Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (extrait 16)

 Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (extrait 16)
La photo ci-contre est une ½uvre de Jeff Koons intitulé "Puppie". Imaginez le pied pour les zoophiles un grand chien comme ça !


Le 6è chapitre. « Enfin ! » diront certains. Dieu comme je les comprends. Après tout, quand on lit un très bon bouquin, on a envie de connaître la suite le plus rapidement possible. Ce blog vient de fêter sa 1500è visite. Bravo à Monsieur Jacques Hadihadi (Mouthe,25) Il se voit offrir une trousse noire, un peigne et une boîte de cure-dents !

Cet extrait est très « réel ». Dans ce passage, Vladimir écrit un bouquin. Ce qui y est rédigé fut en fait écrit par Krado il y a bien longtemps déjà. Avant même de commencer son livre ! C'était lors d'un cours de maths où il se faisait chier (un cours de maths quoi !), en 2006. Putain, deux ans déjà !

Cet extrait n'a aucun intérêt dans l'histoire. C'est un bouche trou, où il sera d'ailleurs beaucoup question de trous ! Il en choquera certains et en amusera d'autres. Qu'on l'aime ou qu'on le déteste, Krado, par l'intermédiaire de son livre de Vladkarp, ne laisse personne indifférent ! Ainsi, vous pourrez laissez des commentaires d'insultes ou d'éloges, c'est comme vous voulez !



VI / LA RENCONTRE


A ma chatte



Vladimir ouvrit son tiroir. Au milieu des capotes (pour la plupart usagées), des bédos, des coquilles de pistache et des capsules de bouteille de bières, se trouvait un agenda. De l'année scolaire 2003-2004. La première année de seconde de Vladkarp. Il était vierge. L'agenda.

Il l'avait rangé ici le jour même où son père l'avait acheté. Pour ne plus jamais le toucher en 2 ans et demi.
Néanmoins, depuis dix jours, il s'en servait pour écrire son livre. Un livre intitulé « 13 plaisirs de la vie quotidienne ». (68)
Il avait déjà terminé les deux premiers chapitres. « Le plaisir de se gratter » et « Le plaisir de niquer ».

Vladimir pris le tas de préservatifs et le balança dans sa poubelle. L'un d'eux resta collé à son doigt. Un long jet de foutre reliait la capote à son index. Vladkarp l'enleva avec son autre main. Puis, il sentit son index droit.
- « Rebecca ! Ca sent le rond de Rebecca ! »

Le foutre qui était collé à son doigt avait gardé l'odeur du rectum de la fille qui s'était fait sodomisé. Telle la petite madeleine de Proust, ce sperme odorant rappela un souvenir, un très bon souvenir, à Vladkarp.

C'était en juin 2004. Vladimir avait 15 ans. Un soir, lors d'une soirée chez un ami, il rencontra Rebecca, sublimissime italienne de 19 ans. Elle venait de passer une année en Erasmus et n'avait plus qu'une semaine à vivre en France. Elle était vierge et n'avait jamais touché un homme. Elle était très timide. Coincée.

Après sa rencontre et sa première nuit torride avec Vladimir elle était devenue nymphomane. A son retour en Italie, elle devint une actrice porno mondialement connue dans le monde entier. Sa capacité à branler 4 hommes en même temps et sans les mains avaient traversée les Alpes et fait le tour de la Terre.

Désormais, âgée de 22 ans, elle avait tournée dans une centaine de films tous plus érotiques et sanguinaires les uns que les autres, raflant au passage trois Oscars du Fion pour ses performances éblouissantes dans « Viens prendre un p'tit coup à la maison », « Le suceur sucé » et « La bite bossue de Notre-Dame ».

Ce soir-là, donc, Vladimir, déjà réputé pour la taille de son sexe, fut poussé, par la gent féminine, à faire un strip-tease. Intégral.
Passé le côté « raie poilue dégueulasse et pleine de merde », toute l'assemblée fut subjuguée par ce qui est désormais appelé « The Monster ». La légende était donc vraie !

Parmi les personnes présentes, Rebecca fut la moins enthousiaste. Mais étant donné qu'elle était également la plus jolie, c'est vers elle que Vladkarp se dirigea.
Cinq minutes plus tard, ils batifolaient joyeusement dans le lit des parents de l'organisateur de la soirée. Vladimir la ramona toute la nuit durant. Dans toutes les positions. Par tous les trous.
« J'l' aie tellement bourré que quand elle baille on voit le jour par l'autre côté » dira notre héros après coup !

Ces souvenirs lui donnèrent une gole du tonnerre de Dieu à Vladimir. Il se masturba S-E-P-T (oh t'as pété !) fois. Cela lui apporta l'inspiration divine.

Il décida alors de commencer le troisième chapitre de son livre, dans son bel agenda. C'était la date du 22 septembre. En dessous il y avait un encadré intitulé « Un peu de culture ». Vladkarp le lut : C'est le 22 septembre 1949 que l'Union soviétique a fait exploser sa première bombe atomique, quatre ans après la première explosion nucléaire américaine. Les Américains, persuadés de la trahison de leurs savants, font la chasse aux traîtres.

- « Aaaaah les cons ! » lâcha notre héros. Et il écrivit :


Le plaisir de chier


A n'importe qu'elle heure de la journée. Qu'il pleuve ou qu'il vente, qu'il chauffe ou qu'il brûle, en plein jour ou par nuit noire ; on prend toujours autant de plaisir à chier.
C'est tout con mais chier, c'est le pied ! Un peu comme se gratter les couilles en se levant le matin puis sentir ses ongles pour voir si « le travail a bien été fait « (cf. chapitre 1).
Et bah chier c'est pareil. En mieux encore !

Mon feu ami Eyoj Morena (69), récemment décédé d'un cancer du rectum (c'est triste de partir si jeune) avait déclaré, dans sa thèse intitulée « Et si une femme n'était qu'une cuvette de toilette douée de parole ? », avait déclaré ceci :

« Chier et baiser, c'est pareil ! Après tout, dans les deux cas, on se vide pour remplir un trou. Un rectum et une cuvette de toilette, c'est comme une bite et un clitho : l'un ne se vide que quand l'autre se remplit ! C'est le principe des vases communicants !
Ainsi, et sans mauvais jeu de mots, il en découle le même plaisir lorsque vous chier ou vous baiser. L'odeur (Dieu merci !) n'est pas la même, mais ça pue !
En fait seule la couleur est différente. Et si votre merde et votre sperme sont identiques, il faut aller consulter, c'est moi qui vous le dis !
Mais avez-vous chié en baisant ou baisé en chiant ? Vous atteignez là le 7è Ciel, c'est vraiment « Orgasmerdique » ! Je ne connais rien de mieux au monde !
Même péter dans son bain semble dérisoire à côté, c'est dire ... Après ça, on peut mourir tranquille ! »

Voilà ce qu'il pensait mon grand ami hispano-magyar. Et je suis d'accord à quasiment 100 % avec lui.
Car je connais très peu de sensations plus agréables que celle de chier (ou déféquer si vous préférez ; mais je ne suis pas là pour être poli, putain de bordel de couilles !)

Tout commence par un pet. Puis un deuxième. Une longue série de pets. Tous plus sonores, tous plus puants, tous plus foireux les uns que les autres !
Ca devient franchement dérangeant, alors vous filez tout droit dans les toilettes les plus proches. Vous vous défroquez même en marchant !
La porte s'ouvre. Home sweet home !

Après avoir soigneusement fermé la porte à clef (il n'y a rien de pire que d'être dérangé en chiant ; a part peut être se faire surprendre par sa grand-mère lorsque vous vous branlez), vous baissez tout aussi soigneusement votre caleçon. Ou boxer à carreaux. Ou string de cuir. Ou culotte en dentelle légère et enivrante. Ou slip blanc. Enfin votre sous-vêtement quoi ! Ca serait très gênant de se chier dessus, bien que certains aiment ça !



Vladimir s'arrêta un moment. Le stylo en l'air. Son regard se tourna vers la fenêtre. C'était un soir de pleine lune. Un pigeon était pourchassé par un corbeau. Ce dernier rattrapa sa proie et la mordu au cou. Le corbeau frappa l'aile de son malheureux adversaire. Qui chuta d'environ 5 mètres, battant désespérément de son aile valide pour se ressaisir. Il s'écrasa sur le sol dans un bruit sourd.

Vladimir se leva et ouvrit sa fenêtre. En bas, le corbeau s'attaquait déjà à la dépouille du pigeon. Vladkarp saisit une encyclopédie dans son étagère. « Les plus grands Mathématiciens de l'Antiquité à nos Jours ». Il faillit faire un infarctus. Il la balança du 1èr étage. Il eu une sorte de plaisir sauvage à jeter un bouquin consacré aux maths. Dans un bruit d'écrasement peu ragoûtant, le corbeau décéda. Il était 23h34.

- « Aaaaah les cons ! » lâcha à nouveau notre ami. Il se dirigea vers son bureau, s'assis et se remit à rédiger. Comme si il ne s'était pas arrêté. Comme si il ne s'était rien passé :


Asseyez-vous confortablement. Et alors, la magie opère. Le Saint Graal existe ! Dieu est parmi nous ! Jésus est de retour !
Et après, il n'y a pas de mots pour décrire ce qui se passe. Quand la merde quitte son foyer pour rejoindre un endroit plus grand où elle pourra donner libre cours à son talent.

« Un caca, c'est un peu comme un enfant. On le fabrique, on le couve, on le fait grandir. Enfin, on le lâche et il vie sa vie sans donner de nouvelles » avait noté le regretté Eyoj Morena dans son premier best seller : « Chier en société : un nouveau paradigme ? ».
Encore une fois, il avait raison. Pour moi, il est bien mieux de chier que d'avoir un enfant ! Mes paroles en choqueront plus d'un (et surtout plus d'une) mais je m'explique :

Déjà, premier avantage, c'est moins douloureux et c'est plus rapide à « mettre au monde ». C'est plus petit et, donc, moins encombrant.
Encore que, diront certains, certaines merdes sont plus dures à sortir que des gosses.
Je les approuve, mais elles sont rares. Un gosse, quant à lui, mesurera toujours 52 cm, pèsera toujours 3,5 kg, se fera attendre 9 mois, provoquera 10h de souffrance pour la maman et sera sujet à de nombreuses engueulades.
Surtout, il apportera un divorce dans les 5 ans à venir. 10 si vous avez des thunes, mais alors vraiment beaucoup !

Deuxième point, une merde ne parle pas (si c'est le cas, réduisez votre consommation d'OGM), n'écoute pas de musique de merde, ne cherche pas à sortir tous les samedi soirs passée 12 ans (faut déjà être bien taré pour garder une merde plus d'une heure), ne réclame pas d'argent, n'est pas difficile question bouffe (bien au contraire), etc...

Troisième bon point, une merde ne vous dérangera jamais en pleurant à 3h30 du mat ou pendant que vous baisez (ou même pendant que vous baisez à 3h30 du mat !!!).
De même que l'on peut faire des jeux sexuels avec un caca, avec un enfant, vous êtes tout de suite accusé de pédophilie. Et l'on dira sur votre passage : « Emile Louis (70), sors de ce corps ! »
Avec une merde, vous n'êtes que scatophile, mais, légalement parlant, vous n'êtes coupable de rien. Moralement, c'est autre chose...

Enfin un caca vous pouvez l'emmener n'importe où avec vous, faire ce que vous voulez de lui, il ne se plaindra jamais.
Et, si vous avez un p'tit creux, vous pouvez toujours en mangez un bout ! Avec un enfant, c'est différent !
Dans le fond du moins, mais pour ce qui est de la forme... Après tout, l'anthropophagie est encore de rigueur dans certaines zones du monde. Chez les bougnouls, certes, mais quand même ...

Pour conclure, deux choses à retenir :
- Chier fait partie du « Top 10 » des actions à faire dans sa vie. C'est indispensable. Vital.
- Un caca, c'est mieux qu'un enfant. Imaginez le gag du « caca en feu dans du journal sur le paillasson » avec un môme à la place de la merde. Cela serait illégal.
Quoique bien marrant quand même...

Maintenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire...



Vladimir posa son « Pilot » © et relu son texte. Satisfait de lui, il se dit qu'il pouvait continuer sur sa lancée. Notre jeune héros commença donc le 4è chapitre : « Le plaisir de mal manger ». Trois quarts d'heure plus tard, après avoir fini, il partit se coucher
Non sans avoir coulé un bronze.


(68) : 13, car c'est un chiffre mystérieux. Qui, pour les superstitieux (et pour le plus grand bonheur de la « Française des Jeux »), porte bonheur ou malheur Et c'est, attention scoop, également la date de naissance de Vladimir Karpounyouv !
(69) : Anagramme d'un chanteur célèbre.
(70) : Condamné dans l'affaire dite des « disparues de l'Yonne ». Il a avoué en 2000 avoir assassiné sept jeunes filles disparues dans les années 1970 mais s'est rétracté un mois plus tard. En 2004, il a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour viol et torture sur sa femme et sa fille. Il a également été condamné pour atteintes sexuelles sur mineurs en 1983 (4 ans de prison) et en 1989 (5 ans de prison).





Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a de la scatologie, de la misogynie, du racisme, de la violence et du cul. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !

# Posté le samedi 26 avril 2008 16:10

Modifié le samedi 28 février 2009 07:01

The Fat Pink Hairy Cocks * J'ai une grosse envie d'chier

Le cycle "scatologique" se poursuit et se termine par la même occasion avec cette petite chanson, dont le titre, "J'ai une grosse envie d' chier" (sur l'air de ''C'est Chaud'', des Magic System) vous indique la voie à suivre ! Ecrite le 16 avril 2007, sous le nom des "Fat Pink Hairy Cocks", elle connut un succès retentissant dès sa sortie.

Les paroles sont d'une grande poésie, symbole de la sensibilité à fleur de peau de l'auteur. En ce mois de mai qui est synonyme de beauté, de tendresse, de pureté, d'amour et de romantisme, ce tube à toute sa place. Jugez plutôt:


J'AI UNE GROSSE ENVIE D'CHIER
*
THE FAT PINK HAIRY COCKS


J'ai une grosse envie d' chier
Ca pue, ça pousse
J'ai une grosse envie d' chier
Ca pue, ça pousse

Ce matin j'me suis levé
Et j'ai senti la merde poussée
Alors je me suis pressé
De descendre les escaliers.
Mais les chiottes étaient occupées,
Putain quel merdier !
Où est-ce que j'allais bien pouvoir chier ?

J'ai une grosse envie d' chier
Ca pue, ça pousse
J'ai une grosse envie d' chier
Ca pue, ça pousse

Et alors j'ai pensé
Aller chez mon pépé.
J'ai couru dans l'allée
Pour me grouiller d'aller chier.
Mais il était trop occupé
En train de se branler !
Où est-ce que j'allais bien pouvoir chier ?

J'ai une grosse envie d' chier
Ca pue, ça pousse
J'ai une grosse envie d' chier
Ca pue, ça pousse

J'ai donc décidé d'aller
Dans mon jardin déféquer.
Mais un mec était là,
Un connard de jardinier
J'lui ai dit de dégager,
Il m'a dit d'aller m'faire enculer !
Où est-ce que j'allais bien pouvoir chier ?

J'ai une grosse envie d' chier
Envie de chier, envie de chier
J'ai une grosse envie d' chier


Cet homme vous énerve avec son talent fou, son insolence, ses histoires et ses chansons qui parlent toujours de cul et de merde ? Vous n'avez encore rien vu ! C'est nul et on a envie de tuer le mec qu'a inventé ça:


The Fat Pink Hairy Cocks * J'ai une grosse envie d'chier

# Posté le jeudi 01 mai 2008 08:11

Modifié le mardi 27 octobre 2009 08:40

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 17)

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 17)
La photo ci-contre est la représentation de Solenn. Merci à Arantza pour le dessin.


Ce passage est un passage clef du livre. Et ce n'est pas des conneries pour une fois ! En fait, il n'y a pas beaucoup de conneries de dites dans cet extrait. Le 2ème de ce 6ème chapitre.
C'est un passage « romantique » (le romantisme, chez Krado, n'est pas le même que chez Lamartine, vous allez le découvrir par vous-même).

Mais cet extrait (écrit, comme l'ensemble de ce chapitre, en août 2007) est assez extraordinaire (et je pèse mes mots) car Vladimir y rencontre une jolie fille qu'il n'a même pas envie de baiser ! Vous allez voir c'est étrange et, dans ce livre, ça fait bizarre un peu de « romantisme ». Il faut dire que sans l'insistance de nombreux fans féminins, cet extrait n'aurait pas eu lieu !

Néanmoins, quand vous lirez la suite du bouquin, vous verrez que cet extrait à entièrement sa place ici. Bon, c'est confus tout ça n'est-ce pas ?
Lisez-le, appréciez-le, relisez-le, commentez-le... Un Krado romantique, c'est pas tous les jours que ça arrive !


A vous, chers lecteurs



Vladimir s'emmerdait ferme. Il était seul chez lui, ses amis étant tous les trois à un repas familial.
- « Putain de merde, comme par hasard ces trois fions sont pas là alors qu'il pleut et que je me fais chier comme un rat crevé ! »

Pour passer le temps, il alluma la télé pendant son petit déjeuner. Il tomba sur une émission intitulé « SS : Secrets de Stars ».
La présentatrice était une jeune bonasse blonde aux seins énormes et refaits (73).
« Passons aux deux derniers secrets du jour. Il concerne le mythique groupe de rock irlandais, U2 ! »

- « Mythique groupe de merde oui » lança Vladimir. Mais il resta regardé tout en bouffant ses céréales sans lait ajouté.

On vit alors sur l'écran une photo de Bono et une voix nasillarde posa la question suivante :
« Savez vous pourquoi Paul Hewson a choisi Bono comme nom d'artiste ? »
- « Parce qu'il est aller en vacances au Bono et que ça lui a plut » se marra Vladimir, content de sa connerie mais regrettant que personne ne l'ai entendu.
La voix nasillarde repris la parole, alors qu'à l'écran on voyait le groupe chantant « With or Without You » en concert :
- « En 1975 la famille Hewson est allée en vacances au Bono, petite commune de 2000 habitants dans le Morbihan. Enchanté par les paysages magnifiques, le pont et les prostituées de la ville, Paul s'en souviendra un an plus tard lors de la formation du groupe. Il décida de s'appeler Bono, en hommage aux merveilleuses vacances passées là bas. »
- « Qu'est-ce que c'est que ces conneries ? » se dit Vladimir, littéralement sur le cul.

La voix nasillarde repris : « Savez vous quel évènement a inspiré le titre « Sunday Bloody Sunday » à U2 ? »
- « Qu'est-ce qu'ils vont encore sortir comme connerie ? »
« Un dimanche d'août 1982, Bono, alors qu'il courait nu sur une plage normande, s'est pété la gueule en glissant sur une algue. Il s'est ouvert le genou et s'est mis à saigner. Cela lui a donc inspiré ce titre mythique. »
Sur l'écran, Bono, en gros plan, entonnait le refrain. Vladimir, atterré, préféra zapper.

Il fit le tour des chaînes et s'arrêta sur Info Télé C'était Melissa Muru, jeune et jolie présentatrice, qui présentait. Il resta regardé.
Plus pour le physique de la journaliste que pour ce qu'elle disait.
- « J'aimerai bien lui remplir la bouche avec mon gros jet ! On ne parle pas la bouche pleine mademoiselle Muru ! »

Vladimir partit dans un délire dans lequel il s'imaginait faire irruption, en string transparent, sur le plateau télé, avant de fourrer la journaliste en direct. Provoquant ainsi un pic d'audience aussi énorme que le pic de son phallus !

Quand il remarqua qu'il se roulait nu dans un bain de sperme, notre héros revint à la réalité. Il se leva et alla s'essuyer dans la salle de bains.

De retour dans le salon, il se rassit dans le canapé pour finir de manger ses céréales. Il changea de chaîne. Il tomba sur une émission de variétés, dont le présentateur était un homosexuel raciste, Pascal Versan.
Un crooner en smoking bleu, qui avait la même moustache et la même voix que Jean Ferrat, chantait un titre dont les paroles interpellèrent Vladimir :


J'aimerais lécher ta fente
Qui a un doux parfum de fiente
Oh oui j'aimerai la lécher
A un point tel que je vais bander

Si seulement je le pouvais
Alors sois sur je le ferai
Car ce qui attire les foules
C'est ta belle petite moule

Elle est si belle, elle est si douce
Elle ressemble à de la mousse
Oh oui j'aimerai la lécher
Je suis sur qu'elle est sucrée

J'aimeraiiiiiiiiiiiiiiiiiiii
Lécher ta
Fennnnnnnnnnnnnnte


Sous les hourras de la foule, le chanteur remercia son public. Le présentateur se dirigea vers lui.
- « C'était Michael Miguel ! Applaudissements s'il vous plait ! »
La salle exulta. Le crooner était aux anges.

- « Pour les fans, et ils sont nombreux, sachez que l'album de Michael Miguel est disponible dans les bacs depuis lundi dernier. C'est votre 7è album Michael ? »
- « Tout à fait et je pense que c'est le plus abouti de tous. En tout les cas celui sur lequel je me suis le plus investi ! »
- « Cet album s'intitule donc « J'aimerai » et on retrouve de très grands tubes dessus. On peut même dire que les 11 titres de l'album sont des tubes. »
- « Disons qu'ils ont rencontré beaucoup de succès en l'espace d'une semaine et notamment ce single « J'aimerai lécher ta fente », qui est une sorte de chef d'½uvre ! »
- « En effet. On retrouve également sur cet album « J'aimerai gratter ton cul », « J'aimerai sucer ton père », « J'aimerai promener ton chien », « J'aimerai violer ta s½ur » ou encore le déjà cultissime « J'aimerai curer ton nez », qui a fait un tabac lors de votre live à Dijon ! »
- « Oui car j'y parle de moutarde ! »
- « Ahahah. Merci beaucoup d'être venu Michael...
- « Merci à vous ! »
- « ... revenez quand vous voulez, vous êtes ici chez vous ! »
- « Merci, au revoir ! »
- « Salut Michael ! »

L'assemblée applaudit une dernière fois le chanteur, qui salua une ultime fois la foule avant de rejoindre les coulisses au pas de course. Pour y sniffer un rail de coke.
Le présentateur, petit blond à la coupe de cheveux ridicule, reprit la parole :
-« J'accueille maintenant « Le Gang des Biscottes » ! »
Se disant qu'il valait mieux ne pas voir ça, Vladimir changea de chaîne.

Alors qu'il scotchait devant une partie d'échecs opposant un chien à un cheval, notre héros entendit un bruit qui venait de l'étage. De l'eau qui coulait. La salle de bains !

Vladimir éteignit la télé et monta les escaliers en silence. Marchant sur la pointe des pieds pour ne pas faire grincer les vieilles marches pourries, il atteignit la 12è marche. La marche manquante. Cet énorme trou avait été causé par la chute de l'enclume dont Vladimir s'était également servi pour tuer (involontairement) son chat. Et jamais elle n'avait été remplacée.

Ainsi, comme les toilettes étaient situées sous l'escalier, quand quelqu'un urinait ou déféquait, on pouvait l'observer par ce trou. Aucun intérêt, à moins d'être scato, mais amusant tout de même.

Vladimir l'enjamba aisément et continua son ascension silencieuse. Il arriva enfin à la 21è marche, qui donnait sur le palier. La porte de la salle de bains était en face de lui. Il entendait des clapotis en venir. Il s'avança lentement.

Notre ami saisit la poignée et l'actionna. Il marqua un temps d'arrêt.
- « Et si y'avait un alien derrière ! »
Il frissonna. Puis il prit « sa bite et son couteau » (74) et entra dans la pièce éclairée par un rai de lumière qui provenait de la fenêtre ouverte.

Vladkarp fut ébloui par le soleil qui était quasiment à son zénith. Il détourna le regard vers la gauche. Vers la baignoire. Il fut ébloui une seconde fois. Dans l'eau, se trouvait la plus belle femme qu'il aie jamais vue.

Les yeux noirs, le teint mat, mince et élancée. Vladimir voyait le haut de sa généreuse poitrine. Ses cheveux bruns lui tombaient en cascade sur les épaules. Elle avait un sourire magnifique.
Pour la première fois de sa vie, subjugué par tant de charme et de beauté, l'étalon russe ne sut pas quoi dire à une femme. Qui plus est nue et dans sa baignoire.

Il resta, raide comme une trique, à la contempler, avant qu'elle ne brise la glace :
- « C'et votre maison ? »
Habituellement il aurait répondu : « Non non, c'est celle de mes voisins mais j'adore prendre des bains chez des gens que je connais pas. » Puis il aurait rit, et elle avec lui. Jusqu'à ce qu'il se défroque et lui montre son fabuleux pénis. Et tout cela se serait fini par une bonne sodomie aquatique.

(Ses mains fines et gracieuses)

Mais là, il rougit. Sa raie poilue sua et mouilla son caleçon (ce fut une sensation très désagréable). Il balbutia :
- « Euh... oui c'est... c'est ma maison. »
Nullement gênée, bien qu'elle se trouvait à poil dans la maison d'un inconnu, elle reprit :
- « Je suis désolé de vous importuner. Mais je viens tout juste d'arriver dans votre ville. J'ai vu une fenêtre ouverte et je suis montée avec l'aide du pommier... »
« Elle doit être souple », pensa Vladimir.
- « ... et j'ai eu envie de prendre un bain. Vous ne m'en voulez pas j'espère ? »

(Ses longs cheveux mouillés)

D'habitude, il aurait répondu : « Si, ça me dérange. Une bonne pipe et je passe l'éponge, ok ? » sur le ton de la blague. Mais la jeune femme aurait été trop heureuse de glisser un tel calibre dans sa bouche et aurait acceptée.
Mais là, il dit simplement :
- « Non ... Ca ne me dérange pas. » Non sans suer de tous ses pores.

(Ses yeux noirs comme les ténèbres)

La jeune femme reprit :
- « Merci beaucoup, vous êtes bien aimable. Mais je ne vais pas vous déranger plus longtemps. »
Au lieu de dire « Ce qui me dérangerait, c'est que vous partiez sans que je puisse vous baiser. », il répondit simplement :
- « Vous ne me dérangez pas... ("trouve un truc classe")... Vous êtes ici chez vous ! »

La belle inconnue sourit et répondit :
- « Vous êtes vraiment serviable. Oh en fait, je m'appelle Solenn et vous ? »
- « Moi c'est... »

- « Vercingétorix car je suis le roi de la Gaule ! »
- « Vraiment ! Faites moi voir ça ! »
- « La voilà, en chair et en sperme ! »
Elle sortit de son bain, plus belle que jamais.
- « Wahou j'en ai jamais vu d'aussi grosse. Je peux la toucher ? »
- « Bien sûr bébé ! Et tu peux faire plein d'autres trucs encore... »
Ce qu'elle fit sans se faire prier.

- « Vous c'est ? » redemanda-t-elle en s'amusant de le voir la bouche ouverte et les yeux dans le vague.
Il sortit de sa rêverie et sa gole tomba aussi sec.
- « Vladimir Karpounyouv... Vladkarp pour les intimes ! »
Il rougissait de la tête à la bite, plus honteux que jamais.
Elle sourit à nouveau et repris :
- « Enchantée Vladimir »
- « ... ("trouve un truc classe") Mais tout le plaisir est pour moi. »

Notre héros tenta de sourire, ne parvint qu'à faire une grimace le faisant ressembler à un fion de nonagénaire et préféra s'abstenir.
- « Maintenant, sans vouloir abuser de votre générosité, pourriez vous quitter les lieux s'il vous plaît ? Je vais sortir du bain. »
Vladimir l'imagina nue, se mit à transpirer avec une violence extrême et lui tendit un peignoir jaune canari accroché au porte-manteau fixé sur la porte.
- « Merci bien ! »

(Son sourire envoûtant)

Vladkarp aurait habituellement insisté pour rester. Il lui aurait lui-même enfiler son peignoir jaune canari avant de l'enfiler tout court.
Il sortit et s'assis contre la porte, ne cherchant même pas à l'espionner par la serrure.
« Mais qu'est-ce qui m'arrive ? C'est la première fois de ma vie qu'une fille me fait cet effet là ! »

C'est bien simple, il n'avait pas envie de la baiser, il voulait faire plus ample connaissance. Pour la première fois de sa vie, il ne ressentait pas un plaisir bestial à parler à une fille en se disant que 10 minutes plus tard, elle ne pourrait plus parler pour cause de surplus de sperme dans la gorge. Il avait juste très mal au ventre.
« Pourtant j'ai pas envie de chier. Au contraire, on dirait qu'une force externe pousse la merde vers ma bouche. »
L'image le fit sourire.

Vladimir entendit le cliquetis du verrou derrière lui. Il se leva en trombe et dit en balbutiant :
- « Alors, tout... Tout va pour... le mieux ?
- « Oui merci et vous ? »
- « Bien ».
Il rougit encore une fois. La jeune fille sourit pour la énième fois. Il se sentit « tout chose ».

(Ses dents blanches et nettes)

- « Bon et bien, je ne vais pas abuser plus longtemps de votre hospitalité. Je vais y'aller. »
- « Tu ne veux pas... un café ou quelconque boisson chaude... »
S'apercevant de sa bévue il rougit et dit précipitamment :
- « Thé, chocolat, lait ... ? »
- « Non ça ira, merci beaucoup ! »
Solenn sourit à nouveau. Ils descendirent les escaliers. Lui derrière elle.

(Ses hanches sculpturales)

Elle s'avança dans le couloir et se retourna :
- « Eh bien, aurevoir Vladimir »
Il la regarda avec une infinie tristesse. Il avait envie de lui dire toute sorte de chose.
- « Oui, aurevoir ! » lui répondit-il simplement pendant qu'elle ouvrait la porte.
Dans un ultime sourire, elle lâcha :
- « Encore merci, à la prochaine. »
La porte se referma. Son c½ur se brisa.

Vladimir s'appuya contre le mur et se laissa glisser en soufflant.
Mais que lui arrivait-il donc ?



(73) : A : Appréciable, B : Bien, C : Canon, D : Dément, E : Enorme, F : Faux. Si la personne qui a crée cela (je l'ai vu sur Internet) se reconnaît, qu'il fasse signe.
(74) : Petit clin d'½il à quelqu'un. Il se reconnaîtra.





Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a des références sexuelles et de grosses conneries d'avancées. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !

# Posté le jeudi 01 mai 2008 09:08

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 15:05

Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 18)

 Le Fabuleux Destin de Vladimir Karpounyouv (Extrait 18)
La photo ci-contre est une ½uvre de Jeff Koons intitulé "Tulipes". Imaginez le pied pour les nymphomanes des grandes tiges comme ça !

Le voili le voilou cet extrait qui clôt ce 6è chapitre ! Il porte le numéro 18 et il nous arrive tout droit de Saint-Testicule-sur-Gland, là où vit notre cher Krado adoré. Pour l'anecdote, cet extrait fut écrit en trois quarts d'heure de temps, un dimanche d'août en début de soirée (ou fin de journée). Et ça se voit...

Dans ce passage, l'on entend reparler avec plaisir de Maria Nusse, des Fat Pink Hairy Cocks, de Michael Chainsaw, pendant que nos quatre amis font des choses d'une immoralité scandaleuse. Evidemment, on y parle aussi de Solenn. Puisque ce chapitre est un peu le sien.

Aux dernières nouvelles nous provenant de Cuba (où l'on ne chie pas haut pour la petite blague) et plus précisément de Guantanamo, 9 souris mutantes de l'espace sont parvenues à s'évader. Malheureusement, elles se sont noyées dans la baie de Guantanamo. Mais il en reste encore une cinquantaine entre les murs...


A ma bite


Ils étaient tous les 4 assis dans l'herbe fraîche, à regarder les nuages dans le ciel bleu. Pour un mois de novembre, le temps était superbe ! Confortablement installés sur leurs manteaux pour ne pas avoir le cul trempé (rosée du matin oblige), ils ne parlaient pas ou peu. Ils étaient ensemble et c'était tout ce qui importait.

Cela faisait longtemps qu'ils n'étaient plus venus tous ensemble à ce que tout le monde appelle le « Pré Vert ». Le jeu de mots est facile. Et surtout nul ! (77)

C'était un grand pré qui n'appartenait à personne. Et donc à tout le monde.
Certains y venaient pique-niquer, d'autres simplement niquer. Certains y venaient fumer ou boire. Ou les deux. D'autres simplement se promener. Ou encore chasser.
Quoi qu'il en soit chacun y avait ses habitudes et quand on parlait du « Pré Vert », tout le monde savait ce dont on à quoi on faisait allusion.

Soudain, alors que tout était calme, Brian se redressa brusquement :
- « Oh, au fait, je vous ai pas dit ce qui est arrivé à Michael ? »
- « Non ! Quoi ? » demanda Jacky.
- « Il a fugué de chez lui car les flics le recherche ! » répondit-il d'un air grave.
- « Pourquoi donc est-ce ? » le questionna Vladimir.
- « Vous vous souvenez qu'il a tué un mec pendant le match... »
Ses amis acquiescèrent.
- « ... Eh bah, le directeur du FC de Gaulle a porté plainte ! »
- « Le fils de pute ! » glissa Vladimir entre ses dents.
- « Les flics ont fait une descente chez lui vendredi soir. » Il sourit.
- « Et qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Johnny, avide de savoir.
- « Il en a bouffé un et en a défenestré un deuxième. Les trois autres flics qui étaient là n'ont pas osez l'approcher après. Résultat : il s'est barré avec la voiture de son père ! »
- « Et il a eu raison ! » lancèrent Vladimir et Jacky en même temps.
- « Il en a bouffé un ! » souffla Johnny. Cela le trouait le cul.
- « Eh oué ! » répondit simplement Brian en souriant.
Les quatre camarades rièrent et se remirent à sommeiller.

Quelques minutes plus tard, ce fut au tour de Jacky de se relever.
- « Hé les poteaux, c'est quand qu'on remonte le groupe ? »
- « Quand on pourra récupérer nos instruments ! » répondit Vladimir.
- « Le 21 juin donc ! Ah les PD ! » ricana Jacky.
- « J'avoue que moi aussi j'ai hâte de refaire des scènes. Ca me manque » poursuivit Brian.
- « Ah moi aussi ! » lança Johnny.
- « Vous inquiétez pas ! Les Fat Pink Hairy Cocks reviendront, plus forts et plus puissants que jamais ! » reprit Vladimir.
- « On fera un carton à la fête du lycée ! » souri Jacky.
- « Oué, nos 13 titres sont géniaux ! Mais il faudra en récrire d'autres ! » fit remarquer Johnny.
- « T'en fais pas, on a plein de trucs à dire et c'est pas l'imagination qui nous manque ! »
- « Fa f'est fur » conclut Vladkarp.
Et ils se rallongèrent sur le sol.

Vladimir était pensif. Comme tous les jours depuis qu'il avait rencontré Solenn. 15 jours déjà, et il ne l'avait pas revu depuis. Il n'en avait toujours pas parlé à ses amis. Ceux-ci l'avaient trouvé « bizarre » et « changé » mais il était resté muet.
Il trouva que c'était le bon moment de leur en parler :

- « Hé les mecs ! »
- « Oué ? » répondit Brian, allongé sur le dos, un brin d'herbe entre les dents.
- « Vous m'avez dit que j'avais changé depuis quelques temps et... »
Johnny l'interrompit :
- « On va enfin en connaître les raisons ? »
- « ... Oui ! »
Ses trois amis le fixèrent. Il les regarda.
- « Alors, tu vas la cracher ta Valda ! » s'emporta Jacky.
- « Oué mes couilles ! En fait y'a 15 jours, j'ai rencontré une fille et... »
Ils l'interrompirent.
- « Tu l'as engrossé ? »
- « Elle avait le SIDA ? »
- « Ton sgeg surdimensionné n'a pas pu rentrer ? »
Vladimir ria.
- « Non, c'est rien de tout ça ! »
Ses amis le regardèrent avec des yeux ronds.
- « En fait, c'est une fille magnifique ! Et quand je l'ai vu, nue dans ma baignoire, j'ai pas su quoi dire ! »
- « Tu veux dire que t'avais une meuf à poil chez toi et que t'as rien fait ? » demanda Jacky, n'osant pas y croire.
- « C'est exactement ça ! »
Jacky était atterré, Brian se laissa tomber sur le dos et Johnny le regarda comme si c'était la première fois qu'il le voyait.

- « Comment tu t'appelles ? »
- « Quoi ? »
- « Comment tu t'appelles ? » redemanda Johnny. « Je veux savoir si c'est vraiment toi ! »
Vladimir sourit et répondit :
- « Vladimir Igor Karpounyouv »
- « Combien mesure ton pénis en érection ? » demanda Jacky.
- « 24,9 centimètres ! (78) Mais oui c'est bien moi les mecs ! ». Il était agacé.
- « Ca me troue le fion ton histoire ! Et comment ça se fait que cette fille était à poil dans ta baignoire ? » questionna Brian.
Il leur raconta tout de A à Z.

- « Pourquoi tu l'as pas violer ? » lui demanda Johnny dès qu'il eu terminer.
Ils éclatèrent de rire.
- « Non mais j'suis sérieux » reprit Johnny, ironiquement.
- « Je pense que c'est parce que t'as vu Michael Miguel à la télé juste avant. Ca a dû te troubler ! » dit Brian.
Ils rièrent à nouveau.
- « T'en fais pas mon vieux, la prochaine fois que tu la verras, elle prendra cher ! » glissa Jacky.
- « Oué, elle viendra au bahut en fauteuil car elle pourra plus marcher ! » renchérit Brian.
Vladimir ria :
- « Vous avez sans doute raison ! »
- « Evidemment qu'on a raison ! » lança Jacky.
Et ils se recouchèrent.

Puis, ce fut au tour de Johnny d'interrompre leur repos :
- « Hé, dis moi, comment ça se passe avec Maria Nusse ? »
- « Bah, comme d'hab ! Quand on se voit on baise ! » répondit Vladimir en soupirant.
- « Oué mais elle, elle voulait sortir avec toi ! »
- « Oué... mais pas moi... » répliqua simplement Vladimir.
- « Pourquoi en fait ? » lui demanda Brian.
- « Parce que cette fille, pour moi, c'est un « vide couilles ». Rien que ça ! »
- « OK ! Comme ça c'est clair. » glissa Brian en souriant.
- « Ah non... c'est Maria ! » ajouta Jacky.
Ils rièrent... puis se turent. Ils entendaient des gens qui parlaient non loin d'eux.

Brian se leva :
- « Bande d'enculés à trois heures. »
Ses trois amis se mirent debout à leur tour pour regarder. Quatre racailles à moustache se dirigeaient vers le pré.
- « On va monter dans le saule, là-bas ! » indiqua Vladimir.
Ils s'exécutèrent en deux temps, trois mouvements.

Malheureusement pour nos amis, les nouveaux venus prirent également la direction du saule.
- « Hé merde, font chier putain ! » ne pu s'empêcher de gueuler Johnny.
- « Oh oh ! On va rire ! » lâcha Brian.
- « Tu trouves ça drôle toi ? Etre bloqué dans cet arbre avec des racailles en bas ! » hurla Vladimir.
- « Tagueule et admire ! » lui lança Brian en clignant de l'½il.
Ses trois amis, avides de savoir, l'observèrent. Ils furent surpris de le voir baisser son pantalon puis son caleçon. Puis, en comprenant ce qu'il s'apprêtait à faire, ils rirent. Non sans enfoncer leur poing dans la bouche pour ne pas faire trop de bruit.

Brian força en hurlant :
- « TIMBEEEEEEER ! » (79)
La merde tomba.

Une des racailles, nommé Willy Tote, qui dormait en bas de l'arbre se la reçut en pleine bouche (quelle idée de dormir la bouche ouverte ?). Il se releva et vomis sur un de ses potes. Les deux autres se levèrent, dégoûtés.
- « Qu'est-ce qui se passe, putain ! » gueula un certain Jean Michmuche. Il portait un survêtement et une casquette Lacoste
- « Ca venait de la haut » indiqua un dénommé Bertrand Pauline, vêtu d'un survêtement et d'une casquette Lacoste.
Et là, deux sboubs, appartenant à Vladimir et Johnny, sortirent d'entre les feuilles et se mirent à pisser sur les deux jeunes hommes.

Les habits détrempés, ils insultèrent leurs ennemis invisibles :
- « Yo, z'y va, va te faire enculer, Baltringue pute !
- « On va baiser vos reums, fils de pute ! Et vos darons pareils ! »
Willy Tote, resplendissant dans son survêtement Lacoste, ajouta en pointant sa casquette Lacoste vers la cime :
- « Ouech mecs, ça va pas se sépa comme ça ! Celui qui empiète sur mes bandes-plates, je le tue ! »
- « Carrément, z'y va ! Si on revoie ta nettegouzi on te la fait fébou, bâtard ! » ajouta le dernier larron de la bande, Emilien Emilion, dont le survêtement et la casquette Lacoste lui allaient comme un gant (sauf que c'étaient un survêtement et une casquette).

Dans l'arbre, les quatre amis étaient morts de rire, se tenant aux branches pour ne pas tomber. Alors que Brian se torchait dans les feuilles, Jacky baissa à son tour son pantalon.
- « Pour une fois qu'un liquide va sortir de mon cul et non rentrer ! » lança t-il en rigolant.
Ses amis, les larmes aux yeux tellement ils riaient, l'admirèrent dans son « bombardement ».
Dans un bruit foireux et dégoulinant, Jacky lâcha sa terrible chiasse meurtrière :
- « NOOOOOOOOOON ! » agonisèrent les racailles, noyés dans la merde et le foutre.

Leurs beaux habits blancs devenus marrons, ils tentèrent d'escalader l'arbre.
Brian, bien décidé à se vider par tous les orifices, urina sur ses adversaires, freinés, mais pas résignés.
Remarquant qu'il avait un peu de merde sur le doigt, il le lécha, sous les rires de ses amis. Cela le fit tout de suite vomir sur les racailles.

Mis K.O par ce dernier assaut, la bande à Willy Tote décida de fuir courageusement.
- « On vous retrouvera, baltringues putes ! »
Poussant des cris de triomphe, nos quatre héros scatos, partirent dans un nouveau fou rire.


(77): Pour ceux qui n'auraient pas compris, Jacques Prévert (1900-1977) était un poète et scénariste français.
(78) : Belle bête, hein ?
(79) : Mot que les bûcherons emploient pour prévenir qu'un arbre tombe.



Note de l'auteur: Dans cet extrait, il y a de la scatologie (beacoup) et une critique acerbe des racailles. Tout cela a évidemment pour but premier de faire rire et ne doit pas être pris au sérieux. Merci.


CET EXTRAIT VOUS A ETE OFFERT PAR SLIPOX ! SLIPOX, LE SLIP QUI RESPIRE !

# Posté le mardi 06 mai 2008 14:42

Modifié le dimanche 25 octobre 2009 15:06

La Chronique du Philosophe du 11/05/2008

"Une joie partagée est une double joie, un chagrin partagé est un demi-chagrin. " (Jacques Deval)

Krado n'est pas qu'un écrivain pétri de talent et bourré d'imagination (et d'alcool quand ça lui prend)*. C'est en effet aussi un poète et un philosophe.
LE philosophe du XXIè siècle, c'est lui !.

Pour vous, en exclusivité sur ce blog qui lui est dédié, il lâchera, chaque mois, un billet sur les 3 évènements qui l'ont le plus marqué. Et quelle meilleure date que le dimache 11 mai 2008 pour reprendre ? (ne chercher pas à comprendre car il n'y a rien a comprendre).

* L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, il faut en consommer avec modération. A la place, buvez plutôt du foutre !


1) EN 2008 :

En 2008, les Jeux Olympiques, symbole de paix, se dérouleront à Pékin, en Chine, pays dirigé par un régime communiste se réclamant du marxisme-léninisme, où la peine de mort fait le plus de victimes chaque année (2/3 des condamnations dans le monde selon Amnesty International). En 2008, Ingrid Betancourt est, avec d'autres personnes, otages des FARC (Forces Armées Révolutionnaires de Colombie) depuis 6 ans, et rien n'a été encore fait pour la libérer.

En 2008, le SIDA (Syndrome d'ImmunoDéficiences Acquises) tue plus de 2 millions de personnes dans le monde et en contamine 2,5 millions de plus. En 2008, près de 20 000 enfants dans le monde meurent par jour de maladies liées à la faim et à la malnutrition. En 2008, les maladies liées à l'eau tuent plus de 5 millions de gens par an, la plus grave étant le paludisme, qui tue chaque année 1.5 à 2.7 millions de personnes, dont 1 million d'enfants de moins de 5 ans.

En 2008, on apprend qu'un homme a séquestré sa fille pendant 24 ans dans une cave aménagée à cet effet depuis longtemps, la violant et lui faisant 7 enfants, dont 1 est mort-né, faute de soin, et que personne, pas même la femme d'une tortionnaire, n'était au courant.
En 2008, on commémore les 63 ans de la fermeture des camps de concentration nazis, où environ 10 millions de personnes (dont 6 millions de juifs mais aussi des tziganes, des handicapés, des homosexuels,...) ont péris et un certain Jean-Marie Le Pen déclare que ce n'est « qu'un détail de l'Histoire ».

En 2008, la guerre Israélo-Palestinienne, débutée il y a 60 ans, a encore fait, en quatre mois, plus de 100 victimes (100 000 depuis le début). En 2008, des centaines de guerres civiles font des milliers de victimes, le plus souvent des civils, dans le monde. En 2008, de nombreux enfants, pour la plupart en Afrique, font parties de ces « armées ».

(petit bug qui montre à quel point la vie est pourrie en 2008)

En 2008,
la température de la Terre augmente, comme c'est le cas depuis un quart de siècle, et devrait augmenter d'environ 3° durant le XXIè siècle. En 2008, les glaciers ne cessent de diminuer, les neiges dites « éternelles » de certaines montagnes disparaissent. En 2008, le niveau des océans augmente de plus en plus, engendrant la disparition de certains archipels, et donc de ses habitants dans les années à venir.

En 2008, la Birmanie est frappée par le cyclone Nargis faisant 100 000 morts, 1 million de sinistrés et provoquant l'apparition d'épidémies mais l'aide humanitaire est compliquée par les mesures administratives imposée par la junte militaire au pouvoir : aucune ONG n'a pu pénétrer sur le territoire. En 2008, Nicolas Sarkozy est le président de la France pour, au moins, encore 4 ans. En 2008,...


2) IL Y A 40 ANS :

En France, Le 22 mars, en France, c'est le début des agitations dans les universités suite à un incident dans la faculté de Nanterre. Le 3 mai, face aux mouvements de contestation, l'université de Nanterre est fermée. C'est le début de la crise étudiante de « Mai 68 ». Une semaine plus tard, le 10 mai, nuit d'émeutes au Quartier Latin à Paris, où 60 barricades se dressent.
Le 13 mai, a lieu une grève générale partout en France. 15 jours plus tard, le 27 mai, signature des accords de Grenelle entre le gouvernement et les syndicats.

Aux Etats-Unis, le 4 avril, le pasteur noir américain Martin Luther King est assassiné à Memphis (Tennessee). C'est le leader de la communauté noire qui souhaite l'égalité entre les races. En 1957, il fonde la « Southern Christian Leadership Conference », officialisant ainsi son combat par l'action et la non violence. Ainsi les "marches", boycotts et autres discours de motivation et de recommandations se multiplient. Le 28 août 1963, il énonce son célèbre discours ponctué de "I have a dream" à Washington, devant 200 000 Noirs. Le 14 octobre 1964, il reçoit le prix Nobel de la Paix.
Le lendemain, 5 avril, des émeutes éclatent un peu partout dans le pays.

Le 23 avril, l'Afrique du Sud, en raison de sa politique d'apartheid, est exclue des Jeux Olympiques qui se tiendront à Mexico, par décision du Comité International Olympique. Ce dernier entend par cette décision marquer son opposition à la politique menée par ce pays.
Par ailleurs, la guerre du Vietnam (1959-1975) fait rage, pendant qu'un conflit au Nigeria provoque un véritable génocide au Biafra (1967-1970).

Aux Etats-Unis toujours, le 6 juin, alors qu'il vient de remporter les élections primaires de Californie lui permettant de devenir le candidat démocrate à l'élection présidentielle, le sénateur américain Robert Kennedy est assassiné, à Los Angeles, d'une balle tirée par un jeune Jordanien de 24 ans.
Ce décès survient 5 ans après celui de son frère, J.F. Kennedy, président des États-Unis, victime d'un attentat fatal a Dallas, en novembre 1963. Tous deux catholiques et démocrates, ils formaient avec Martin Luther King, assassiné en avril 1968, un triste trio de "martyrs" américains, symbole d'espoir et de démocratie.

En Tchécoslovaquie, le 20 août, les chars soviétiques entrent à Prague, afin de mettre fin au régime communiste libéral d'Alexander Dubcek. Ce dernier établit en avril 1968 des réformes libérales, qui favorisent l'admiration des jeunes. Il atténue la censure de la presse et l'ancien chef de la police secrète est arrêté. Dubcek tâche de réunir la doctrine communiste avec les libertés individuelles : cette période s'appelle " le printemps de Prague ". La force soviétique se resserre sur la Tchécoslovaquie et peu à peu la résistance s'organise, des clans se forment. Les jeunes approchent les chars, engagent la conversation avec l'équipage. Les Russes ont peur que les mesures démocratiques de Dubcek n'épuisent le communisme dans d'autres pays d'Europe de l'Est. Dubcek et cinq membres du gouvernement sont arrêtés et amenés à Moscou.

En Nouvelle Calédonie, le 24 août, à 19H30 (heure de Paris), la première bombe H française explose au-dessus du lagon de l'atoll de Fangataufa, dans le Pacifique. Mise en oeuvre à 600 mètres d'altitude au-dessus du champ de tir, la bombe H symbolise l'indépendance et la sécurité de la France. Elle donnera naissance à une bombe à hydrogène opérationnelle. De plus, ses têtes thermonucléaires remplaceront les têtes d'origine des missiles balistiques stratégiques.
Le 1er septembre, un tremblement de terre fait 11 000 morts à Téhéran, capitale de l'Iran.

Au Mexique, le 2 octobre, soit dix jours avant l'ouverture des Jeux Olympiques , une fusillade éclate sur la place des « Trois-Cultures » de Mexico, suite à une manifestation étudiante durement réprimée par l'armée mexicaine. Cette répression des autorités, appelée le massacre de Tlatelolco aura occasionnée selon les organisations des Droits de l'Homme un bilan de victimes compris entre 200 et 300 morts.

Lors de ces jeux, le 17 octobre, une controverse éclata au terme de la finale masculine du 200 mètres. Les coureurs américains Tommie Smith et John Carlos, arrivés respectivement premier et troisième de la course protestent contre la ségrégation raciale aux États-Unis en baissant la tête et en pointant, lors de l'hymne américain, leur poing ganté de noir vers le ciel, sur le podium de la remise des médailles.
Ce geste symbolique est la marque de leur soutien au mouvement politique noir-américain des Black Panthers et du Black Power (pouvoir noir aux États-Unis). Ce geste fut déclaré scandaleux par le Comité International Olympique, qui ordonna aux officiels américains de suspendre Smith et Carlos. Ces derniers seront par la suite exclus à vie des jeux Olympiques.



3) CALIFORNICATION: (VOIR PHOTO CI-DESSOUS)

Pour finir, un sujet beaucoup plus léger. Certains, en lisant le titre, ont du se dire :
- « Oh oh, il va parler d'une chanson des Red Hot Chili Peppers ! »
Et bien non, désolé de décevoir les fans du groupe californien, mais je vais ici parler de la série « Californication ».

Pour l'anecdote, sachez que les Red Hot Chili Peppers précités ont entamé une procédure judiciaire contre la chaîne Showtime, qui diffuse la série, pour avoir utilisé le nom de leur album Californication et de leur single, sortis par le groupe d'Anthony Kiedis en 1999.

Mais revenons à nos moutons. A savoir, la série ! Diffusée pour la première fois en août 2007 aux Etats-Unis, elle apparue en France en Mars 2008. Merci M6 !
Et que ce soit dans notre beau pays ou outre-Atlantique, elle rencontra un grand succès. Qui, je dois bien l'avouer, est mérité. Vous l'aurez devinez, cette série me plait. C'est d'ailleurs pour ça que je lui consacre un article...

Petit synopsis : Cette série a pour personnage principale Hank Moody (David Duchovny), écrivain quadra en panne d'inspiration, en proie à une addiction à l'alcool et au cannabis. Et surtout au sexe. De plus, il ne peut s'empêcher de dire la vérité tout le temps et à tout le monde. Tout cela rend difficile ses relations avec son entourage, notamment son ancienne compagne, Karen (Natascha McElhone) et sa fille adolescente, Becca.

La série, comme le laisse entendre son titre, se déroule en Californie, à Los Angeles plus précisément, et l'un des thèmes principaux est bel et bien la fornication. Hank, écrivain fraîchement séparé, multiplie les aventures sexuelles, et on peut donc assister à plusieurs scènes de sexe. Malgré cela, il conserve toujours comme désir secret la volonté de reconquérir son ancienne compagne, qui est sur le point d'épouser un autre homme, Bill.

Par son côté provocateur, sans langue de bois et immoral, cette série se place dans la lignée de "Malcolm" et des "Simpsons"
.
Une série qui parle beaucoup de sexe donc, Graouh ! Mêlant humour (souvent) et romantisme (parfois), Californication vaut surtout pour l'interprétation remarquable des acteurs et, surtout, des dialogues sidérants, où les répliques cultes se comptent par dizaines par épisode. Une série (interdite au moins de 12 ans) que je vous conseille à toutes et à tous donc.

Sur-ce, je vais me taper une queue... et y'a ça aussi: Trailer Californication

Si vous voulez réagir (ou simplement fixer un rancard ou m'envoyer des menaces de morts, c'est au choix !), écrivez moi : vladimirkarpounyouv@hotmail.fr.


 La Chronique du Philosophe du 11/05/2008

# Posté le dimanche 11 mai 2008 09:51

Modifié le dimanche 07 décembre 2008 08:35