Gustave Alexandre était de garde. Ses yeux noirs, comme ses cheveux ébouriffés, surveillaient l'entrée du foyer des loutres chez qui il logeait. Alors que le rideau de nuit commençait à s'épaissir, il entendit un bruit dans les fourrés. Il se redressa, sur ses gardes.
Le buisson remuait, remuait... jusqu'à ce qu'en sorte un jeune homme aux cheveux longs et au bouc finement taillé...
- « Vladimir ! Quelle joie de te revoir ! » gueula G.A en reconnaissant le nouvel arrivant.
- « Salut mon ange gardien ! Comment ça va t'y ? » lui répondit Vladimir en lui donnant une accolade.
- « Supeeeeeeer et toooooooooi » lâcha-t-il en rotant deux fois.
- « Toujours quand je te vois ! » lança notre héros, hilare.
Gustave-Alexandre puait à cause de la crasse (il se lavait peu, ou alors dans un eau crade) mais Vladimir s'en foutait car...

Les deux jeunes hommes étaient amis depuis plus de trois ans maintenant. Depuis ce jour où Vladimir avait failli trouver la mort.
C'était un bel après-midi de Mai. Il venait d'avoir 15 ans. Comme il faisait beau et chaud, notre russe préféré avait décidé d'aller se baigner.
Après avoir maté les beaux petits culs et les jolis gros seins sur la plage, il était allé faire trempette. Il ignorait que c'était la dernière fois de sa vie qu'il se baignerait.
Après avoir fait le cultissime gag du périscope (il peignait sa bite en noir et la faisait émerger, en criant avec un fort accent russe, pour faire croire qu'un sous marin soviétique était dans les parages), il s'éloigna de plus en plus du rivage.
En direction du grand rocher qui, selon la légende, était habité par une naïade encore vierge nommée Tina, qui offrirait sa virginité au premier (ou à la première) capable d'atteindre ce rocher. Tous les hommes, évidemment il y en avait légion, qui s'y étaient aventurés avaient été retrouvés morts. Noyés. Et c'est ce qui serait arrivé à Vladimir sans l'arrivée opportune de Gustave Alexandre. Et de quelques flatulences tombées du ciel.

En fait, il y avait un courant horrible aux abords du rocher. Il allait dans tous les sens possibles et inimaginables, quel que soit le sens du vent. Un véritable bouillon qui vous fatiguait et vous faisait perdre toutes forces ou, encore mieux, vous projetait sur les rochers, sur lesquels vous vous écrasiez comme une vieille merde, tout en laissant une immense tapis de sang que la mer se chargeait de nettoyer dans la minute. Un vrai tourbillon.

Donc, Vladimir arriva près du rocher, en plein bouillon, quand il sentit une énorme crampe le saisir aux cuisses. Il s'arrêta net. A une trentaine de mètres du roc et à cinq cent de la rive.
Ne cédant pas à la panique, il tenta de bouger ses jambes pour se « décramper ». En vain.
Un quart d'heure durant, il attendit, attendit, luttant dans le bouillon pour tenter de rester à flots. En vain. Et il craqua... son corps le lâcha. Apeuré et stressé, il se mit alors à larguer des caisses immenses. C'est ce qui attira l'attention de Gustave Alexandre, en train de se branler allègrement sur un rocher des environs, à cause des surfeuses qui exhibaient leurs seins nus et laiteux.
Juste après avoir juté, il vit une vague s'élever au loin et des bulles remonter à la surface. Après avoir jeté un dernier coup d'½il aux surfeuses, qui étaient maintenant en train de se toucher, il sauta à l'eau. Il s'aida de son gland redevenu dur pour avancer à contre courant. Sa bite fendait les vagues.

Il aperçut alors Vladimir qui coulait à pic. Il le prit par la taille et s'aida de son seul bras droit (l'eau froide lui avait fait perdre son érection) pour remonter à la surface. Mais ils n'étaient pas tirés d'affaire pour autant. En effet, ils se trouvaient tous les deux en plein bouillon. Stressé, Gustave Alexandre se mit alors à lâcher des pets d'une puissance surnaturelle. Ils agirent comme un moteur à propulsion et propulsèrent nos deux amis vers les eaux calmes et chaudes. Ils étaient sauvés.

- « Qu'est-ce qui t'amènes ici ? » reprit Gustave Alexandre.
- « Eh bien voilà ! Tu sais que, dans un peu plus d'un mois, ça sera le nouvel an et, pour l'occasion, on a loué une vieille maison sur la côte ! Je viens donc t'inviter ! » répondit Vladimir en souriant.
- « Oh yeah ma couille, excellente idée ! Ca c'est vraiment niquédélique ! » s'esclaffa G.A.
- « Ca veut dire que t'es partant ? » lui demanda Vladimir, en feignant l'impatience.
- « Evidemment, Bite de Roy (l'un de ses nombreux surnoms et aussi, si vous avez attentif, son mot de passe MSN) !
Vladimir lui sauta dans les bras.
- « Alors ça c'est une excellente nouvelle ! Les autres seront heureux de te connaître ! Je leur ai tellement parlé de toi ! »
- « C'est réciproque ! Vu tout ce que tu m'as dit sur eux ! » rétorqua Gustave Alexandre, le sourire aux lèvres.
- « Y'aura des meufs, de l'alcool et de la drogue ! » reprit Vladimir, une fois qu'il eu desserré son étreinte.
- « Tout ce qui faut pour être heureux en somme ! » lança G.A.
Ils éclatèrent de rire et la discussion se poursuivit jusque tard dans la nuit.

*


Le samedi suivant, en fin de matinée, Johnny se rendit au « ZooClub ». Seul.

- « Bonjour bel homme ! » lui lança Tony, les cheveux ébouriffés, le pantalon baissé et la chemise ouverte laissant apparaître son torse velu.
- « Salut toi ! Comment vas-tu ? » lui demanda Jojo, étonné de le voir comme ça.
- « Je viens de baiser mes trois chiennes ! répondit-il en sortant le cul déchiqueté d'une de ses labradors de sous son bureau. C'était Nagasaki et Hiroshima à la fois. »
- « Ouah la classe ! Dis moi, tu fais quoi pour le Nouvel An ? »
- « Bah j'ai rien de prévu, pourquoi ? »
- « Avec les autres, on organise une soirée dans une vieille baraque qu'on a loué sur la côte. Ca te tente ? »
- « Un peu mon neveu ! » lâcha Tony en souriant et reboutonnant sa chemise.
- « Cool ! On sera beaucoup ! Y'aura des meufs, de l'alcool et de la drogue. Mais tu peux ramener des animaux si tu veux ! » lui lança Johnny.
- « Un peu mon neveu ! » répéta-t-il en remontant son caleçon, duquel dépassait une jolie couille poilue.
- « Olivier et Anthony sont là ? » demanda ensuite Johnny.
- « Ouaip, ils sont dans le jardin, avec les chèvres ! » répondit Tony.
- « OK ! Je vais les inviter eux aussi ! »
Ils se serrèrent la main et Johnny s'en alla dans le jardin. Il passa devant une pièce où deux chiennes se traînaient sur le sol, l'anus dilaté et la gueule pleine de sperme.

Jojo entra dans le jardin. Il faisait frais. Anthony était suspendu à la branche d'un arbre. Le pantalon baissé, il était en train de se faire renifler le cul par Olivier. Celui-ci, à grands coups de langue, lui nettoyait également la raie. Les chèvres, entassées sous l'arbre, regardaient ce spectacle en chiant.

Johnny eu une idée. Quelques peu crade, certes, mais drôle quand même. Il alla sous l'arbre et salua Olivier, alors qu'Anthony poussait des énormes cris de plaisir (Ouiiii ! Continue, continue ! Lèche la merde, lèche la merde, lèche... Oh oui !).
Johnny mit alors son doigt dans la raie d'Anthony, qui stoppa net. Il poussa un grand cri de douleur, qui provoqua la panique chez les chèvres (Johnny était allé jusqu'au sphincter) ; Mais Johnny continua. « Non, non ! » hurla Anthony, avant de lâcher prise.
Il chuta lourdement, sur le dos, mais sans se faire mal. Plus spectaculaire que grave (83).

Olivier et Johnny étaient morts de rire. El Oso ria à son tour, en se relevant.
Il serra la main de Jojo, qui avait les larmes aux yeux.
- « Comment vas-tu ? » lui demanda Johnny.
- « Tout va bien ! Je suppose que tu n'es pas ici pour le simple plaisir de m'enfiler un doigt. »
- « Si ! Salut, à la prochaine. » répondit-il en partant. Il leur fit un signe de main, sous leurs yeux ébahis.
Il sortit du jardin, et, en pouffant de rire, attendit quelques secondes dans le couloir. Il entendit, à l'étage au-dessus, des clients qui faisaient claquer leurs couilles sur le fion de leurs montures.
Puis, il retourna dans le jardin.
- « Me revoilà, lança-t-il. En fait, si je suis venu, c'est pour vous inviter à une soirée qu'on organise pour le Nouvel An ! »
Ils le regardèrent et sourirent.
- « Ca marche ! On y sera ! » répondit Olivier, en passant sa main dans le dos d'Anthony.
Il stoppa son geste et son sourire se figea. Comme une statue de cire.
Il regarda sa main et lança :
- « Oh merde, mais c'est de la merde ! »
Il jeta un coup d'½il dans le dos de son copain et lâcha dégoûté :
- « Mais tu es tombé dans une merde ! »
- « Quoi ! » gueula El Oso. Il enleva son sweat-shirt :
- « Nooooooooooooooooon ! Fais chier ! »
- « C'est le cas de le dire ! » glissa Johnny. Il sourit et leva la tête vers ses deux amis.
Devant leurs regards noirs, il perdit son sourire, tenta de faire comme si il était désolé et lança :
- « A plus ! J'ai un train à prendre ! »
- « Un train, mon cul ouais ! » répondit Anthony, mi-énervé, mi-amusé.
Et Johnny partit en courant en criant :
- « Bah, j'y ai simplement mit mon doigt ! ».

*


Le lendemain, dimanche, Jacky se pointa au 12 de la rue Montreuil à 15h59 précise. Il regarda sa montre, se cura le nez et sonna à la porte.
Il entendit des grognements venir de la vieille maison. La porte s'ouvrit.
Un homme petit, large d'épaules mais mince de hanches se tenait dans l'encadrement. Il fumait la pipe, qu'il tenait d'une main pleine de verrues. Sa bouche était large et édentée, encadrée par des lèvres sèches. Sa chevelure, grisonnante par endroits, partait dans tous les sens et étaient noués en catogan à l'arrière. Il portait un jean délavé bien trop large et un vieux gilet qui ressemblait plus à une serpillière qu'à un gilet.
Cet homme s'appelait Roger Nital. Cet homme avait 22 ans... Et en paraissait 60...

- « Ah bah ça alors, Jacky. Comment vas-tu mon p'tit PD ? »
- « Salut Roger ! Super et toi ? »
- « Bah ouais, allez entre, reste pas là à montrer ton cul aux passants. Ils sont pas tous gays dans ce patelin, Dieu merci ». Il puait le whisky.
- « Malheureusement... » Il le suivit, en se tenant un peu à l'écart pour ne pas être trop infesté par l'odeur pestilentielle de son hôte.
Ils pénétrèrent dans la cuisine. Elle puait encore plus que son propriétaire. Des cadavres de bouteilles jonchaient sur le carrelage rempli de crasse. Un chat raide comme une trique était pendu au néon. Jacky était horrifié. Heureusement, la télé était allumée. Cela détourna son attention et il n'eut pas le temps de voir les cafards qui partousaient dans une marmite.

Depuis quelques temps le pays tout entier s'était pris de passion pour une nouvelle émission de télé-réalité. TFN, la plus grosse chaîne nationale, avait racheté un concept développé par un grand groupe médiatique néerlandais, Bandamol. Le concept en question était un dérivé du célèbre programme « Tare Academy », mais en plus trash. Et l'émission qui en avait découlé s'appelait, de façon forte originale, « Punk Academy ».
Le postulat de base voyait un vieux punk fripé sur le retour (on l'appelait officiellement le Directeur) se mettre à la recherche du jeune punk crétin qui remplacerait le camarade décédé de ses excès vingt ou trente ans plutôt, ceci afin de s'envoler pour une lucrative tournée mondiale (Bah oui, il n'y avait pas que Phil Collins qui avait des factures en retard). Pour la première saison, Mick Jones, des Clash, avait pris place dans le fauteuil de Directeur et avait trois mois pour trouver celui qui remplacerait Joe Strummer, en piochant parmi treize jeunes trépanés, mélange incertain de skinhead d'extrême droite et d'Iroquois évadés de Village People.

Ce programme de qualité voyait nos apprentis punks évoluer (se foutre sur la gueule semblait un terme plus approprié) pendant des mois dans un squat infesté de rats. Divers ateliers rythmaient la vie de ces jeunes adeptes du "No Future" : on y trouvait pêle-mêle des cours de rots, style concours de rots, de gerbe, de doigts, de crachats, de lancement de postes de télé sur des mamies, de coups de pied au cul des caniches, mais aussi des épreuves spéciales dont la plus célèbre était « la Sid Vicious », ou comment se faire un shoot d'héroïne avec une eau des chiottes contenant morve, merde, pisse et vomi.
L'émission avait connu quelques pics d'audience historique, notamment lorsque sur le premier prime time, Johnny Rotten avait vomi sur le présentateur, Nikas Aliagos, ou encore en troisième semaine, lorsque le candidat favori des groupies hystériques du samedi soir avait envoyé sa prof de doigts dans le coma, à coups de chaîne de vélo. (82)

L'émission qui passait à ce moment là était la rediffusion du prime de la veille. Roger Nital l'avait loupé, trop absorbé à se bourrer la gueule au whisky.
- « J'adore cette émission. Il se passe toujours un truc débile ! » reprit Roger, affalé sur une chaise.
- « J'en ai entendu parler mais j'avais jamais regardé avant. » lui répondit Jacky, en s'asseyant à son tour.
- « Tu devrais, ça forge un homme ! C'est pas pour les fiotes PD ça ! »
Jacky avait l'habitude des provocations de Roger. C'était un homophobe mais, dans le fond, c'était un mec bien.
- « On aime les glands ou on ne les aime pas » lança Jacky, plein de sagesse.
- « Moi je les aime bien, tant qu'ils ne sont pas dans mes orifices. Après si tu préfères les raies poilues aux raies lisses, tu fais ce que tu veux ! »
- « En effet. Mais y'a des meufs qu'ont des raies poilues aussi » rétorqua notre homosexuel préféré (ou plutôt celui qu'on déteste le moins) en souriant.
A chaque fois qu'ils se voyaient, ils avaient cette discussion.

Sur le petit écran, un skinhead prénommé Gottfried donnait des coups de pieds, avec ses énormes Rangers, à un vieux croulant, qui gisait dans une mare de sang sur le sol. Un coup de sifflet retentit et la foule explosa de joie.
Le présentateur, un homme dont la gueule seule donnait des envies de génocide, s'avança vers Gottfried et lui lança, l'air impressionné :
- « Félicitations Gottfried. Vous lui avez explosé la gueule en 2'52''. C'est le nouveau record de la saison ! Une réaction, à chaud ? »
- « Va te faire enculé ! »
La foule l'acclama.
Le présentateur, nullement gêné (il avait l'habitude de se faire insulter de la sorte), sourit et annonça :
- « Il reste encore cinq candidats pour le concours de coups de pieds sur vieux sénile. Accueillons maintenant Marlon ».
Sous les applaudissements nourris du public, une grosse pédale tarlouzée entra sur scène. Il avait les cheveux longs, portait un perfecto rose, un slim et des converses à damiers.

- « Je l'aime pas ce gros gay. Une fois il est arrivé avec du blanc autour de la bouche. On lui a demandé pourquoi et il a répondu qu'il avait bu un grand verre de foutre ! Quel PD ! »
- « Hum, grand verre de foutre... la chance ! ». Jacky se mit à baver. De la salive tomba sur le carrelage.
- « Mais fais gaffe sodomite ! Bon, a part faire ton PD, qu'est-ce que tu viens faire chez moi ? »
- « Ouais ! Bah en fait, je suis venu t'inviter à la soirée du 31 décembre qu'on organise, avec les autres, dans une vieille baraque sur la côte ! »
- « Chouette ça ! Y'aura combien de gays ? » lâcha Roger Nital, d'un air goguenard.
- « Une quinzaine ! Pourquoi ? »
- « Parce que une bonne soirée, ça se compte en nombre de nichons ! Un nombre pair, de préférence ! »
- « Y'aura plein de meufs ! Tu connais Vladimir ! » dit Jacky, d'un air entendu.
- « Oh oui, je peux compter sur lui pour avoir des chattes à profusion ! »
- « Et puis, y'aura de l'alcool et de la drogue ! On a pensé à toi ! »
- « Alors j'y serai ! » lança-t-il, exhibant son sourire édenté.
- « Et je voulais te dire aussi que... »
- « Ta gueule ! Voilà Boris ! » le coupa Roger Nital en pointant la télé.
Sur l'écran, un grand type tout maigre aux longs doigts entra sur le plateau, sous les sifflets des spectateurs hostiles. Il portait des lunettes noires et un tee-shirt à l'effigie d'Iggy Pop.
Des canettes venant des gradins tombèrent à ses pieds.
Boris se retourna, baissa son pantalon et montra son cul, blanc... comme un cul !

*


Le premier mercredi de décembre, tôt le matin, Brian se présenta à l'entrée de l'appartement de Richard la Raie.
De la musique classique (Brian reconnut « Les Quatre Saisons – Le printemps », de Vivaldi) provenait de chez lui.
Il sonna et attendit. Rien. Il sonna à nouveau, trois fois consécutivement. Cette fois, il entendit des pas de l'autre côté de la porte.
Il vit un ½il l'observer par le judas. Il fit un signe de la main.
Richard le reconnut et tourna les six verrous qui fermaient sa porte, laissant ainsi Brian pénétré dans son appartement.
BB fut surpris par la propreté des lieux. Il s'était attendu à un taudis et il avait devant lui un studio d'une fraicheur, d'une pureté incroyable. Il en resta muet de stupéfaction.
Richard l'invita à entrer dans le salon.

En entrant dans la pièce, très éclairée par une lumière zénithale, Brian resta sans voix. Non pas parce que cette pièce était encore plus propre que l'entrée, mais parce que, sur les murs, étaient affichés des posters de William Bonin (Un pervers sadique qui a violé et étranglé des dizaines d'adolescents en Californie du Sud. Il a été reconnu coupable de 14 meurtres, mais aurait fait au moins de dix à vingt victimes de plus), Jeffrey Dahmer (Etant enfant, il dépeçait des animaux. Devenu adulte, il a violé, assassiné et démembré de jeunes hommes. Il était nécrophile et cannibale. Il découpait les corps en morceaux, les jetait dans de l'acide, ou les mangeait, ou les gardait dans son frigo ou, encore, en décorait sa cheminée...), Joseph Vacher (Un tueur surnommé le "Jack l'Eventreur français", dont il était contemporain. A la fin du 19ème siècle, Joseph Vacher a égorgé au moins 20 femmes et enfants avant de les mutiler et de les violer) ou encore Roberto Succo (C'était un tueur brutal qui prenait un grand plaisir à voler des voitures et de l'argent, à violer des jeunes femmes, et à assassiner aussi bien les femmes que les hommes. Il fut interné dans un hôpital psychiatrique pour avoir poignardé à mort ses parents à 19 ans).
Il y avait environ une dizaine d'affiches de tueurs, violeurs et autres tortionnaires...

Si Brian les connaissait tous, c'est parce qu'il s'intéressait beaucoup aux tueurs en série. Mais il s'y intéressait seulement. Il ne les trouvait pas excellents au point d'en acheter des posters. Il était fasciné par ce q'ils avaient fait, comme on peut être fasciné par la personnalité d'un homme comme Hitler, mais il savait que c'était des actes horribles, atroces. Il savait qu'il ne commettrait lui-même jamais de tels actes.
Un profond sentiment de malaise s'insinua en lui.
C'était maintenant "La Lettre à Elise", de Beethoven qui sortait des baffes.

- « Tu veux boire quelque chose ? » proposa Richard avec sa voix enfantine, tirant ainsi Brian de ses pensées.
- « Non merci, je ne vais pas rester longtemps... »
- « Ca va ? Tu es tout pâle, tu te sens mal ? » l'interrompit Richard en l'observant attentivement.
Brian, gêné, fit un gros effort sur sa personne et répondit en se forçant à sourire :
- « Bien merci et toi ? »
- « Bien... » Richard semblait méfiant.
- « En fait, je suis venu pour t'inviter à la soirée du 31 décembre qu'on organise dans une maison sur la côte. Ca te tente ? »
- « Oh oui, ça serait super ! » répondit Richard en souriant. Il semblait avoir oublié sa méfiance vis-à-vis de son hôte.
- « Super ! On en reparle au bahut. Je ne vais pas te déranger plus longtemps. »
- « Mais tu ne me déranges pas ! »
Ils se serrèrent la main et Richard le raccompagna jusque sur le palier.

En quittant l'immeuble, Brian se sentait vraiment mal...



(82): Les deux paragraphes précédant cette parenthèse sont ceux issus du cerveau d'un confrère. Merci à lui.
(83): Cela s'est vraiment passé. Pas de la même façon, certes, mais quand même... Un manteau fut rempli de merde, muhaha...



Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a du sexe, de l'homophobie et de la violence. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !


# Posté le dimanche 01 juin 2008 14:13

Modifié le mardi 04 novembre 2008 07:42

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 20)

 Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 20)
La photo ci-contre représente Homer, des "Simpsons" et Bender, de "Futurama". Quel rapport avec l'histoire ? Je répondrai allez vous faire enculer !


Et de 20 ! Oulà, cela s'enchaine à un rythme fou me direz-vous ! Et bien je répondrai que c'est pour vous satisfaire, chers lecteurs et lectrices (et, avec l'arrivée des beaux jours, vous êtes de plus en plus nombreux, et je vous en remercie). Vraiment, ça fait plaisir de voir son travail reconnu.

Dans ce 20è extrait, la grande soirée de prévue (celle dont on parle dans l'extrait précédent) commence enfin ! Avec, au programme des festivités: de l'alcool, de la drogue et des meufs...
Certains faits qui y sont relatés se sont vraiment passés. Vous comprendrez donc que vous êtes sur un blog dédié à un homme un peu dérangé. Mais si beau, si drôle, si brillant...

Tout est dit, poil au zizi. Oh, en fait, en parlant de zizi, je connais un mec dont le zizi fait la taille de ses jambes. Ca vous la coupe hein ? Et bien lui, même si on lui en coupe un bout, il en restera suffisamment.
Sur-ce, bonne lecture, poil à la chiure...


A mon déracineur d'arbre et à mon partenaire de théâtre


Dans l'univers, il y avait la voie lactée, une des milliers de galaxies recensées.
Dans la voie lactée, il y avait le système solaire.
Dans le système solaire, il y avait la Terre, la seule planète habitée connue à ce jour.
Sur la Terre, il y avait l'Europe, continent peuplé par les gens les plus propres (sauf quand on passe sous la Loire).
En Europe, il y avait la France, appelé aussi « pays des droits de l'homme ».
En France, il y avait la Bretagne, appelé aussi « région où l'on boit le plus ».
En Bretagne, il y avait une forêt.
Dans cette forêt, il y avait une clairière.
Dans cette clairière, il y avait une villa.
Dans cette villa, il y avait une horde de jeunes fous qui ne pensaient qu'à se bourrer la gueule et à bourrer des fions (où à se faire bourrer le fion, c'est selon).

Mais revenons rapidement à cette fameuse villa. Celle-ci était de style fin XIXè siècle et
était très grande. Les façades blanches, un toit de tuiles, les volets marron, du lierre recouvrant tous les murs, elle avait fière allure. On y accédait grâce à un perron, dont l'escalier était en marbre blanc. Haute de deux étages, elle possédait huit chambres et deux salles de bain. La cave était immense et remplie de bouteilles de vin.
Enfin, la villa comptait cinq lustres en cristal, dont deux dans l'immense salon.

C'est justement dans ce fameux salon que la fête battait son plein. Plus de cent personnes, entre 16 et 66 ans (Pascal Huminium était évidemment de la partie), y étaient présentes.
Des garçons et des filles, des hétéros et des homos, des puceaux et des expérimentés, des vierges et des gémeaux, des petits et des grands, des moches et des beaux, des meufs mignonnes et des grosses bonnasses, des pervers et des sains, des seins et des clitos, des couilles et des bites, des blancs et des noirs, des blonds et des bruns, des gros et des maigres, des crados et des proprets, des sadiques et des masochistes, des sarkozystes et des gauchistes, des gauchers et des droitiers, des branleurs et des branlés, ... Il faut de tout pour faire un monde !

Ils avaient tous été invités par nos quatre héros.
En effet, la villa appartenait à un des oncles de Vladimir, Andreï Kapotchenko. Ce dernier avait fait fortune dans le trafic d'organes, pratique très en vogue en Europe de l'Est à une certaine époque.
En plus de cette demeure, il possédait un manoir à St-Petersbourg (où il vivait la plupart du temps), un château dans les Highlands (où il passait des automnes pluvieux), un chalet dans les Alpes suisses (où il passait des hivers enneigés) et une seconde villa à Manacor (84) (où il passait des été ensoleillés).
Vladimir ayant d'excellentes relations avec la fille de son oncle (autrement dit sa cousine, vous avez dit inceste ?) superbe blonde pulpeuse de 22 ans se prénommant joliment Tatiana, celle-ci lui avait fait un double des clefs de toutes ses habitations secondaires. Et le tour était joué. Comme quoi, en couchant, on peut vraiment tout avoir. A méditer...

A 20h00, alors que la soirée battait son plein et que la sono crachait « Sacrifice » de Motorhead, Vladimir lança le concours de courses alcoolisées. Le but du jeu est de boire plus rapidement que son adversaire une quantité d'alcool donnée.
- « 10 verres de vodka pure ! 10 verres de vodka pure ! » lança l'étalon russe à l'assemblée.
Brian, maître incontesté de la discipline se précipita vers la table.
- « Qui va oser venir défier BB, le roi des rois ? Hein, qui ? »
Danny Barre leva la main et s'avança :
- « Moi ! Je vais lui ratatiner la gueule au bébé ! » Heureux de son jeu de mots, il sourit.
Brian lui rendit son sourire :
- « Je te parie que quand j'aurai fini de boire, tu seras encore qu'à la moitié.
- « Des paroles, toujours des paroles. Quand est-ce qu'on passe à l'action ? »
- « MAINTENANT !!! » gueula Vladkarp.
Et effectivement, Brian termina son 10è verre quand Danny n'était qu'au 5è.
Ce dernier, fair-play, l'applaudit chaleureusement.

- « Hé bien, notre premier challenger s'est fait ratatiné la gueule ! A qui le tour ? » reprit Vladimir.
Successivement, Jacky (qui, complètement saoul après son 5è verre, s'étala sur la table), Gustave Alexandre (qui s'arrêta dès le 2è verre), Kevin Hill (qui, totalement déchiré après son 5è verre, baissa son pantalon pour montrer son mono-testicule) et Johnny (qui résista jusqu'au 8è verre avant de vomir comme un porc sur les invités) tentèrent leur chance en vain.
Pendant ce temps-là, Vladimir se faisait caresser et sucer par des jumelles aussi bonnes que cochonnes, Stef et Alex, tout en terminant les verres des perdants.
- « Bon et bien, je pense que notre grand vainqueur est Brian ! Applaudissez le bien fort ! » lança-t-il, la bouche pleine de cyprine.
- « Attendez une seconde ! » dit une voix derrière la foule.
Tout le monde se retourna.
C'était Lucas Secouille. Il n'avait jamais bu une goutte d'alcool de sa vie.
Toute l'assemblée explosa de rire.
- « T'es pas sérieux Lucas ! » lui lança Vladimir, mi-souriant, mi-inquiet.
- « Si, je le suis ! Allez, sers 20 verres de plus ! »
- « Comme tu voudras ! »

Les deux hommes se firent face. Brian, bien que venant de s'enfiler 50 verres de vodka en une demi-heure, était frais comme un gardon.
Lucas lui sourit et lui souhaita bonne chance. Brian, surpris, lui sourit également et lui dit :
- « Fais pas le con ! Si tu sens que ça ne va pas, arrête et vomis ! »
- « Hé c'est parti ! » cria Vladimir, aussi excité par le concours que par les clitoris des jumelles.
Sur les trois premiers verres, l'égalité était parfaite. Puis, Brian imposa un rythme fou, alors que Lucas Secouille poursuivait sur la même cadence. A 7 verres à 5 en sa faveur, Brian fit une pause et lâcha un rot énorme. Pendant, ce temps-là, son adversaire accéléra de manière brutale. Il s'enfila 4 verres en un rien de temps. Les deux hommes étaient à 9 verres partout.
Et là, survint le drame. Au moment de prendre son dernier verre, Brian glissa sur une flaque de vomie laissée par Johnny auparavant. Il glissa et s'étala de tout son long dans la gerbe, pendant que le verre se brisait sur le sol. Lucas Secouille sauta sur l'occasion pour savourer son 10è et dernier verre, qui lui assura la victoire.
- « Et notre grand vainqueur est Lucas ! Applaudissez le bien fort ! »
La foule s'exécuta. Certains étaient impressionnés, d'autres dégoûtés. Quelques uns se marraient...

Alors que Brian partit se nettoyer et se changer, Vladimir entreprit de boire quelques bières tout en reluquant quelques culs, au son de "I Wanna be Sedated", des Ramones.
Olivier vint le rejoindre, pris une bouteille, la décapsula et se mit à boire lui aussi. Ils se mirent à parler, se remémorant la première fois de leur vie qu'ils avaient ingurgité de la bière.
Olivier avait bu pour la première fois (toute première fois, toute toute première fois... OK je m'arrête là !) à l'âge de 15 ans.
Avec ses deux grands frères, après avoir maté un porno et s'être vidé les couilles sur la porte de la chambre de leurs parents, ils étaient aller faire ce qu'on appelle communément « la tournée des bars ». Ses deux frangins voulaient le former.
- « Je me souviendrai toute ma vie HAAAAAAAN de ce merveilleux moment ! C'était de dantesque OH OUI ! Quand j'ai senti ta bite qui pénétrait...hum, hum, la bière qui pénétrait dans mon c... dans ma bouche HAAAAAAAAAAAN ! C'était wahou, voilà le mot qui convient : wahou ! CONTINUE C'EST BON ! »
- « Wahou ! Comme les crêpes quoi ! » lança Vladimir.
Ils éclatèrent de rire. Vladimir entendit un rire guttural provenir de sous la table. Il se pencha. Anthony, dans une position d'une souplesse ahurissante, était en train de bourrer l'anus de son compagnon à travers la chaise préalablement troué.
- « Salut El Oso, ça va ? »
- « Super TU LA SENS HEIN et toi ? »
- « Nickel ! Tu t'amuses bien ? »
- « Hé bah, comme tu vois... »
Ils se sourirent. Nullement gêné, Olivier demanda à Vladimir :
- « Et toi, la première fois que t'as bu HAAAAAAAAAAAAN, c'était quand ? »
- « La première bière que j'ai bu. C'est celle de ceux qui ont des grosses couilles et la raie poilue ! » Il sourit malicieusement.
- « De la Kro- PLUS FORT -nenbourg, donc ? » en lui rendant son sourire en coin.
- « Exact ! » Stef et Alex arrivèrent, lui léchèrent les joues et s'en allèrent à la recherche de nouvelles proies.

Il s'en souvenait comme si c'était hier.
- « C'était mon père, qui venait de se faire un pack et demi, qui m'avait donné le fond d'une bouteille en me disant : « Tiens fils ! Si c'est pas ton père, c'est donc ta s½ur ! » Il était fait.
Je n'avais rien compris mais j'avais accepté de bon c½ur. (Joyce passa et posa son soutien-gorge sur son épaule gauche) Normal quoi...
Et j'avais aimé, mais aimé à un point tel que j'avais vidé les dix bières qui restaient dans le réfrigérateur ».
Vladimir, ému, marqua une pause. Delphine, qui était arrivée, en profita pour lui tailler une pipe. Pendant ce temps-là, Olivier continuait de se faire perforer par Anthony.
Puis, quand Delf eut terminée, Vladkarp reprit :
- « Après, mon père est venu me faire la morale, en me disant que « boire, c'est mal ». Un comble pour un homme qui avait plus souvent été en état d'ébriété qu'en état de sobriété depuis le début de sa vie ! (Maria Nusse passa et posa son string sur son épaule droite)
Je lui avait alors demandé ce qu'il y avait de mal à boire et mon père s'était alors déshabillé intégralement (il avait été exhibitionniste dans sa jeunesse ; les bonnes habitudes ne se perdent pas...). Et moi, en voyant les grosses couilles et la raie poilue de mon papa, je me suis dit : « C'est donc de ça qu'il veut parler ! La Kronenbourg, c'est la bière de ceux qui ont des grosses couilles et la raie poilue ! »
L'expression était devenue culte en moins de temps qu'il ne faut pour la dire et il faut ajouter que... »
Il s'interrompit car quelqu'un (il espérait que ce soit une femme) lui caressait les fesses. Il se retourna et vit une très jolie brune, style andalouse, avec de magnifiques yeux bleus.
- « Alors comme ça vous caressez mes fesses sans me demander la permission ! »
- « Vous allez me punir ? » lui demanda-t-elle en lui lançant un regard qui sentait très fort le cul.
- « Oui je crois bien » Il la prit par la main. « La salle des tortures est par là-bas ! »
- « Vous n'allez pas me faire trop mal j'espère ! », en lui souriant de ce sourire qui vous indique que vous allez passer un excellent moment.
- « Ca, ça dépendra de vous ! Et du taux de dilatation de votre vagin ! »
Ils montèrent l'escalier. La suite n'a pas besoin d'être relatée.

Des gens buvaient, des gens vomissaient, des gens pissaient, des gens chiaient, des gens parlaient, des gens riaient, des gens baisaient, des gens mangeaient, des gens se battaient,... Bref, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possible !
A une table était assis Solenn et deux autres très jolies filles, ainsi que Gustave Alexandre, qui leur parlait de sa vie et Jacky. Maria Nusse, encore plus bandante que d'habitude (si c'était possible) dans son short en jean moulé et son top transparent qu'elle arrosait d'eau tous les quart d'heure, s'assis à côté de Johnny. Celui-ci était complètement raide mais quand il la vit, c'est sa queue qui se raidit.
- « Salut ! Comment vas-tu ? » lui demanda-t-elle en lui faisant son sourire le plus radieux (et le plus excitant).
- « Bien et toi ? » répondit-il d'un sourire niais.
- « Super ! C'est une belle soirée ! »
- « Ouais belle... Y'a plein de belles filles aussi ! J'aimerai bien les enculer !
Maria eu un sourire gêné et repris :
- « Bah vas les voir et propose leur de passer la soirée avec toi ! »
Il lui sourit béatement et répondit :
- « Nooooooooon ! Elle voudront pas, j'suis trop moche ! En plus j'ai une petite bite, à peine 13cm en érection ! »
Maria se retint de ne pas rire. Voyant qu'elle pouvait tout savoir de lui, elle lui demanda :
- « T'as déjà mangé ta merde ? »
- « Ouais, avec du pain, pour faire passer le goût ! Ai bu ma pisse aussi ! Mais j'ai vomi, alors j'ai léché ! C'était horrib' ! »
Dégoûtée Maria passa aux choses sérieuses :
- « Dis moi... Est-ce que Vladimir parle souvent de moi ? »
- « Oh ça oui ! Il parle beaucoup de toi ! »
Maria ne put dissimuler un sourire de contentement. Et qu'est-ce qu'il dit sur moi :
- « Que t'es super bonne ! Il adore quand tu le suces parce que t'as une vraie langue de pute qu'il a dit, et il parait que t'adores te faire enculer ! En même temps, tout le monde aimerait niquer avec toi ! Le simple fait de te voir a fait dresser mes 12,9 cm ! »
Le sourire de Maria s'était transformé en grimace. A la fois de surprise, de déception, de tristesse et d'énervement !
- « Et à part ces jolies choses, il a dit quoi ? » redemanda-t-elle après avoir fait un effort surhumain pour ne pas perdre pied.
- « Qu'il était sorti avec toi pour la beauté de ton cul ! Rien dans le cerveau, tout dans le clito qui disait... Y'a qu'a voir quand tu portes une mini-jupe et un décolleté, t'es une vraie incitation au viol qui disait... »
Atterrée, Maria lança :
- « Mais moi je l'aime ! Lui il ne m'aime pas ? »
- « Vladimir ? Aimé ? Ah ah, tu crois encore au Père Noël toi ! Vladimir ne tombe pas amoureux, c'est les filles qui tombent amoureuses de lui ! Il en profite pour vider ses couilles. Ouais, c'est ça, les filles pour lui, c'est des vides couilles ! Et toi, t'es de première catégorie, de première bourre, comme y dit... »
- « Tu veux dire qu'il a jamais été amoureux, qu'il est jamais sorti sérieusement avec une fille ? »
- « Pour lui le cul c'est très sérieux et je pense qu'il a déjà dû tomber amoureux d'un 90c une fois, mais sinon... »
Maria était sur le cul, dans les deux sens du terme. Quelle déception terrible pour elle !
- « Tu veux pas que je t'encules ? » lui demanda Johnny.
Elle fondit en larmes, se leva et partit en courant, pendant que Johnny se rendit aux toilettes pour... vous avez compris. A la table, les autres ne savaient plus quoi dire...

A 22h15, Vladimir descendit l'escalier en compagnie de la jolie brune. C'était maintenant "Anarchy in the UK", des Sex Pistols, qui passait.
- « Dis moi, tu t'appelles comment déjà ? J'ai pas compris quand tu me l'a dis tout à l'heure ! »
- « En même temps, j'avais la bouche pleine ! Jenny Barre, je suis la s½ur jumelle de Danny. »
- « Je me disais aussi que y'avait un air de famille ! »
Ils rièrent, s'embrassèrent une ultime fois et se séparèrent. Vladimir alla chier.
Pendant ce temps-là, Jacky était en pleine discussion avec Roger Nital et Jean Culé.
- « La petite là-bas, elle me plaît bien mais je sais pas comment faire ! » annonça le fils du directeur.
- « Tu prends tes couilles dans tes main et ça le fera ! » répondit Jacky.
- « Ou alors je te coupe les couilles ! » ajouta Richard.
- « Euh non merci, ça ira ! Je n'oserai jamais ! » répondit Jean Culé.
- « Mais si, mais si, il suffit de trouver les bons mots ! » lança Jacky.
- « Ouais, tu lui chie à la gueule ! » lâcha Richard.
- « Hé ! J'suis pas un littéraire moi ! Je n'arriverai pas à trouver les bons mots !
Je suis un scientifique, je dirai : " j'ai fait une hypothèse sur mes hormones : à chaque fois que mes globes oculaires te voient et bien, je crois qu'ils font palpité mon coeur car mon rythme cardiaque augmente et j'en déduis que tu m'attires". Avouez que c'est nul ! »
- « Ouais c'est vraiment nul ! Oublie là vieux ! »
- « C'est peut être sur toi qu'il faudrait chier en fait ! »
Non loin d'eux, Roger Nital et Brian regardaient deux maghrébins faire un bras de fer pour essayer d'impressionner Solenn, qui s'en foutait completement.
- « Non mais regarde les ces deux gros bougnouls ! »
- « J'avoue que ça pue un peu... »
- « Bah tu crois qu'ils se lavent ces gens là, que dis-je des gens, des merdes sur pattes ouais ! »
- « Qu'est-ce qu'ils viennent foutre chez nous ? Pourrait pas rester chez eux ! »
- « Comme si nous on allait chez eux... »
- « Bah, quand on voit les meufs moches qu'ils ont chez eux, ils font bien de venir en France ! »
- « T'appelles ça des meufs toi ? Des castors qui se mettent du rouge à lèvres ouais ! »
- « Ah, il a perdu ce con ! Pas étonnant, son biceps est aussi gros que mon auriculaire ! »
- « Tous les mêmes ces bougnouls ! »
- « Toujours à se battre, à voler, à puer... »
- « A puer surtout ! Faudrait tous les gazer une bonne fois pour toutes ! »
- « Ouais, rouvrons les camps ! »
A quelques mètres d'eux, deux jeunes hommes, Raoul Gastro et Fidel Castré, parlaient de leurs derniers rêves :
- « J'étais avec une meuf super bonne dans un ascenseur Un mélange de Eva Longoria et de Scarlett Johanson ! Et là, y'a une panne. Elle était à poil, faut préciser. Et je l'ai niqué comme un porc, yeah ! »
- « Ouah la classe ! Moi j'étais avec trois mineures thaïlandaises dans un jacuzzi. Elles avaient entre 12 et 15 ans. A la fin, y'avait plus de sperme que d'eau ! »
Les deux amis s'arrêtèrent le temps de fumer un cigare cubain.
- « Mais il m'arrive aussi de faire des rêves qui me rendent tristes !
- « Ah ouais ! Genre tous tes amis meurent et t'es le seul survivant ? »
- « Non, ça ça serait cool ! Mais, une fois, j'ai rêvé que j'étais avec une meuf super bonne dans un ascenseur. Un mélange de Eva Longoria et de Scarlett Johanson. Et là y'a une panne. Elle était à poil, faut préciser. Le problème c'est que moi aussi j'ai eu une panne ! C'était horrible... »
- « Moi, une fois, j'avais révé que j'avais toutes les cartes pokemon alors j'étais trop content et là j'me réveille... »

Il était 23 heures, 7 minutes et 44 secondes quand le premier lustre s'écrasa sur le sol, après qu'une partie des joueurs du FC Staline s'y soient suspendus. Le lustre s'était écroulé sur un certain Frédéric Xyrpatovotapryx, mort sur le coup. Mais tout le monde était bien trop bourré pour y faire attention.
Vladimir sortait des chiottes en compagnie de deux charmantes métisses quand il croisa Solenn pour la première fois de la soirée.
Il s'arrêta net, poussa les deux filles qu'il venait de troncher dans un couloir et adressa un grand sourire à Solenn. Ils se firent la bise.
- « Aaaaah, tu es venue ! J'en suis très heureux ! Comment vas-tu ? »
- « Très bien et toi ? »
- « Je vais toujours bien quand tu es là ! »
Elle sourit. Il rougit.
- C'est une belle soirée ! » reprit-elle.
- « Merci ! Tu t'amuses bien j'espère ? »
- « Super ! Elle est à toi cette maison ? »
D'habitude, il aurait menti effrontément pour faire croire qu'il était plein aux as, puisque les filles adorent les mecs pleins aux as (85) mais là, il dit la vérité :
- « Non, c'est celle de mon oncle. En fait, il ignore complètement que nous sommes là ce soir ! »
- « Wahou, joli coup ! »
- « Merci, mais j'ai de bonnes relations ». Il rougit à nouveau.
Tout en parlant, ils étaient arrivés sur le balcon. Le ciel était dégagé, on voyait très bien la Lune.
- « J'adore regarder la Lune ! » glissa Solenn.
- « Moi aussi, j'adore regarder ta lune... hum, regarder le ciel et les étoiles. L'astrologie me passionne. » Il était complètement bourré et ne savait plus ce qu'il disait. Il se sentait mal et transpirait à grosses gouttes.
- « L'astronomie tu veux dire. L'astrologie c'est l'interprétation des phénomènes célestes ! » répliqua-t-elle en souriant.
- « Astrologie, astronomie, agronomie, agriculture, tuberculose,... Tout ça c'est la même merde ! »
Elle éclata de rire.
- « Tu me fais trop rire. Tu sais Vladimir, je t'aime beaucoup et c'est très sympa de m'avoir invité ici alors que tu ne me connais à peine. »
- « Mais de rien, tout le plaisir est pour moi ! » lui répondit-il en souriant.
Elle ne put s'empêcher de sourire à nouveau. Vladimir sentait que la sueur perlait sur ses tempes et dans le bas du dos. Il poursuivit :
-« En fait, si je t'ai invité c'est parce que j'ai quelque chose à te demander. »
Elle le regarda fixement. Il avait l'air concentré et nonchalant à la fois, présent et ailleurs en même temps. L'alcool, très certainement...
- « Vas-y, je t'écoute ! »
Vladimir plongea ses yeux dans les siens, fut troublé quelques secondes, resta la mâchoire pendu, inspira et lâcha :
- « Tuvepafèrunboudcminavemoisulgrandroudlavie ! »
Elle le fixa à nouveau, éberlué, et lui dit :
- « Tu pourrais répéter s'il te plaît ? »
Plus rouge que du sang de vierge, Vladkarp, inspira deux fois, se racla la gorge et répéta, lentement et en articulant :
- « Est-ce que ça te dirait te faire un petit bout de chemin avec moi sur la grande route de la vie ? »
Horriblement gêné, Solenn répondit :
- « Ho, Vladimir, je suis sincèrement désolé. Vraiment !
Il leva les yeux vers elle et se força à sourire :
- « Tu n'as pas à être désolé ! Je ne t'en veux pas ! »
- « Excuse moi, vraiment, je m'en veux ! »
- « Ne t'en fais pas pour ça ! C'est pas grave ! »
Elle avait l'air triste, pas autant que Vladimir, mais, quand elle disait qu'elle était désolée, elle paraissait sincère. Ils se regardèrent longuement, sans pouvoir faire autrement, jusqu'à ce qu'elle ne rompe le silence :
- « Bon, je file. Aurevoir et encore désolé. »
Ce départ dans la précipitation laissa Vladimir sans voix. Il la regarda s'en aller. Le c½ur lourd et plein de regrets.

BAAAAAAAAAAAAAAAANG !!!
Une énorme explosion provenant du rez-de-chaussée tira Vladimir de la torpeur dans laquelle il était plongé depuis 25 minutes.
Il descendit les escaliers, au son de "Search and Destroy" d' Iggy &The Stooges, dans lesquelles se trouvaient une dizaine de convives complètement défoncés, qui se roulaient dans leur propre vomi et celui de leurs amis.
Evitant les tâches de gerbe, il entra dans le grand salon. Le deuxième lustre s'était explosé sur la table, décapitant au passage trois invités. Mais tout le monde était bien trop bourré pour s'en rendre compte.
- « Merde ! » lâcha Vladkarp. Il se dirigea vers le buffet, pris une bouteille de Manzana et la vida cul sec. Ca fait du bien par où ça passe.
Il regarda autour de lui.
Dans un coin, six mecs se branlaient mutuellement. Jacky en faisait évidemment parti. A l'opposé, deux couples de lesbiennes s'amusaient à s'enfiler des objets tous plus gros les uns que les autres dans leurs orifices (verres, bouteilles, aspirateur, jerrican, four micro-ondes,...).
Roger Nital et Brian cassaient la gueule à deux maghrébins. Pascal Huminium et la plupart des joueurs du FC Staline (dont Johnny) pratiquaient le jeu de la biscotte (86).
Dans le canapé, Gustave Alexandre niquait Jenny Barre, alors qu'à leur côté, une partouze regroupait une dizaine de personnes.
Richard la Raie découpait et mangeait quelques personnes, qu'il venait d'étrangler avec du fil dentaire. Kevin Hill, menotté à la tringle des rideaux, se faisait fouetter par Olivier et Anthony, pendant que Tony enculait les chèvres mises à sa disposition en se régalant du spectacle offert par ses amis. Les autres buvaient, se droguaient niquaient ou chiaient...
Vladimir regarda dehors (où avait lieu une douche dorée) puis l'horloge. Il était 23h56.


(84): La ville natale de Rafael Nadal. On est fan ou on ne l'est pas...
(85): Les femmes recherchent le pouvoir et la richesse alors que les hommes choisiront la jeunesse et la beauté. C'est comme ça. Elles sont connes ces meufs...
(86): Jeu qui consiste à se branler en bande (et en bandant !) sur une biscotte. Le dernier qui éjacule doit la manger.



Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a de l'alcoolisme, du sexe, du racisme et plein d'autres trucs du genre. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !


# Posté le dimanche 08 juin 2008 14:45

Modifié le samedi 04 octobre 2008 07:52

En Grève

En Grève

ECRIVAIN EN MANQUE D'INSPIRATION ET DE POGNON RECHERCHE MUSE ET MECENE
DE-SES-PE-RE-MENT

# Posté le mercredi 18 juin 2008 09:22

Modifié le samedi 09 août 2008 12:59

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 21)

 Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 21)
Interdit aux moins de 18 ans


Arriba, Arriba, comme on dit en Espagne ! Et oui, il arrive (ne vous inquiétez pas, mais soyez tout de même patient) le 21è extrait, clôturant le 7è chapitre. Pour les fans avides de tout savoir, sachez que ce 7è chapitre fut écrit entre le 29 octobre et le 2 novembre 2007. Cinq jours, et oui, poil au riz !

Cet extrait est donc celui qui suit le précédent. Oulà, j'ai du mal moi, je ferai mieux de prendre des vacances cet été. Enfin, c'est celui qui poursuit et termine la soirée du nouvel an. Comment Vladimir va-t-il se remettre de ses émotions ? La douche dorée est-elle importante ? Y aura-t-il d'autres morts ? Et Brenda a-t-elle vraiment trompé Josh avec Desmond ?

Ce blog a fêté la semaine dernière sa 2000è visite. Félicitations au 2000è visiteur, Monsieur Jacques Hadihadi (Mouthe, 25) qui se voit offrir une paire de chaussettes, un cintre et un bâton de saucisson. Bravo à lui !
Par contre, je ne dis pas bravo aux souris mutantes de l'espace qui viennent de rater leur troisième tentative d'évasion. Elles ne sont plus que 22 désormais, poil au lait...



A ma prostipute et à ma mouche gogole


Après les embrassades pour se souhaiter la bonne année, les choses revinrent à la normalité. Il était 00h30. C'était « Somebody to Love », des Jefferson Airplane, qui passait.
Très triste, Vladimir se consola en culbutant trois jeunes pucelles dans la piscine. En plus de vider ses couilles, il vida une bouteille de Vodka. Avec du rhum, il s'enduit le sexe, pour le plus grand plaisir d'une espagnole joliment prénommée Margarita.
De son côté, Jacky jouait au strip poker (il était fan de Patrick Bruel) avec cinq autres gays. Moustachus et en débardeur, ils se caressaient mutuellement le fion. Jacky faisait semblant de perdre pour exhiber son corps nu et graisseux aux yeux de ses partenaires, en vue de les exciter avant de passer à leur tour dans la piscine. Et le pire, c'est que ça marchait...
A l'étage, Johnny, Pascal Huminium et Gustave Alexandre se branlaient devant un film porno mettant en scène trois plombiers culturistes prenant une vieille bourgeoise de 55 ans dans sa baignoire. Juste à côté d'eux, Danny et Jenny Barre, complètement pleins eux aussi, faisaient l'amour entre eux, sans se rendre compte qu'ils le faisaient entre frère et s½ur.
Les autres membres du FC Staline se battaient entre eux, pour le simple plaisir de se mettre sur la gueule.
Dans le salon, la porte fenêtre s'ouvrit. Raoul Gastro et Fidel Castré rentrèrent en effet du jardin en traînant derrière eux un type jaune de pisse et pleurant toutes les larmes de son corps. Le type en question était âgé de 15 ans, était en Terminale S, avait des cheveux gras et une constellation de boutons et s'appelait Edgar Ogorille (sa mère était fan de Brassens).
Raoul et Fidel l'envoyèrent sous la douche, alors que, dans la baignoire d'à côté, un couple lesbien se broutait le gazon.
Enfin, Solenn errait dans la cuisine...

Non loin de là, Roger Nital, fait comme un p'tit Lu (89), défiait des étrangers à un jeu appelé « jeu des synonymes » ou il fallait, comme le nom l'indique, trouver le plus de synonymes possible pour un mot.
- « Allez bande de sous-hommes, bougez vos gros culs plein de merde, pour que je puisse démontrer la supériorité de la race aryenne une bonne fois pour toute »
Trois mecs d'une vingtaine d'années apparurent. Un noir, Mamadou, un maghrébin, Abdel-Kader et un latino-américain, Francisco.
- « Tu vas awêter tes connewies mecs, nous les wacistes de ton genwe on les massacwe ! » commença Mamadou, superbe noir à gros sexe.
- « Ouais, on les frappe jusqu'à ce que leur trou du cul ressorte par leur bouche ! » Poursuivit Abdel-Kader.
- « Ouech, et après on les encoule ! » conclut Francisco, secrètement homosexuel et masochiste.
- « Super tout ça ! J'm'en bats les couilles de vos vies, êtres inférieurs. Je vous propose juste un jeu pour savoir une fois pour toute qui est le meilleur. »
- « Ok, je m'y colle ! répondit le noir à grosse bite. Je vais l'étaler, il chialewa sa mèwe et il fe'mewa sa gueule apwés ! » ajouta-t-il à l'adresse de ses amis.
- « Bien puant ! Brian, veut tu être l'arbitre ? Tu choisis un thème principal et nous on trouve les mots. »
- « Ca marche. Alors, combien pourriez vous me donner de synonymes pour 'le sexe de l'homme' ? »
Les deux hommes récitèrent dans leurs têtes, tout en comptant sur leurs doigts.
- « J'en connais 20 » lâcha le noir, en lançant un sourire goguenard à son adversaire.
- « Et moi 22 ! » rétorqua Roger Nital, en souriant de toutes ses dents.
- « Non, en fait 23 ! » répliqua Mamadou.
- « Non, je dirai 25 en fait » reprit Roger Nital.
Le noir s'agaça, se leva et gueula :
- « 29 ! » C'était un coup de bluff, il espérerait que Roger referait une offre et se ferait baiser, à court de termes.
- « Et bien soit, 29 ! Je me couche et je t'écoute ! »
"Hé merde" pensa Mamadou. Mais il ne laissa rien paraître de ses sentiments :
- « Héhé, te voilà bien baiser ! Alows, les voilà :
Bite, pénis, phallus, vewge, biwoute, tube, teub, queue, pine, sboub, sgeg, zob, zizi (il ne put s'empêcher de sourire), zigounette, dawd, cawotte, euh... poiweau, concombwe, manche, euh... wobinet, machin, tuyau, membwe, quéquette, euh... bwaquemaw, bistouquette, euh... kiki... On est à combien là ?
- « 27 ! Il en manque 2, vous aviez dit 29 ! »
Des grosses gouttes de sueur perlaient sur le front de Mamadou :
- « Euh... mewde... J'en ai pu en fait... »
Roger Nital rit :
- « Tu aurais pu ajouter : colosse, noeud, molle ou a'me de destwuction massive » lança-t-il en imitant l'accent de son adversaire battu.
- « Tu vas voiw connawd ! » le menaça Mamadou de son poing.
Roger se leva, le fixa droit dans les yeux et lâcha :
- « Tout ce que je vois là c'est un gros qui à la même odeur et la même couleur que la merde ! »
Mamadou se jeta sur lui, mais ses deux amis le retinrent :
- « Pas encore, laisse-moi le battre » lui glissa à l'oreille Abdel-Kader.
Brian intervint à son tour :
- « Mais oui faites confiance à votre ami ! »
Roger rit à nouveau :
- « Alors, tu proposes quoi comme thème cette fois ? »
- « Que diriez vous de donner des termes pour quand on fait l'amour ! »
- « Pourquoi toujours des trucs à caractères sexuels ? » grogna le maghrébin.
- « Si tu veux te plaindre c'est pas à moi ! Dis-le à Krado, c'est lui qu'a écrit le scénar de ce bouquin ! » gronda Brian.
- « J'en ai 27 ! » hurla Roger.
Abdel-Kader le regarda et, se souvenant ce qui venait d'arriver à Mamadou, répondit :
- « OK ! Vas y ! »
- « Jouir des faveurs de..., avoir un rapport sexuel, coïter, copuler, s'accoupler, forniquer, baiser, coucher, s'envoyer en l'air, sodomiser, enculer, violer, se faire, se taper, prendre, enfiler, tire-bouchonner, tringler, troncher, quéner, niquer, bourrer, tirer, déchirer, défoncer, enfoncer, pénétrer... Le compte y est ! »
- « C'est exact, victoire éclatante de Roger Nital » clama Brian.
Abdel-Kader jura dans sa langue maternelle. Mamadou pesta dans son dialecte natal, Francisco pleura.
Roger Nital se leva :
- « La race blanche est définitivement supérieure ! Vive les aryens et à mort les arabes, les noirs et les latinos ! Un jour nous vaincrons, car nous sentons meilleurs »
Roger exécuta le salut nazi en fredonnant le premier couplet de « Deutschland über Alles » (90), Brian applaudit et les trois autres s'en allèrent, vaincu

Peu après, Brian (un énorme joint à la bouche) vint s'asseoir à côté de Vladimir, qui tentait de noyer sa tristesse dans l'alcool (sans y parvenir), Ce dernier regardait Solenn, assise à une autre table, à une dizaine de mètres de là. La sono crachait « My Sharona », des Knack.
Un mec, un tecktonik-killer (si on peut appeler ça un mec), parlait avec elle. Il portait un polo rayé rose et vert et arborait une coupe de cheveux à tuer : une crête en gel plus une mulette que n'aurait pas renié Tony Vairelles (91). Solenn, vêtue d'un jean noir et d'un pull en laine rouge, avait l'air triste. Visiblement, le mec essayait de la consoler. Vladimir fit la grimace.
L'étalon russe, dissimulé par les cadavres des bouteilles et ceux des invités décapités par le lustre, pouvait l'admirer sans être vu.
Brian, à la simple vu du regard de son ami su que celui-ci n'était pas dans son état habituel.
- « Oh c'est les knacki ! » lâcha-t-il en montrant la sono.
Vladimir s'esclaffa et, mimant une voix de fillette (hummmmmm...) timide, lança :
- « Mais t'avais dit qu'on ferait des knacki ! »
- « Des knacki ! Et bah tu vas le prendre mon gros knacki ! Allez écarte donc ces jolies petites fesses ! »
Les deux amis éclatèrent de rire. Puis Vladimir s'arrêta net...

Le tecktonik-killer venait de passer son bras autour des épaules de Solenn. Vladimir se leva d'un bond.
- « File moi ton joint, s'il te plaît » dit-il à Brian.
Celui-ci, bien que surpris, s'exécuta.
Vladkarp fit le tour de la salle, de sorte à arriver dans le dos du tecktonik-killer :
- « Si tu tiens à la vie je te conseille d'enlever ton bras tout de suite enculé ! »
L'interpellé se retourna, sans enlever son bras. Solenn se prit la tête à deux mais, elle redoutait le pire.
- « Et pourquoi devrais-je enlever mon bras, mec ? »
- « Parce que j'ai pas envie de déranger les médecins légistes ce soir ! » répondit Vladimir, en ouvrant à peine la bouche.
Le TK tressaillit mais ne céda pas.
- « Tu vas retirer ton bras, oui ou merde ! » Le ton de Vladimir s'était durci.
Il le retira enfin. Solenn fut soulagée. Un peu comme quand on réussi enfin à chier après avoir été constipé pendant une semaine.
- « Calme toi mec, j'ai rien fait de mal ! »
- « T'as rien fait de bien non plus, connard ! »
- « Je peux savoir pourquoi t'es comme ça, mec ? »
- « Je pourrai te le dire mais ton cerveau atrophié de mouche à merde débile mentale ne pourrait pas comprendre ! »
Solenn sourit malgré elle. L'offensé se leva. Vladimir se rapprocha et reprit :
- « Tu t'appelles comment, connard ? »
- « Qu'est-ce que ça peut te faire ? »
- « J'aime connaître les noms de mes victimes ! C'est plus facile pour l'identification après ! »
Solenn se dissimula dans ses cheveux. Le TK se mit à trembler. Mais il répondit, calmement :
- « Robin, si ça te fait plaisir... »
- « Un joli prénom de merde qui va bien avec ta tête de connard ! »
- « Et toi, t'es qui ? »
- « Ferme ta gueule si tu veux pas que je chie dedans ! »
Il lui souffla sa fumée droit dans la gueule.
- « Je ne te permets pas, mec ! »
- « Et bien moi je me permets, connard ! répliqua Vladkarp, en lui adressant un sourire carnassier. Maintenant, je te conseille de partir... »
- « Et si j'ai pas envie... »
- « Je ne te demande pas ton avis... »
- « Donne moi une bonne raison... »
- « Ma clope enfoncée dans ton cul, c'est une bonne raison ça, connard ? »
Solenn était exaspérée, alors que Robin semblait à la fois étonné et apeuré. Néanmoins, il ne se laissa pas démonter :
- « Et tu crois que tu me fais peur, mec ? »
- « Oui je crois ! Mais une fois que je me serai occupé de toi tu auras de vraies raisons d'avoir peur ! »
- « Oh oh, c'est une menace ? »
- « Oh oh, tu as vite compris, p'tit PD ! »
Solenn s'était retournée pour assister à la dispute. Elle fixait Vladimir, qui, quant à lui, ne quittait pas Robin des yeux (ne pas confondre avec Robin des Bois) (92).
- « J'suis pas PD, mec !
- « Tu devrais ! Vu ton look de grande folle bouffeuse de glands, ça prête à confusion ! »
- « Monsieur est homophobe ! Bravo... »
- « Le meilleur ami de monsieur est PD, connard ! J'te lance un ultimatum, ou un ordre si tu préfères, connard : soit tu te casses, soit je te castre, connard ! »
Notre héros lui souffla à nouveau sa fumée dans le visage mais Robin ne broncha pas. Il regarda Solenn, inspira, fixa Vladimir, expira et lâcha :
- « Je suis prêt à me battre, mec ! »
- « Et est-ce que tu es prêt à mourir, mec ? »

Alors que Vladimir se prenait la tête avec Robin, sous les yeux de Solenn et de Brian, et que les autres invités vaguaient à leurs occupations (se bourrer la gueule ou se bourrer la fion), il se passait des choses préoccupantes dans la cave.
Vincent et Guillaume étaient là ! Vous vous souvenez ceux dont on entend parler pour la première fois au chapitre 4... Les deux mafieux... Ceux qui ont tenté de supprimer Vladimir en posant une bombe dans la chambre de Johnny... Ceux à cause de qui il a dû faire un séjour à l'hôpital Adolf Hitler... Ceux là quoi, Vincent et Guillaume...
Vers 21h, ils s'étaient introduits dans la cave de la maison, en ayant pour ordre de faire irruption dans le salon à 00h01, quand tout le monde y sera présent pour se souhaiter la bonne idée, et de liquider le plus de personnes possible en tirant dans le tas avec leur Kalachnikov. Evidemment, il fallait que Vladimir soit tué, sinon des centaines d'innocents seraient morts pour rien.

Le problème, car il y en a un, c'est que la cave était remplie de bouteilles de vin.
- « Oh, une de plus ou une de moins ! » avait lancé Guillaume, en voyant tant de vin à profusion.
- « Ouais, faisons nous plaisir, on a encore trois heures à tenir ! » avait rajouté Vincent. Heureusement, ce dernier avait toujours un tire bouchon sur et deux verres à vin sur lui (comme par hasard, mais quand on aime...). Cela leur permit de boire une première bouteille.
- « Je porte un toast au Grand Maître ! » lança Guillaume.
- « On n'a pas de toast du gland, je lève mon verre plutôt ! » rétorqua Vincent.
- « Ouais le verre, et le coude surtout ! »
Une heure après :
- « Oh, quatre bouteilles de plus ou de moins... » lâcha Guillaume, qui commençait à être « joyeux ».
- « Ouais, faisons nous plaisir, on a encore deux heures à tenir ! »
- « Deux heures, wahou, 360 minutes de bonheur ! »
- « Je lève mon verre au Grand Maître, bien qu'il pue de la gueule et qu'il largue des pets atomiques ! » ajouta Vincent.
- « Je lève mon verre à nous deux, qui sommes de bons mafieux ! » poursuivit Guiggs.
- « Ouais, tu l'as dit bouffi... ou bouffe bite je sais plus... » continua Vince.
Encore une heure plus tard :
- « Oh, neuf bouteilles de plus ou de moins ! » hurla Guillaume.
- « Ouais, faisons nous plaisir » répondit Vincent en écho.
- « Ca sent la bière de Londres à Berlin » se mit à chanter Guiggs.
- « C'est pas de la bière, c'est du whisky qu'on boit espèce de fils de nez ! » lança Vince.
Les jumeaux étaient complètement pleins !
- « J'ai un de ces mal de cul » lâcha Vincent, en passant la main dans son nouveau slip kangourou que son frère lui avait offert à Noël. Sa main était toute rouge...
- « Héhé, t'as encore les hémorroïdes du cul ! ». Boire lui donnait toujours des hémorroïdes.
- « Tagueule toi, espèce de bande mou ! »
Son frère réagit en sautant sur lui, mais, après un quart d'heure de combat, ils n'avaient encore jamais réussi à se toucher. Ils étaient bien trop bourrés...
- « Je lève mon verre à notre Grand Maître ! Il compte sur nous ! » murmura Vincent.
Guillaume vida sa coupe cul sec et hurla à tut tête une expression passé à la postérité :
- « Un verre, ça va, trente-trois, bonjour les dégâts ! »
A minuit moins le quart, les deux hommes, après avoir vidé leur 11è bouteille, se munirent de leur kalachnikov et sortirent de la cave...

Dans le salon, Vladimir se déchaînait alors que Robin gisait dans une mare de sang, le visage tuméfié, les membres arrachés et le sboub coupé. Il était tellement apeuré et choqué qu'il en avait perdu la voix, au contraire des Foo Fighters, dont le titre "This is a call" passait à présent.
Solenn hurlait, le suppliant d'arrêter, alors que Brian tentait, en vain, de le retenir.
Le reste des invités étaient tous regroupés en cercle. Certains voulaient intervenir, mais ils étaient dissuadés par la folie meurtrière de notre héros. Les autres faisaient des paris. Et quelques uns se branlaient purement et simplement...
Vladimir, un sourire dément aux lèvres, colla son visage à celui du tecktonik-killer :
- « Ecoute moi bien connard, si tu retouches ne serait-ce qu'à un cheveu de cette fille, si tu t'approches d'elle un peu trop près ou si tu la regardes plus de deux secondes, je t'envoie à la morgue dans une boîte d'allumettes. T'as compris ça, connard ? »
En guise de réponse, Robin acquiesça d'un signe de tête. Vladkarp lui enfonça son joint dans l'½il droit. Le tecktonik-killer hurla à la mort et se mit à pleurer.
Vladimir se détourna, sous les cris de la foule, et s'apprêtait à sortir du salon quand les deux mafieux y entrèrent en rampant , en glissant dans leur propre vomi pour aller plus vite..
- « Vous êtes qui vous ? » leur demanda-t-il, en s'en foutant complètement de leur réponse.
- « Guillaume et Vincent ! » dit Guillaume.
- « Vincent et Guillaume ! » dit Vincent.
- « OK OK, et vous venez faire quoi ici ? »
- « Bah, on vient te tuer ! » glissa Guillaume.
- « Oui, vous tuer ! » ajouta inutilement Vincent.
- « Me tuer hein ? » Vladimir n'était pas d'humeur à plaisanter.
- « C'est cela ! » répondirent ensemble les deux mafieux.
Vladkarp déceintura alors son pantalon, baissa son caleçon et se mit à chier allègrement sur les deux hommes. Ceux-ci, complètement ivres morts, s'endormirent...

Au bout de la nuit, les deux mafieux rentrèrent chez eux en rampant, le visage et les vêtements maculés de merde. Solenn, en pleurs, fut raccompagnée chez elle par Brian, Robin par une ambulance.
Vladimir alla terminer les bouteilles qui restaient alors que les autres invités, une centaine, prirent part à ce qu'on appellera plus tard, la partouse du siècle...

(89) : Réplique emprunté à Homer Simpson, des « Simpsons », dans l'épisode « Un homme et deux femmes » (saison 13, épisode 7).
(90) : Le premier couplet était celui chanté par le Parti Nazi. Il disait que « l'Allemagne est au dessus de tout ».
(91) : Ancien joueur de football, ex-international français, plus connu pour sa mulette ahurissante que pour ses talents footballistiques.
(92) : Je trouvais ça drôle mais je ne savais pas où le mettre alors je l'ai mis là.



Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a de l'alcoolisme, du sexe, du racisme et plein d'autres trucs du genre. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !

# Posté le mercredi 25 juin 2008 07:17

Modifié le mardi 04 novembre 2008 08:06